‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 64 sur 304 · AMEW DEMENS PAR LE · texte numérisé non relu

AMEW DEMENS PAR LE

ang/aése : dans qiu;lqiies cantons même du Norfolk, on la préfère à la marne; il est cependant à croire que celte préférence a lieu pour des solsancienneinent marnéset où une nouvelle addition de marne est inutile, comme il s'en rencontre beaucoup dans le Norfolk, où le marnage est ancien. D'ailleurs, fréquemment ou prend l'une pour l'autre; dans les pays surtout où l'on emploie la marne pierreuse, la marne terreuse grise est employée, conmje dans le Holstein , sous le nom de glaise, ce qui peut donner lieu à d'assez graves erreurs. Cependant l'argile elle-même est fécondante lorsqu'on la met sur des terrains légers.

TifAER dit qu'on ne peut attendre une action véritablement améliorante de l'argile ou de la glaise qu'autant qu'elles ont été exposées pendant plusieurs années aux inlKieuccs de l'almosphère; telles sont les argiles qui ont servi à construire des tranchées, des murs ou des digues, surtout dans le voisinage des habitations ou des cours rustiques; la glaise se divise alors plus facilement , et se mêle mieux avec le sol. — Le même savant dit que lorsqu'on transporte du sable sur un terrain argileux, ou de la terre argileuse sur un sol léger ou calcaire, il faut, pour en opérer le mélange, labourer fi-équemment , d'abord aussi superficiellement que cela est possible, et ensuite peu-à-peu plus profondément; puis herser, passer le rouleau, et quelquefois briser les mottes avec des maillets. Toutes ces opérations, qui ne peuvent bien réussir qu'au moment où l'argile a atteint le degré de siccité pendant lequel les mottes peuvent être divisées et brisées par les instrumens, ne se font pas sans de grands frais.

M. le baron de Morooues recommande pour l'amende ment des terres sableuses, ouive le fumier gras et la marne argileuse, le limon des fossés et les décombres des bâtimeiis construits en torchis ; ces amendemens conviendraient aussi sans doute très-bien aux terres calcaires.

Pour les terres argileuses, outre l'usage des amendemens calcaires, on a obtenu dans beaucoup de cas les meilleurs résultats de l'emploi des fumiers chauds et pailleux. Le savant que nous venons de citer recounnande parliculièremeut les fumiers composés de joues, de bruyères, de fougères ou de genêts, lorsque, ayant servi de lilicres, ils ne sont qu'à demi consommés. Il en sera question dans le chap. des Engrais.

M. OscAu Leclerc-Tuouin nous a fait part de plusieurs faits inléressans relatifs au mélange des terres.

Le roc {schiste argileux) des environs de Chalonnes-sur-Loire est employé habituellement et en quantité considérable pour l'amendement des vignes. (Voir ci-dessus, /;rt^<' 27.) Ce schiste n'est pas toujours de même nature : tantôt, par sa dureté, il se rapproche un peu de la nature de l'ardoise, et prend dans le pays le nom de roc ardoisé ; alors sa décomposition est moins rapide. Dans l'Anjou, les personnes jalouses de faire de bon vin préfèrent de beaucoup l'usage du schiste argileuxà celui du fumier. — T.e schiste dont il s'agit se trouve presque partout en sous-sol à une faible profondeur; wwq fois la première

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