‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 113 sur 369 · ÉTENDUE · texte numérisé non relu

ÉTENDUE

de

actuel du

de

du

multiplications ,

de la

taillis

chaque coupe

tableau de

ou valeur d'un

des

superficie

chaque coupe

de chaque

supposé

l'aménagement

hectare du recru

de

supposée

coupe.

en

de chaque

coupes.

parvenue à sa

maturité.

20 ans.

coupe.

chaque coupe.

maturité.

ans.

fr.

fr. c*

La. or.

fr. c.

fr.

491 20 Totaux. .

Il résulte de ce tableau que la valeur totale des taillis s'élève à la somme de ll,106fr. 20 c.

Évaluation du sol. Le produit de toutes les coupes supposées à leur maturité est de

32,917 fr.

Je multiplie ce total par le facteur 840 tiré de la table 4 p. 0/0.

Valeur brute du

fonds 27,650 fr. 28 c.

Les impôts et frais de garde sont de 450 fr.

par an , ce qui donne lieu à une déduction ( à 4 p. 0/0 ) de. . . . 11,250 »

Valeur nette du fonds 16,400 fr. 28 c.

Récapitulation.

Les taillis sont estimés. . 11,10G fr. 20 c. Le fonds est estimé. . . . 16,400 28

Total général 27,506 fr. 48 c.

Les lre 2e et 5* colonnes du tableau qui précède contiennent les élémens statistiques du bois , ou les notions recueillies par l'estimateur; la 3e colonne est tirée de nos tables; les autres expriment des résultats de multiplications. Le total de la dernière colonne à droite forme la base de l'évaluation du sol ; la raison en est que, pour trouver la valeur du sol d'une coupe, ou d'un fragment quelconque de bois , il faut multiplier le produit de ce fragment supposé en maturité, par le facteurconstant tiré de la table des valeurs du sol ; en sorte que le facteur étant le même pour toutes les coupes exploitables au même âge, cette identité permet de réduire le calcul à une seule multiplication , quel que soit le nombre de ces coupes.

Mais si les divisions d'une forêt présentaient des périodes d'exploitation diverses, on dresserait un tableau estimatif pour chaque série de coupes.

3e Exemple. Un bois de 60 hectares, exploitable à 30 ans, rend 990 fr. par hectare; on demande quelle est la valeur du fonds et de la superficie de ce bois, dont le recru est parvenu à sa 16e année?

Le prix de la superficie d'un hectare de taillis est égal au produit du facteur. 889 (pris dans le tableau de l'aménagement à 30 ans vis-à-vis 16 ans.) par 990

Produit 385,110 L'hectare de recru de 16 ans vaut donc 385 fr. 11 c.

Je multiplie cette valeur par 60 hectares, ce qui donne un produit de 23,106 fr. 60 c, représentant la valeur de la superficie.

Le prix du sol est égal au produit du facteur 446

(tiré de la table des valeurs du sol 4 0/o«

par 990

Produit 441,540 L'hectare de fonds vaut donc 441 fr. 54 c,

ce qui me donne pour 60 hectares un total

de 26,492 fr. 40 c.

Les frais annuels étant

supposés de 4 fr. par hectare,

la progression de ces frais

s'élève, au bout de 30 ans,

à 238 fr. pour un hectare, et

pour les 60 hectares à la

somme de 14,280 fr. 00 c

Valeur nette du sol 12,212 fr. 40 c.

Récapitulation.

Les taillis sont estimés . . 23,106 fr. 60 c. Le fonds est estimé .... 12,212 fr. 40 c.

Total général 35,319 fr. 00 c.

§11. — Evaluation pratique dos futaies et des baliveaux.

La disposition que peuvent recevoir les calculs relatifs à l'évaluation des futaies, étant tout-à-fait indifférente, nous nous contenterons de donner une méthode pour le dénombrement des arbres, et de tracer une règle particulière pour l'évaluation des balivemx.

DE L'ESTIMATION FORESTIERE. liv. v.

Deux modes d'opération s'offrent à l'estimateur chargé d'évaluer les futaies; le premier consiste à cuber les arbres, les uns après les autres, d'après leurs dimensions individuelles, et à annoter leur solidité respective, à mesure que ces arbres passent sous les regards de celui qui en mesure les dimensions. Cette marche a sans doute l'avantage d'une sévère exactitude, mais elle a aussi le défaut de la lenteur et d'une trop grande multiplicité de détails; elle n'est guère praticable que dans une opération de peu d'étendue. L'estimation doit-elle embrasser des centaines, et quelquefois des milliers d'arbres? On a recours alors à l'expédient suivant :

On divise les futaies en catégories ou classes, d'après la grosseur des tiges. La lre classe se compose des arbres de 2 pieds de tour, la 2e, des arbres de 2 pieds 1/2, la 3e, des arbres de 3 pieds, et ainsi de suite, en s'élevant de 6 pouces jusqu'aux plus gros arbres. Une pareille distribution a lieu dans chaque essence. Ensuite, au moyen d'observations répétées sur un assez grand nombre de tiges, on détermine la hauteur moyenne des arbres de chaque classe. Mais comment devra-t-on classer les arbres à grosseurs intermédiaires? à quelle catégorie appartiendra, par exemple, l'arbre qui aura plus de 3 pieds et moins de 3 pieds 1/2? Voici, sur ce point, une règle qui a la sanction de la pratique.

On range dans la classe immédiatement supérieure, les futaies auxquelles il ne manque que 2 pouces pour appartenir à cette classe, et réciproquement, on rejette dans la classe inférieure celles qui n'offrent qu'un excédant de 2 pouces. Les arbres qui ont 3 pouces au-dessus ou au-dessous du pourtour d'une classe, sont portés, les uns dans la classe inférieure, et les autres dans la classe supérieure. Ainsi l'arbre de 3 pieds 1 ou 2 pouces de tour sera placé au rang des 3 pieds ; un arbre de 3 pieds 3 pouces sera classé parmi les 3 pieds ; mais un second arbre de cette grosseur sera porté parmi les 4 pieds. Enfin les fractions de 4 et 5 pouces en plus ou en moins se confondront avec la grosseur la plus voisine.

En procédant d'après ce système de compensation, on opérera avec une très grande célérité, et on obtiendra des résultats aussi exacts que si l'on s'appliquait à cuber et à évaluer chaque arbre isolément.

Passons à l'évaluation des baliveaux; ces arbres ne sont propres actuellement à aucun service de charpente, et ne prennent point rang parmi les futaies ; on les énumère cependant comme les futaies, mais sans mesurer leur circonférence qui rarement atteint la limité de 2 pieds; ensuite, on les estime d'après les principes que nous allons exposer. Les baliveaux de 2 pieds de tour ou plus, sont assimilés aux futaies et classés d'après leur grosseur.

Si l'on ne considérait dans le baliveau que la matière combustible , on n'attacherait à cette classe d'arbres qu'une valeur extrême* ment faible. Il faut environ 40 baliveaux pour former une corde de charbonnette (de 80 pieds cubes ) dont le prix moyen est de 10 fr. Chaque arbre n'entre dans ce prix que pour J 25 c. Il semblerait donc que ce baliveau ne

ciiat. B>. APPLICATIONS

dût être évalué que 25 c; cependant eette ap-

Eréciation serait très inférieure au prix réel du aliveau ; nous allons le prouver.

Le baliveau est à la futaie proprement dite ce que le jeune recru est au taillis exploitable; c'est un produit qui n'a point atteint son point de maturité et qui n'a par conséquent qu'une valeur d'espérance que nous trouverons à l'aide du petit tableau ci-après.

Tableau pour servir à trouver la valeur actuelle d'un baliveau d'après celle qu'il aura un jour comme sur-taillis.

PÉRIODES

des

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