DES MARES ET DE LEUR CONSTRUCTION
les mêmes soins que nous avons recommandés pour les chaussées d'étangs.
On fait la chaussée du réservoir en y mettant uneclavede 2 pieds au moins, d'épaisseur d'argile.
On parvient par ces divers moyens à avoir un réservoir qui ne perde pas l'eau. Cependant le temps, les poissons, les insectes et les soins de curage, détruisent bientôt le corroi du fond dans lequel les moindres fissures suffisent pour perdre l'eau. Pour faire donc un ouvrage solide et durable, il faut garnir le fond et les bords d'une couche de 6 pouces de bon béton de chaux hydraulique. Ce moyen est plus cher sans doute mais il est de toute durée et à l'abri de presque tous les accidens. On trouve maintenant à peu près partout la pierre pour faire la chaux hydraulique ; la dépense n'est donc pas plus considérable qu'avec la chaux ordinaire. Avec de la chaux hydraulique à 2 fr. l'hectolitre ou 20 fr. le mètre cube, prix sans doute très élevé, et du sable ou gravier à 2 fr. le mètre cube, on peut fabriquer du béton à moins de 10 fr. le mètre cube ou 35 c. le pied cube ; le mètre carré du fond du réservoir reviendra donc à moins de 4fr.
Le béton se fait plus économiquement et meilleur, même avec le gravier qu'avec le sable fin. Dans un béton bien fait, la chaux doit envelopper chaque molécule, et il est bien évident qu'un gros gravier demande , pour être enveloppé, beaucoup moins de chaux qu'un volume égal de sable fin dont toutes les molécules doivent être également entourées.
On emploie aussi le béton d'une manière très économique , toutes les fois qu'on peut se procurer de la blocaille ou des cailloux ; on fait unelre couche de béton de 2à3 pouces d'épaisseur sur le sol; on jette de la blocaille sur le béton , on l'y distribue de manière à ce qu'elle soit placée partout à bain de béton, et on l'enfonce jusqu'à ce qu'elle touche le sol; les pieds armés de sabots sont le moyen le plus facile pour l'enfoncer et la disposer convenablement. On met une nouvelle couche de béton de même épaisseur, dans laquelle on jette de la nouvelle blocaille, et on continue ainsi sa construction, et la blocaille aura épargné un quart de volume du béton; deux couches ainsi disposées suffisent pour faire le fond du réservoir.
Si on n'a pas de bonne argile, un mur de 2 pieds d'épaisseur, construit avec des matériaux de peu de volume, placés à bain de mortier hydraulique, feront une construction que les eaux ne pourront traverser. Lorsqu'on n'est pas à portée de la pierre, ou qu'on a des terres a sa disposition, on fait une chaussée en terre dans laquelle on a une clave de béton d'un pied d'épaisseur qui suffit pour arrêter l'infiltration des eaux.
Les moyens d'évacuer l'eau des viviers sont les mêmes que ceux des étangs; on peut les faire plus simples en plaçant au-devant de la chaussée, dans le réservoir, l'œil de la bonde, sans aucune construction, ni en bois ni en
Eierres. Cet œil est bouché avec un tampon de ois qui porte un anneau de fer; un bâton garni d'un crochet de fer, qu'on rentre à la maison, suffit pour ouvrir la bonde et faire évacuer l'eau quand on veut vider le réservoir.
Section XIX. — Des mares et de leur construction.
Les mares sont des réservoirs d'eau destinés à abreuver le bétail ; elles sont presque de ïn nécessité dans une exploitation, et comme il faut qu'elles conservent l'eau pendant l'été, elles doivent être en sol imperméable ou rendu tel par l'art.
Si on a des sources, il suffit d'agrandir le lieu où elles sourd eut, et le terrain dans ce point est d'ordinaire assez imperméable pour que le réservoir reste plein.
Si on n'a point de source, la mare doit être placée de manière à pouvoir y attirer une assez grande quantité d'eau de pluie pour la maintenir pleine pendant toute l'année. Il faut chercher à y envoyer l'eau des toits qui fournit toujours une assez grande masse, parce qu'elle ne s'imbibe pas à mesure de sa chute, comme celle qui tombe sur le sol. L'eau des fumiers s'emploie beaucoup plus utilement sur des prés à peu de distance de la maison; elle les féconde d'une manière très remarquable; mais si on n'en a pas l'emploi et qu'elle soit perdue pour l'exploitation, on peut la recevoir dans la mare; elle en altère la couleur, la saveur peut-être; mais elle est assez du goût des bestiaux, qui n'en veulent point d'autre quand ils y sont habitués. Cet usage est répandu dans un grand nombre de pays ; on l'a beaucoup critiqué, mais on l'y conserve, et l'expérience ne le condamne pas comme le raisonnement, ce qui est le plus essentiel. D'ailleurs l'instinct des animaux qui recherchent avec empressement ces eaux serait, à ce qu'il me semble, tout-à-fait rassurant contre l'insalubrité; et puis enfin les mares qui reçoivent les eaux donnent, chaque fois qu'on les vide, des engrais d'excellente qualité.
Si le sol où est la mare n'est pas imperméable, il faut absolument le rendre tel. Les moyens sont les mêmes que pour les réservoirs: mais pour les mares, plus encore que pour les viviers, le corroi de glaise est insuffisant; les bestiaux, en descendant sur les bords de la mare, et en parcourant le fond, détruisent le corroi dont l'imperméabilité ne peut durer; il est donc alors absolument nécessaire de recourir à un béton de chaux hydraulique. Si la chaux n'était pas d'une grande hydraulicité, que sa prise dans les premiers moments ne fût pas très ferme, il serait nécessaire que la dernière couche de béton fût couverte de pierres plates, placées à bain de béton, et qui offriraient aux pieds des animaux un ensemble derésistaneequ'ilsnerencontreraient pas dans le béton lui-même.
Robert Gardener a imaginé une construction d'abreuvoir pour les bestiaux qui a très bien réussi et qui s'est répandue dans tout le comté d'York. Sur le fond bien dressé et bien battu du réservoir Mfi9, 213), on place une couche Fig. 213.
AGRICULTURE FORESTIERE : DES ÉTANGS. liv. v.
8 lig. de hauteur d'eau, à moitié à peu près
d'argile B de 6 p., qu'on bat ou marche jusqu'à ce qu'elle forme une masse bien homogène. Sur cette argile on place une couche de chaux ou de mortier C, de 2 à 3 po., qu'on unit et dresse de même épaisseur sur toute la surface. Sur cette couche, quand elle est un peu sèche et qu'on l'a bien préservée des fentes, on met une 2e couche D, de 6 po., bien égale, d'argile ou terre argileuse qu'on bat et unit avec soin. Le pied des moulons est le meilleur moyen de la tasser également. Sur ce lit d'argile on met un lit de gravier ou de biocaille E, d'un pied d'épaisseur. Lorsque ces matériaux sont rares on peut faire un premier lit de gazons retournés sur lequel on met une couche de gravier. Le réservoir, dont le fond est garanti de l'effet des pieds des bestiaux par le lit de gravier, est alors très durable et conserve bien l'eau. Toutefois, le béton de chaux hydraulique, qui reçoit un pavé, nous semble plus solide, plus durable et moins cher.
Section XX. — Des réservoirs pour les jardins.
Les jardins de l'homme des champs ont un besoin d'arrosement tout-à-fait indispensable. L'eau est donc pour eux un objet de Eremière nécessité. On a, pour remplir ce ut, les sources, des puits, des pompes ou des réservoirs. Le 1er moyen, l'eau de source, est rare; le 2e, les puits, peuvent partout s'établir; le 3e, les pompes, ne sont que le complément du second ; et néanmoins ces trois moyens, qui fournissent de l'eau, dispensent à peine du réservoir.
Les eaux de source ou de puits ont besoin, pour bien réussir dans les jardins, d'être exposées pendant quelque temps à l'air et au soleil. Le réservoir n'a pas besoin d'être grand quand on a une source ou un puits pour l'alimenter ; mais lorsqu'on n'a pour le remplir que les eaux de pluie, il faut que la masse d'eau qu'il offre soit proportionnée à la durée probable des sécheresses et à l'étendue du sol à arroser.
Sa profondeur peut être de 5 à 6 pieds ; la dimension en profondeur est celle qui coûte le moins, parce qu'elle demande moins d'espace et qu'elle exige un moindre développement de travail quand on est obligé de faire des constructions.
Lorsque l'étendue du sol qui verse au réservoir est un peu grande, il se remplit facilement sans avoir besoin de grandes pluies. Dans ce cas un réservoir rond, de 24 pieds ( 8 mètres) de diamètre, sur 6 pieds (2 mètres ) de profondeur, suffit à peu près à un jardin d'un cjuart d'hectare. Cette contenance de 100 mètres ou 1000 hectolitres peut fournir pendant la sécheresse un décimètre ou 3 po.
de cette surface, ce qui semble devoir suffire pendant une sécheresse de plus de 2 mois; mais il est assez rare d'avoir un fond imperméable dans un sol de jardin ; c'est donc là et plus qu'ailleurs qu'il faut avoir recours à l'art. Il n'y a d'ordinaire point de chaussée dans ces réservoirs; il faudrait, pour établir une chaussée, avoir une pente dans son terrain, ce qui est rare dans les jardins, et qui exigerait même des murs de terrasse pour empêcher l'éboulement des terres.
Ces réservoirs se font donc dans le sol avec un plancher de béton d'un pied d'épaisseur et des murs circulaires de 18 pouces, faits en petits matériaux et de bonne chaux hydraulique. Nous recommandons les petits matériaux parce que notre expérience nous a appris que les pierres qui ont de grandes dimensions occasionnent souvent des fentes, par la raison que le béton adhère moins à la pierre qu'avec lui-même; Teau se fait souvent un passage sur toute leur longueur, pendant que les petits matériaux sont séparés entre eux par des couches de béton qui interdisent tout passage.
On peut faire son réservoir à moins de frais ; pour cela on creuse dans le sol un fossé circulaire sur tout le développement de l'enceinte qu'on veut lui donner et auquel on donne un pied de profondeur de plus qu'au réservoir. Pour en faire la fondation on remplit ce fossé de béton garni de blocaille. Lorsque la prise est faite on vide tout l'intérieur à un pied de profondeur de plus qu'on ne veut donner au réservoir; on jette sur lefondbien nettoyé un béton d'un pied d'épaisseur et pour, que la liaison du fond avec les parois du réservoir se fasse plus exactement, on gratte et on détruit une partie du béton qui correspond à l'épaisseur du béton du fond, et afin de rendre toute fuite par ce joint impossible, on peut y faire une petite moraine de ciment de Pouilly.
Nous avons vu dans le Vivarais des réservoirs de jardins faits également à peu de frais. Le fond se garnit de 3 po. de béton, et le tour d'un mur à sec fait en petits matériaux. Un crépissage de leur-mortier sur ce mur à sec suffit pour leur donner des réservoirs qui ne perdent pas une goutte d'eau, mais on trouve rarement de la chaux de cette qualité; le temps, sans doute, n'est pas loin où, la science marchant avec la pratique , nous aurons partout des cimens et des chaux hydrauliques de toute qualité auxquelles nos constructions devront à la fois la durée, la solidité, l'imperméabilité et par conséquent la salubrité; mais en attendant il faut marcher avec les matériaux qu'on a, et se contenter de la chaux hydraulique qu'on peut se procurer.
A. Puvis.
Nous allons faire connaître à nos lecteurs une méthode nouvelle pour vider les étangs et pour remplacer les bondes ordinaires que vient de proposer M. Quenard, propriétaire à Courtenay (Loiret), et qu'il nous assure avoir mis à exécution avec Beaucoup de succès. L'appareil qu'il a inventé pour cet objet, et qu'il nomme tuyau-bonde, se compose d'un
1er tuyau A (fig. 214), fermé à l'une de ses extrémités par une calotte hémisphérique et dont la partie supérieure est percée de fentes oblongues qui forment grille, de façon que cette portion grillée offre autant et plus de vide que. la section intérieure du tuyau. La partie inférieure reste pleine afin d'empêcher le passage de la bourbe. Ce corps de tuyau
rifAP. !)r.
DES RESK.IWOIRS POUR LES JARDINS.
Fig. 214.
reste en entier sous l'eau , en-deçà de la chaussée. B, C, sont des tuyaux* simples qui s'ajustent au 1er et qui augmentent en nombre suivant l'épaisseur de la chaussée; d est le dernier tuyau fermé à son extrémité par un tampon et percé verticalement dans toute son épaisseur d'un trou conique comme le boisseau d'un robinet. A la partie supérieure de cette ouverture il existe un bourrelet dans lequel est creusée une gouttière circulaire. Ce bourrelet est interrompu sur sa circonférence par 2 échancrures qui descendent jusqu'à la gouttière circulaire. Ce dernier tuyau est coulé d'une seule pièce ; e est un autre cylindre creux destiné à fermer exactement l'ouverture conique du tuyau précédent comme la noix d'un robinet. Ce cylindre est surmonté d'une calotte sur laquelle est implantée une tige octogone pleine, à laquelle s'adapte une clé à double levier, qui sert à le faire tourner quand on veut présenter au fluide une partie percée à jour dans cette noix pour le faire écouler ou la partie pleine pour le retenir. Le tuyau e est en fer ou en fonte étamée recouverte d'une feuille de cuivre; il doit être graissé pour en faciliter le service. A la hauteur f, ce cylindre porte 2 dents qui entrent dans les échancrures du bourrelet et glissent quand on le tourne dans la gouttière circulaire. De cette manière on est assuré que l'eau ne soulèvera pas ce cylindre, et les dents sont autant de points de repère qui indiquent la fermeture ou l'ouverture de l'appareil. Ce cylindre peut, au moyen de la clé, s'enlever à volonté quand on veut vider l'étang et faire écouler l'eau par toute la capacité du tuyau ; il n'y a pour cela qu'à faire arriver les dents visà-vis les échancrures et à soulever le cylindre qui sort alors de l'ouverture conique, h h h, sont des brides en fer qui relient les tuyaux les uns aux autres ; J J des tiges q[ui servent à fixer ces tuyaux, soit dans une pièce de bois placée en travers dans le sol, soit dans un dé en pierre percé à cet effet. Les parties du tuyau qui sont recouvertes par les eaux ont peu de chose à craindre de l'oxidation, mais celles qui sont en contact avec la terre de la chaussée sont enduites d'une forte couche de goudron, pour les préserver de la destruction.
Cet appareil offre une fermeture exacte et sans qu'on ait à craindre de perte d'eau. Il fonctionne avec célérité quand on a besoin de faire écouler l'eau , et donne un écoulement qu'on peut graduer à volonté.
« Dans l'hiver, dit l'auteur, au moment où de fortes glaces pèsent sur les étangs, ou surtout lorsque après un faux dégel une seconde glace ° par l'intensité nouvelle et su-
est survenue
bite du frcid , alors on peut par un léger écoulement d'eau, se garantir de la perte trop fréquente du poisson, qui, surpris entre les deux couches de glace, est infailliblement gelé. Par ce moyen le poisson se retire avec l'eau qui vient à baisser et rentre sous la première glace; et l'on peut dire, à l'avantage du nouveau procédé sur l'ancien, que cela se fait sans aucuns frais et avec une faible dépense de temps; tandis qu'avec la bonde ordinaire, après en avoir baissé le pilon, il faut , pour l'étancher, approcher une et souvent plusieurs voitures de terre, ou mieux de poussier de charbon, et en charger ce pilon.
« Il en est ainsi toutes les fois qu'on veut lever la bonde et la baisser.
« Dans l'été, à la suite des orages, lorsque les étangs se déchargent par la grille, on aura un moyen précieux d'abreuver sans frais les prés qui se trouvent à la file des étangs; j'ose même espérer par ce moyen utiliser une eau qui s'en va ordinairement en pure perte et faire faire un pas à notre système d'irrigation, si utile dans ses applications à l'agriculture, et voir s'établir désormais, à la suite de tous les grands réservoirs d'eau, de grandes et fécondes prairies.
« Avec la bonde ordinaire, avant de mettre un étang en pêche, il faut toujours avoir la précaution d'établir dans le fossé d'écoulement, à quatre ou cinq pieds de la fosse ou trou où tombe l'eau en sortant du canal , une petite digue appelée rouettis, faite avec quelques légers pieux entrelacés de rouettes ou branches flexibles, afin de barrer le passage aux poissons qui auraient pu couler dans le canal; après la pêche de l'étang l'on baquette et l'on pêche cette fosse. Ces deux opérations ont l'une et l'autre de grands inconvéniens. D'abord si le rouettis est trop serré ou obstrué, il retarde l'eau; s'il est trop lâche, la force de l'eau le troue, soit sur les côtés, soit en dessous, et il ouvre passage aux poissons; dans tous les cas il exige une surveillance active. Enfin pour baqueter ou pêcher la fosse ou trou de bonde, il arrive souvent qu'il faut employer le tiers du temps qu'on a déjà passé à pêcher l'étang. Le tuyau-bonde n'exige ni ces préparatifs ni ces travaux.
« Avec le tuyau -bonde, disparaissent ces dispendieuses pièces de bois nécessaires à la confection d'une bonde, et qui nécessitent des renouvellemens fréquens et une foule de travaux longs et toujours coûteux qui diminuent beaucoup le produit net des étangs.
« Le travail pour la pose du tuyau- bonde consiste dans celui d'une tranchée ordinaire qu'on pratique dans la chaussée, à la suite de la partie In pins basse du bief ou fossé. Des
AGRICULTURE FORESTIERE : DES ÉTANGS. liv. v.
dans ce cas, la tige du cylindre e reçoit une
pièces de bois placées en travers, ou des dés en pierres, l'un à la tête , un autre à la queue du tuyau et un troisième au milieu, si on le juge à propos, reçoivent sur leur niveau, un peu incliné, tout l'appareil. Plusieurs couches de terre glaise pilonnée, enveloppent ensuite les tuyaux placés dans la tranchée. Le devant de cette tranchée dans toute sa hauteur jus-
3 d'au milieu, en largeur de la chaussée, evra être pilonné avec cette même terre glaise, afin de fermer l'entrée aux vagues; le surplus de la tranchée peut être rempli de terre ordinaire.
« S'il advenait qu'un étang ou tout autre pièce d'eau fût placée au-dessus d'un autre étang , et qu'on voulût faire écouler l'eau du premier dans le second, ou faire fonctionner cette machine pour augmenter l'eau de la deuxième pièce d'eau, ou enfin qu'on voulût mettre en communication deux pièces d'eau ,
autre tige sur son carré, puis celle-ci une autre, jusqu'à la surface de l'eau, où la clé ordinaire remplit son service. »
M. Quenard s'est occupé de la fabrication de son appareil, et d'après les devis et le prix des matériaux, il a calculé qu'une bonde ordinaire à chapeau, de 11 pieds de hauteur et dont le canal a 42 pieds de longueur ou la largeur de la chaussée, coûtait dans leLoiret au moins 350 fr.; tandis qu'il peut livrer un tuyau-bonde de la même longueur, de 7 pouces de diamètre et 3 à 4 lignes d'épaisseur pour 160 fr. savoir: 135 fr. pour les 42 pieds de tuyaux à 32 fr. les 100 kilog. de fonte, et 25 fr. pour la confection du cylindre, 8 écrous, l'ajustement des tuyaux et la clé. Les travaux de terrassement sont à peu près les mêmes dans les deux cas.
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