‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 259 sur 369 · ÔS · texte numérisé non relu

ÔS

Les frais de nourriture d'une servante sont environ de 20 p. 0/0, et son salaire de 2 5 p. o/O moins élevés que pour un homme , ce qui ne porte le prix annuel de ses services qu'à 345 fr. environ.

Ainsi, un serviteur mâle revientdans les circonstances ci-dessus, à 1 fr. 15 c. et une servante à 94 c. i/2 par jour, pendant toute l'année Si on veut connaître le prix du travail, en supposant que le nombre des jours de travail soit de 300 par an, on aura pour la journée de travail d'un homme lfr. 40 c. et 1 fr.15 c. pour celle d'une femme. Si l'on compte dans l'année 180 longs jours de 10 heures de travail effectif et 120 courts de 8 heures, on voit que l'heure de travail revienldans les 1er3 à 14 c. pour un homme et à lie. 1/2 pour une femme, et dans les seconds à 1 7 c. l/2 pour un homme et à 14 c. 1/3 pour une femme, et qu'en supposant 9 heures de travail effectif moyen pendant les 300 jours ou 2700 heures par an, l'heure d'un- homme revient à 15 c. 1/2 et celle d'une femme à 12 c. 3/4 et, en moyenne, pour un homme et une femme,' à 14 c. 1/8.

M. de Dombaslè a fait connaître dans le 6e vol. des Annales de Roville p. 66, le compte des employés de cet établissement.

Il résulte en général de ce compte que chacun des employés qui y sont portés a coûté, terme moyen, pour l'année 1829, savoir :

Employés sans nourriture , pour salaire.

Employés nourris, pour [salaire seulement

Que les uns et les autres réunis, et toute dépense comprise ( celle de nourriture étant évaluée à 60 c. par tète et par jour), coûtent en moyenne par tête et par an .

Et comme chaque employé donne en moyenne dans l'année 3060 heures de travail effectif, que l'heure de ce travail revient à l'4 c. environ.

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