TOME IV
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traordinaires, aussi bien qu'aux chevaux; on cite en France les bœufs de race auvergnate, auxquels on fait faire dans le Cantal, à certaines époques de Tannée, des travaux ctonnans pour le transport des bois el qui résistent fort bien à la fatigue. M. de Dombasle affirme même( Ann. de Rov., t. I, p. 165) qu'après plu-
sieurs années d'emploi de ces animaux , il a constamment remarqué que, dans les temps où les travaux ont été un peu forcés dans son établissement, ses bœufs ont mieux soutenu que les chevaux cet excédant de faligue et ont moins dépéri que ceux-ci.
Quant à la rapidité de l'allure, celle des bœufs est incontestablement plus lente que celle des chevaux „ et nous avons vu que dans leurs travaux journaliers la différence pouvait, dans des attelages bien conduits, être environ pour 1rs l*™ les 4/5es de celle des seconJs; mais celle lenteur da;-,s la marche parait, au moins dans un assez, grand nombre de cas, être due plu'ôl au choix d'une race qui n'est pas propr* au trait, et à une éducation incomplète ou mal dirigée, qu'a la nature menuet au tempérament de l'animal ; dans une foulé de concours de charrues qui ont eu lieu en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, des bœufs, attelés par paires, ont fait autant d'ouvrage dans le même temps que les chevaux entrés en lice avec eux. En 1803, lord So merville produisit dans un concours de ce genre plusieurs attelages de 2 bœufschacun, pris p«rmi ceux du pays et Conduits chacun par un seul charretier, el qui dépassèrent en vitesse tous les attelages de chevaux appelés à lutter contre eux. Schwerz dans son ouvrage sur l'agriculture de la Belgique , tom. Ier, pag. 97, dit que dans quelques cantons de ce pays on attelle souvent à la charrue un cheval et un bœuf , le 1er marchant dans le sillon, et que, quoique le cheval ait une ahure accélérée, le bœuf le suit sans effort et avec une égale vitesse; il rapporte aussi qu'il a vu dans la C.unpine des bœufs conduisant des chars de fumier el qui marchaient avec ut.e telle rapidité qu'il avait peine à les suivre. On dit que dans le Cornwall et le Devonshire, oùon attelle généralement des bœufs, ces animaux, aux temps de la fenaison el de la moisson, transporte t avec aisance et au trot les chariots vides dans les champs. On a cité les bœufs de lord ScHr.Ffield, dans ses domaines du Sussex, qui ont une allure plus relevée et plus accélérée que tous les chevauxdelravaildu pays ; enfin, M. TuRff&R recommande comme bètes de Irait la race de bœufs du Lancashire, qui non-seulement est très robuste el très vive, mais qui ayant le corps allongé , fait des pas de 4 po. plus grands que les autres races, ce qui la rend éminemment propre aux travaux qui exigent de la célérité.
Malgré ces exemples . il est certain que dans h s cas les plus ordinaires les bœufs sont moins aptes que les chevaux pour exécuter avec célérité les travaux de cul ture ou les transports lointains, el que partout ou il sera nécessaire d'établir une succession rapide de travaux à certaines époques de Tannée el avec le plus petit nombre possible de moteurs, partout où lesétabUssemens sont éloignés des lieux de consommation, où les pièces de lerre sont à une grande dislance de la maison de ferme, etc., on devra donner la préférence aux chevaux.
4° Le prix du travail. Ainsi que nous l'avons dit , ce prix, combiné avec la quantité et la qualité, donne la mesure économique de ce travail ; il convient donc d'en rechercher el d'en évaluer lous les élémens qu'on peut ranger sous les titres suivans :
{a) Intérêts du prix d'achat des animaux ou des sommes qu'il en a coûté pour leur éducation jusqu'au moment où on les applique au travail. Ces intérêts sont ordinairement calculés sur le pied de S à 6 p. o/rt du capital. Les sommes qu'il est nécessaire d'avancer pour ,
l'achat oui éducation des bètes de trait sont, toutes circonstances égales d'ailleurs, beaucoup plus élevées, jusqu'à 2 et même 3 fois davantage, pour un cheval que pour uubœuf,elcetledifférencedéjà fort importante pour nos agriculteurs dont le capital d exploitation est trop souvent très borné et généralement insuffisant, le devient encore plus par les inléiètsdecessommesqui accroissent d'une manière permanente le prix du travail du Ie' de ces animaux ; cependant, nous croyons utile de faire observer que les bœufs de trait ne sonl à bon marché que parce que leur usage est peu répandu, et qu'aussilot que les agriculteurs les demanderont en grand nombre dans uncnnion,la concurrence portera bientôt leur valeur à uni prix capablede balancer ou d'annuler peutêtre les avfntages qu'on trouve dans leur emploi.
(b) Fonds d'amortissement ou prime annuelle qui doit servir à rétablir le capital primitif d'achal quand les animaux auront péri ou seront hors de service. On peut supposer que le cheval commence à travailler à 4 ans, el qu'il esi hors de service à 12, et établir par conséquent celle primeannuel'e au 8e du capital ou environ 12 p. o/o. Quant au bœuf qu'on fait travailler à 5 ans el qu'on réforme à 8 ou 10, i! n'y a la plupart du temps rien à p>rter au prix de son travail pour celte prime, parce qu'on le revend au mèmetaux oùon I achète ; souvent même ce taux étant supéi ieurj'exiédant vient encore en déduction du prix de son travail \ mais c'est un désavantage d'être obligé tous les 4 à 5 ans de renouveler les bœufs de Irait ei de dresser des attelages.
(c) Prix d'assurance sur la vie des animaux. Celte prime, destinée à faire face aux sinistres, tels qu'épizoolies , mort subile , maladies , blessures et accidents graves, est en général basée sur la valeur capilale des animaux et moindre pour le bœuf que pour le cheval. Le 1er, étant d'un tempérament plus rustique , est moins exposé aux maladies et au danger de périr. La prime d'assurance peut s'élever de 1/2 à I p* O/o du capital, quand ce sont des compagnies d'assurances qui prennent à leur charge tous les risquas à 4 et à S p.0/0 p ur le bœuf et 7 à 8 et plus pour le cheval quand il faut soi -même supporter les chances de cetleassuranee.
(d) Frais de logement. Ces frais se coin posent, ainsi que nous l'avons déjà vu p. ô'tQ et 412, du loyer des écuries, établcs, magasins à fourrages et aulr» s bàtimeris à l'usage des animaux , ainsi que de celui des hangars où sont déposés les inst rumens et machines avec lesquels ils travaillent. Sous le rapport du logement, un bœuf de trait n'ayant besoin que de 56 pi. car., tandis qu'il en faut 75 pour un cheval, les frais de son logement sont moindres que pour ce dernier. Ses équipages et inslrumens occupent aussi moins de p'ace.
(e) Intérêts à 5 p 0/0 des sommes employées à l'acquisition des objets mobiliers à l'usage des bêles de trait, lels que harnais et objets de selle» ij , ustensiles d écurie ou d élablet et insu-uinens et ntachines avec lesquels les animaux opèrent. Li s sommes mises ainsi en avant par tète d'animal, dans l'organisation d'une ferme, sont infiniment variables suivant la nature de l'exploitation , les travaux qu'on y exécute, le nombre de bêles qu'on attelle à chaque machine , le mode d'attelage ou de harnachement des animaux, etc. Afin de donner une idée des calculs qu'il est nécessaire d'effectuer pour lixer le chiffre des intérêts qui figuient pour les objets désignés ci-dessus dans le prix du travail des bêles de trait , nous allons présenter des exemples en supposant qu'il s'agit d'établir ce chiffre pour un cheval de labeur el pour un bœuf de irait, pourvus de tout ce qui est nécessaire au service auquel ils sont destinés" et dans un établissement où les travaux sont distribués avec régularité et économie et où on o'allelle jamais plus de 2 bêles.
CttAP. 4e.
1° Un cheval de labour exige les objets suivans, estimés à un prix moyen nécessairement variable pour
cbaque localité.
fr.
COMPOSITION DES ATTELAGES
soo
1 collier avec dossière et trails enfer.
1 bride, rhainelle, mois, bridon et guide» en' cordeau
l sellette ei avaloir à 18 fr. pour 2 chevaux; par rheval
I phariol à 2 bèies, à essieu en fer et son attirail à 400 IV; par cheval. . . .
l charrue de Roville avec bàiis el versoir en lonle, soc en acier el lai OU de rechange à (i S fr.; par cheval
i exiirpateur à pied» fixes et socs en . acier à 80 fr.; par cheval
1 houe à cbeval avec 4 pieds et régulateur h 48 fr.; par cheval
1 herse à losange à dénis de fer pour î bêles, avec sa chaîne el ciochets à 4 G fr. ; par cheval
1 Rouleau eu pierre et sa limonière. . . . Objets divers de remise, tels que chèvre à graisser le* roues, crics , sabot et chaîne d'enrayage, etc.; par cheval.
Objets divers d'écurie; coffre à avoine , hache-paille, usiensiles de pansement, vans, seaux, sacs, mesures à avoine, pelles, fourches, etc. i par cheval.
Objeisdivers pour magasina fourrage, silo» à racines, ele
Total du prix des objets mobiliers à l'usage d'un cheval. ......
Intérêts de celle somme à 5 p. 0/0 par an. .......
2° Un bœuf de trait travaillant toute l'année et employé à lous les travaux de la ferme a besoin des objets mobiliers suivans :
t joug avec tous ses accessoires.
1 chariot avec essieu en fer à 400 fr.; par bœuf.
1 charrue à 68 fr.; par boeuf. . .
1 exiii paieur à 80 fr.; par bœuf.
1 houe à 48 f r ; par bœuf.
Objets de remise, de magasin à fourrage, de silos à racines, etc.; par bœuf.
Objets d élable, eic
Tolal du prix des objets mobiliers à l'usage d'un bœuf de trait.
Intérêts de celte somme à 5 p. 0/0.
(/*) Prime pour dépérissement et renouvellemenides objets mobiliers ci-dessus. Los frais d'entretien et de renouvi Moment, surtout des véhicules et des instruirions d'agriculture, sont variables suivant la qualité et la nature du sol, la viabilité dos chemins et la bonne construction de ces objets. Dans les circonstances ordinaires, l'expérience a prouvé qu'on pouvait les éva'uer à 23 p. o/o du capital, ce qui ferait, dans les exemples cités ci dessus, 117 fr. 50 c. pour les objets à l'usage d'un cheval, et 8-2 fr. 50 c. pour ceux à l'usage d'un bœuf. Dans les sols compactes, tenaces, remplis de pierres ou autres obstacles, et quand les objets sont mal construits , ces frais peuvent s'élever ù 33 p. 0/0 el même davantage dans les établissemens où on n'établit pas un bon mode d'organisation de surveillance. Au reste, dans cette somme peut être comprise un prime de l/i à l/-2 pour O/o de la valeur dosdils objets pour frais d'assurance contre l'incendie.
[g) Ferrure, soins du vétérinaire, rnédicamens. Lesbœufsdont on veut tirer un travail constant et qu'on emploie à dos charrois doivent être ferrés des 4 pieds. Ou peut éva'uer, selon les circonstances, cette ferrure ainsi que les frais du vétérinaire et des rnédicamens, à 25 fr. environ pour un cbeval et à 18 ou 20 fr. pour un bœuf.
(h) Éclairage des écurie* ou élables , assainissement de ces bàlimens et des objets mobiliers à l'usage des animaux, graisse ou vieux oing pour les instrumens roulans , eic. Ces sommes sont à peu près les mêmes pour un du val et peur un bœuf,et peuvent s'élever en moyenne à 5 et 6 fr. par an pour l'un ou l'autre. (/) Sidaire , nourriture et entretien des serviteurs chargés du soin des animaux. Un aide uniquement chargé de soigner et panser les bêles de trait, d'aller chercher, de hacher, cuire el distribuer leur nourriture , peut aisément gouverner ainsi 8 à 10 chevaux ou \~2 à 15 bœufs de trait, nourris pendant toute l'année à l'écurie ou à Potable. En supposant 8 dos 1er" el 12 des seconds, et qu'un aide pour ce service revient à 420 fr. par an (voy. p. 400;, on voit qu'il faudra porter au compte du prix de travail des animaux 5-2 fr. 50 c. pour un cheval, et 55 fr. pour un bœuf. On comprend que le mode d'alimentation , les soins plus ou moins attentifs qu'on donne aux bêles et le prix auquel revient le travail des aides, etc., apportent dos modifications nombreuses dans le chiffre que nous venons de donner pour exemple.
(/") Nourriture et litière. Le prix de ïa nourriture est l'objet qui, dans les frais qu'occasionne le travail d'un animal, apporte dans ceux-ci les différences les plus remarquables. Ce prix peut varier do cent manières diverses, suivant le régimequ'on fait suivre aux animaux el le mode d'alimentation auquel on les soumet, ainsi que suivant les localités el les circonstances. Le mode dîelimenlation lui-même est aussi modifié dans un même lieu par suite de la mobilité des prix du marché, et suivant les saisons, les travaux et surtout l'économie que peut procurer telle ou telle combinaison. En effet, d'après les règles d'une bonneadministration, la nourriture des bêtes de trait doit être réglée de telle façon qu'elle revienne au prix le plus modéré poss-ible, mais elle doit en même temps satisfaire à la condition d'être saine, abondante, substantielle et proportionnée à la quantité de travail qu'on exige dos animaux. C'est une grave erreur de croire qu'en nourrissant les bêtes de trait avec parcimonie el avec des alimens peu riches en matière réparatrice on fasse une économie sur le prix de leur travail; loin de là, ce travail devient ainsi fort dispendieux. Ainsi , dans les fermes où l'on suit encore l'assolement triennal avec jachère complète, on regarde comme une économie de nourrir les bœufs de trait uniquement avec de la paille, et de les laisser dans l'inaction; mais ces animaux maigrissent peu à peu, s'affaiblissent et ne sont plus capables de grands efforts lors du retour de la saison des travaux, de sorte que cette nourriture peu substantielle et distribuée d'une main avare n'a donné cependant aucun profit à l'agriculteur puisqu'elle n'a produimi travail, ni chair, ni graisse, el que le fumier qu'elle a procuré a élé eu petite quantité et de qualité très médiocre.
En général le bœuf est moins difficile que le cheval sur le choix des alimens, et sa nourritue peut très bien se composer de substances plus grossières el d'un prix moins élevé, mais si ou veut entretenir sa santé et sa vigueur, et surtout si on se propose de le soumettre à des travaux extraordinaires ou d'en obtenir la même quantité de travail que d'un cheval, il esl nécessaire que cette nourriture devienne substantielle ; il ne serait pas raisonnable d'exiger de bœufs nourris de paille ou d'herbe verte seulement autant de travail que de chevaux nourris do bon foin el d'avoine. Sous ce point de vue, la différence dans les frais qu'occasionne l'alimentation n'esl pas aussi considérable pour les 2 espèces qu'on est généralement porté à le croire; toutefois, à force égale dans les animaux, cette différence parait être constamment en faveur du bœuf. Nous n'essaierons pas de calculer le prix du travail
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des bétes de trait dans tous les modes possibles d'alimentation, parce qu'un pareil travail n'aurait qu'une médiocre uti'ilé pratique; mais nous croyons qu'il est au moins essentiel de présenter un exemple de la manière d'opérer dans ce cas, parce que cet exemple nous servira plus loin à établir la mesure économique du travail des animaux. Nous supposons ici que les bèlesde trait pour lesquelles il s'agit de calculer les Irais de nourriture et de litière sont nourries constamment à l'écurie ou à l'étable, qu'on exige d'elles un travail soutenu et énergique pendant tout le cours de l'année, et que h*ur nourriture est suffisamment abondante et réparatrice pour entretenir leur sanlé et leur vigueur.
Exemple du calcul des trais de la nourriture et de la litière d'un cheval de taille moyenne, de 225 à 250 kil.
Foin, 10 kil. par jour, ou 36, 50 quint, met. par an, à 6 f . le quint.
Avoine, 6 lit. par jour ou 22 hect. par an, à 7 f . l'hect. .....
Paille hachée ou brute pour aliment, 5 kil. par jour ou 18,25 quint, met. par an à 1 f. 65 c. le quint
Son pour eau blanche, recoupetles, etc.; 1/2 hect
Total du prix delà nour. d'un cheval.
Paille pour litière, 2 1/2 kil. par jour,
ou 9,12 quint, met. par an, à 1 fr. 65 c.
Total du prix de la nourriture et de la litière d'un cheval
fr.
Exemple du calcul des frais de la nourriture et de la litière d'un bœuf de 350 à 400 kil. , et nourri toute l'année à l'étable.
Nourriture d'été. "S
Trèfle vert , 56 kil. par jour équivalents à 14 kil. de trèfle sec 5 pendant 5 mois ou 150 jours, 21 quint.me'i. à 4 f. le quint.
Paille de froment, 2 1/2 kil. par jour, ou pour 150 jours, 3,75 quint, m. àlf.65.
Sel, 25gramm. par jour, ou 3,75 kil.
pour 150 jours, à 35 c. le kil.
Nourriture dhiver.
Pommes de terre, 2 kil. par jour, ou 42 quint, met. pour 215 jours, à2 fr. 50 c le quint
Paille de froment, de seigle ou d'avoine, 5 kil. par jour, ou 10,75 quint, met. pour 215 jours, à 1 fr. 65 c. le quint.
Foin, 2 1/2 kil. par jour, ou 5,40 quint. met. pour 2 15 jours, a 6 fr. le quint.
Total du prix de la nourr. d'u»» hœuf. Paille pour litière, 3 kd. par jour, ou 11 quint, met. par an, à 1 fr. 65 c.
Total du prix de la nourriture *t de la litière d'un bœuf de trait.
(/) Fumiers. Les bêles de trait ne paient pas uniquement par du travail leur nourriture et les soins qu'on leur donne ; eUes remboursent encore une partie des avances qu'on a fait pour cet objet par des fumiers qui ont une valeur importante pour l'agriculteur. La quantité de fumier que fournissent annuellement un cheval ou un bœuf de travail dépend de leur race de leur taille, de la quantité ou poids et de la qualité des alimens qu'on leur fait consommer.
Dans un autre chapitre nous nous occuperons d'établir le rapport en poids du fumier produit aux alimens consommés; il nous suffira de dire ici , pour l'objet que nousavonsen vue, que ce rapport est terme moyen Je 2,3, c'est-à dire que si on suppose qu'on ait fait consommer à un animal 1 kil. par exemple d'alimens, la quan-