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fr. c.
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Avoiise. Hersage.
P. de ter e. Labour.
J .-Paul, charroi de bois.
fr. c.
Duval.
Blé Fumure.
divers.
Cel,,e Bordin.
F'e Camon.
Luzerke. Épierrage.
Ménage. Jardin.
divers. 1 50
M'« Colin.
'Josne Croisé.
Cl<ln* Evrard.
Jacques, jardinier.
Totaux. . .
Pour indiquer qu'un travail de journalier est porté au premier dépouillement on fait à gauche du trait qui souligne le nom de cha-
3 lie journalier un second petit trait perpeniculaire au premier; pour indiquer que ce même travail est porté au second dépouillement on fait le même trait à droite. Ainsi lorsqu'on rencontrera dans le journal le nom [ Ricard avec le trait à gauche, on saura que la journée de ce manœuvre est portée au premier dépouillement, mais pas au second; si on trouve ce même nom avec le trait à droite, Ricard], on saura que la jouruée est inscrite sur le second dépouillement, mais non au premier; enfin si les deux traits sont présens, [Ricard], la journée est portée sur les deux dépouillemens.
On pourrait suivant le degré d'importance des matières faire des dépouillemens pour la consommation du ménage, pour la consommation des animaux domestiques, etc. Mais ce n'est que dans les grandes tenues que ces dépouillemens sont indispensables. Nous avons indiqué trois catégories de comptes ou livres spéciaux. Nous allons donner quelques détails sur chacun d'eux.
Section IX. — Comptes de culture.
Ces comptes qu'on pourrait appeler Comptes de spéculation ou financiers concernent tous les objets qui, dans une exploitation rurale, sont exposés à des chances de pertes ou de bénéfices. Ils ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait se l'imaginer. Il y a bien un grand nombre de comptes qui subissent des pertes ou mieux des diminutions de valeur, par l'usure, par l'exercice, etc. ; mais cette diminu-
tion de valeur ne doit pas légitimement leur être imputée. Les charrues, par exemple, les herses, les chariots dont la réunion forme le compte du mobilier s'usent et se détériorent continuellement; mais comme par euxmêmes ils ne sont point la cause de cette détérioration qui doit être imputée au blé, à l'avoine, aux prés, etc., le compte mobilier ne supporte pas de pertes. La différence de valeur qui se trouve entre le premier et le second inventaire forme une somme qui est répartie entre les diverses récoltes, en proportion de leur étendue. Nous ne classerons donc point le compte de mobilier dans les comptes de culture. Les chevaux de travail, les bœufs de travail ont des comptes qui, comme celui du mobilier, ne font point pârtje de ceux dits de culture; car on peut considérer les animaux de travail comme un mobilier vivant: ainsi, la perle que pourraient éprouver ces comptes se répartirait aux récpjtes; il en serait de même du bénéfice s'il s'en présenlait.
Il ne faut pas confondre le bétail de vente avec le bétail travailleur. Le premier est le but de la spéculation; il rapporte du bénéfice pu de la perte; la seconde espèce de bétail n'est qu'un moyen, qu'un intermédiaire pour arriver à un autre but, et il ne prend aucune part dans les pertes ou les bénéfices.
Voici les principaux comptes de ctiJture: Avoine, Bergerie, Blé, Bœufs a l'engrais, Carotte*, Fourrages en magasin, Fécerolles, Grains en marasin, Luzerne, Orge, Pois, Pontuies de terre, Prés, Sainfoin, Seigle, Lin, Chanvre, Vaches, Colza, Trèfle.
Chacun de ces comptes occupe sur le cahier les deux pages eu regard : le verso d'un feuillet et le recto du feuillet suivant; le côté
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gauche est destiné à recevoir les dépenses et le côté droit est destiné à recevoir les produits. Bien entendu qu'aucun article ne doit arriver au grand compte de culture qu'après avoir passé par le journal.
Parmi les différentes dépenses qu'occasionnent les comptes de culture, on fait figurer en premier lieu celles qui sont énoncées à l'inventaire; puis, au fur et à mesure que les articles viennent s'inscrire au journal, on les transporte aux comptes de culture, à moins que ces articles ne soient de nature à être enrôlés dans les dépouillemens.
Tout ce qui passe aux comptes spéciaux doit être évalué en argent. Ainsi, les semences, les travaux de journaliers sont convertis en nu-
méraire; les travaux des employés le sont également; mais ici l'évaluation présente plus de difficultés: en effet, il faut faire entrer dans le prix de la journée le salaire annuel, la valeur de la nourriture, du logement, des jours fériés et les autres qui ne permettent point de travailler. De toutes ces données on fait sortir une moyenne probable cpù représente assez bien le prix du travail des employés en général.
Voici comment on peut procéder à cette évaluation: je suppose qu'on tient 4 valets, l'un à 200 fr. , l'autre à 250 et les 2 derniers à 270 fr. chacun , ou en tout 990 fr. » c.
La nourriture revient à 70 c.
par jour et par tête, ou en tout pour un an à 1,022 »
Le logement, les soins, le linge de lit, etc. peut s'évaluer pour les 4 à 40 »
Total de la dépense pour 4 employés 2,052 »
Pour un seul 513 «
Les employés sont occupés à soigner, panser et alimenter les chevaux pendant 2 heures par jour ou pendant l/6e de leur temps, objet pour lequel on compte 1/6* du salaire moyen ou par chaque tête 85 50
Il ne reste plus d'applicable
directement aux travaux que. 427 50
Et comme on travaille à peu près 300 jours pendant l'année, chaque journée reviendra en moyenne à 1 fr. 42 c. 1/2 — On sent que les élémens du calcul varient dans des proportions infinies; mais la manière d'opérer est toujours la même. — Dans beaucoup de contrées, la valeur du travail des employés est confondue avec celui des attelages qu'ils con duisent; cette méthode d'évaluation est très vicieuse; elle est d'ailleurs presque toujours inexacte.
L'évaluation du travail des chevaux se fait de deux manières différentes: on peut prendre pour base de l'estimation la quantité de travail qui a été exécuté ; on détermine suivant l'usage des lieux le prix du labour, du hersage sur une surface donnée; on sait combien on comptera pour le transport d'une voiture de fumier, combien pour la rentrée d'une voiture de gerbes, etc. — Cette méthode n'est pas exacte, en ce sens qu'elle donne le
même prix à des opérations dont l'évaluation est soumise à des variations incessantes. Par exemple, à Roville on compte par hectare 3 fr. pour un hersage; il y a cependant des jours où la terre est rebelle à la herse, et d'autres jours oii elle se prête merveilleusement au hersage. Dans cette dernière circonstance on fait quelquefois le double de besogne que dans la première. C'est donc une erreur de compter le même prix pour des opérations faites dans des circonstances si différentes. Je veux bien que ce prix représente une moyenne tirée d'un grand nombre d'années; mais il n'en est pas moins certain que l'évaluation du travail ne doit pas être constante dans sa valeur, mais avoir assez de flexibilité pour être toujours proportionnée aux frais qu'a nécessités l'opération. C'est là l'idéal d'une perfection qu'on n'a pas encore atteint jusqu'à ce jour; mais on s'en rapproche beaucoup si on évalue séparément l'espace de temps que les chevaux ont consacré à cette besogne. Aussi, au lieu de marquer pour un labour une somme constante de 25 fr. , nous inscrirons au journal, et au dépouillement s'il y a lieu:
Labouré telle pièce pour du blé: 12 journées de 'chevaux à 2 i r. 25 c. . . . 27 fr. » c.
4 journées d'employés à 1 fr.
Total du prix du labour 32 70
Si pour le labour suivant il est indispensable d'employer un plus grand nombre ou un moindre nombre de chevaux, ce mode d'évaluation l'indiquera; il serait impossible de faire passer ces variations dans la comptabilité si on avait un taux fixe pour chacme opération. On conçoit que pour arriver a ce degré d'exactitude il est nécessaire de déterminer préalablement le prix de la journée d'un cheval. Cette fixation exige que l'on fasse pour les animaux un calcul analogue à celui que nous avons établi pour les employés. Comme ici les données sont plus variables et que les élémens du calcul sont plus nombreux et plus complexes, je crois utile de les énumérer sommairement.
Les objets qui constituent la dépense annuelle d'un cheval sont : les frais de nourriture, de pansement, de logement, de vétérinaire, l'intérêt du prix d'achat, la prime d'assurance représentant la diminution annuelle de la valeur de l'animal. Les produits sont : le travail, le fumier, le poulain chez les jumens, ou le saut des étalons. La somme des jours pendant lesquels les chevaux peuvent travailler n'est pas partout la même. Thaer l'évalue à 300 par an ; Pabst à 285 ; M. de Dombasle à 240. Je crois que ce dernier chiffre est celui qui se rapproche le plus de la vérité pour la France centrale et septentrionale. Au reste j'ai déjà dit que les élémens qui forment la dépense et le produit des chevaux amènent une combinaison de résultats assez différens suivant les localités. Le tableau suivant indique pour la journée d'un cheval des prix assez différens, et qui tous cependant reposent sur des évaluations exactes; j'y ai joint le prix de la journée d'un employé et d'un bœuf, dans les mêmes circonstances.