AV
Fig. 136.
vue de côté. Rien de plus simple que la construction de ces dernières scies. On peut emprunter le mouvement à toute autre machine mue par l'eau ou par des chevaux, en adaptant à l'axe de la scie une poulie mise en mouvement par un cordon en cuir qui reçoit son impulsion de la roue de la machine. Cet appareil imprime à une scie de 2 pieds de diamètre une vitesse suffisante ; mais on peut construire la scie avec sa roue pour 750 fr., tant la machine est simple. Une scie circulaire de 2 pi. peut faire 700 tours par minute ; on établit de ces sortes de machines dans les forêts où il y a une force d'eau capable de les faire mouvoir. Une roue de 8 pi. de diamètre et de 8 pou. de largeur à la circonférence, suffit pour imprimer le mouvement à la scie. En débitant ainsi le bois sur place, on épargne une bonne partie des frais de transport. Ces scies à roues circulaires sont très-utiles pour le débit des feuilles de parquet.
Une petite scie d'environ 12 pouces de diamètre pourrait être mise dans un châssis et mue par un homme; cette machine serait très-utile pour scier les bois de chauffage; car deux hommes couperaient autant de bois en un jour avec cette scie, qu'ils en couperaient en une semaine avec des cognées. Une scie circulaire de 2 pieds de diamètre débite par jour 1200 douves de barils propres à mettre des harengs. Ces douves sont faites de saules ou d'autres bois blancs. Une scie ordinaire, mue par un petit courant d'eau, fabrique 12 planches de 12 pieds à l'heure; elle
travaille ordinairement 12 heures, ce qui fait une fabrication de 144 planches ou de 1728 pieds courans de planches, par jour. Deux hommes scient par jour 110 pieds courans de planches, suivant l'ancienne méthode.
On débite le bois de sciage en planches, en plateaux, en bois carrés, etc. 1° Les planches ordinaires de chêne ont de 10 à 12 pouces de largeur sur 1 pouce d'épaisseur. Leur longueur varie suivant celle des billes dont on les tire. Les planches appelées entrevoux ont 10 lignes d'épaisseur. 2° Les contre-lattes qu'on pose sur les chevrons ont un demipouce d'épaisseur sur 4 à 5 pouces de argeur. 3° Les chevrons ont 3 ou 4 pouces en carré. 4° Les solives ont 5 , 7 et 8 pouces d'écarrissage. 5° La membrure pour la menuiserie a une épaisseur qui varie d'un pouce 1/2 à 3 pouces. 6° Les planches appelées voliges qui servent pour les panneaux de menuiserie, les caisses, etc. , n'ont qu'un demi-pouce d'épaisseur. 7° Les madriers ont 2 pouces 1/2 d'épaisseur sur 5 pouces de largeur. 8° Les feuilles de parquet ont 15 lignes d'épaisseur sur 6 à 7 pouces de largeur. Leur longueur varie d'un à 2 pieds.
Lorsque ces bois sont destinés à être mis dans le commerce, l'usage est de leur donner en longueur 6, 9, 12, 15, 18 et 21 pieds.
Les petites billes qui restent lorsqu'on a employé les plus grosses, servent à faire des pièces de menuiserie pour les portes et les croisées.
Débit de sapins. Dans les grandes forêts de sapins, on débite une partie des arbres en planches dont la longueur est ordinairement de 12 pieds, la largeur de 10 à 14 pouces et l'épaisseur de 12 à 13 lignes. La douzaine de ces planches se vend près de la scierie de 12 à 14 fr. Mais dans une sapinière où l'on exploite à la fois les gros et les petits sapins, on fait des planches de différentes dimensions ; nous allons faire connaître ce genre d'exploitation.
Produit des planches dans une foret de sapins. 1° Un sapin de 30 pouces de tour rend 30 petites planches de 7 pieds de longueur, sur 6 pouces de largeur, valant 4 fr. la douzaine, ce qui fait en tout 10 fr. 2° Un sapin de 36 pouces de tour rend 49 planches de 8 pieds de longueur sur 7pouces de largeur, lesquelles valent, à raison de 5 francs la douzaine, la somme de 20 fr. 40 c. 3° Un sapin de 42 pouces de tour rend 56 planches de 8 pieds de longueur sur 8 pouces de largeur, lesquelles valent 6 fr. la douzaine, ce qui fait en tout 28 fr. 4° Un sapin de 48 pouces de tour rend 63 planches de 9 pieds de longueur sur 10 pouces de largeur, lesquelles valent, à raison de 7 fr. la douzaine, 36 fr. 75 c. 5° Un sapin de 54 pouces de tour rend 70 planches de 10 pieds de longueur sur 1 0 pouces 1/2 de largeur, lesquelles valent, à raison de9fr. la douzaine, 52 fr. 50 c. 6° Un sapin de 60 pouces de tour rend 88 planches de 11 pieds de longueur sur 12 pouces de largeur, lesquelles valent, à raison de 11 fr. la douzaine, 80 fr. 66 c. 7° Un sapin de 66 pouces de tour rend 96 planches de 13 pouces de largeur sur 12 pieds de longueur, qui valent 13 fr. la douzaine, ce qui fait en tout 104 fr. L'épaisseur de tontes ces planches est d'un pouce.
Frais à déduire. Supposons un sapin de 4 pieds 1/2 de tour qui rend 70 planches.
Les frais de transport de l'arbre à la scierie sont de 3 fr. ci 3 fr. » c.
ha/açon du sciage est comptée à raison d'un franc la douzaine de planches, ce qui fait pour 70 planches 5 83
La main-d'œuvre pour le chargement s'élève avec les faux frais a 1 50
Intérêts de l'établissement de la scierie à 15 0/0 et répartitions. » 15
. 10 fr. 48 c.
Nous avons vu que ce sapin avait rendu pour 52 fr. 50 c. de planches; déduisant les frais, il reste 42 fr. 02 c. pour le produit net de l'arbre: il faut distraire de cette dernière somme le bénéfice du marchand qui fait l'exploitation. Nous n'avons pas parlé des branches de l'arbre, ni de l'écorce; mais ces produits se compensent avec les frais d'aballage et ceux de surveillance.
Nous allons actuellement présenter le calcul du produit de ces arbres d'après leur volume au 5me déduit.
Le sapin n° 1 contient 9 pieds cubes; par conséquent son produit total est d'un franc 11 centimes par pied cube, ou de 10 fr. pour la tige entière. — Le volume du sapin n° 2 est de 16 pieds cubes 6/ 10, et comme sa valeur totale est de 20 fr. 40 c, le pied cube vaut 1 f. 23 c. — Le volume du sapin n° 3 est de 25 pieds cubes; sa valeur totale étant de 28 fr., le pied cube vaut 1 fr. 12 c. — Le volume du sapin n°4 est de 43 pieds cubes 8/10 ; sa valeur totale étant de 36 fr. 75 c, il vaut par pied cube 84 c. — Le volume du sapin n° 5 est de 56 pieds cubes ; sa valeur totale étant de 52 fr. 50 c, il vaut par pied cube 93 centimes. — Le volume du sapin n° 6 est de 96 pieds cubes; sa valeur totale étant de 80 fr. 66 c. , il vaut par pied cube 84 cent. — Le volume du sapin n° 7 est de 122 pieds cubes, sa valeur totale étant de 104 fr. , il vaut par pied cube 85 cent.
Un calcul semblable est indispensable dans toutes les exploitations, si le marchand veut connaître le meilleur emploi possible de son bois. Dans l'exemple ci-dessus, le débit en planches est le plus profitable pour les petits arbres; mais il faut calculer combien les arbres d'une grosseur moyenne produiraient si on les débitait en chevrons de 4 pouces d'écarrissage ou en plateaux. Il faut enfin discerner l'emploi qui établit le plus haut prix pour le produit net du pied cube.
Cet exemple fait voir qu'il est désavantageux de débiter en planches les gros sapins; on ne les emploie en effet à cet usage que lorsqu'on ne peut les exporter facilement.
Pour scier les sapins on ne fait qu'enlever l'écorce sans les écarrir; les planches ont toute la largeur de l'arbre; celles des côtés, que Ton nomme dosses, sont arrondies sur une face et ont peu de valeur. L'écorce sert au chauffage.
Le sapin-épicéa est employé dans les montagnes du Jura et des Vosges à faire des ouvrages de boissellerie, tels que les vases à mettre le lait, qui sont formés d'un fond et de
EXPLOITATION DES BOIS. liv. v.
petites douves cerclées en bois, des barattes, d'autres ustensiles pour les laiteries et pour les caves, etc. Cet emploi, lorsque les arbres y sont propres, est toujours meilleur que le sciage.
Un stère de bois grossièrement écarri rend 300 pieds courans de planches de 1 à 12 pou. de largeur. Un stère de bois en grume rend 180 pi. courans de planches.
On paie aux scieurs de long pour la façon de 1000 pi. courans de bois de sciage assorti de planches, voliges et chevrons, 36 fr. si les bois sciés sont des sapins, des peupliers, des trembles ou d'autres bois tendres, et 45 fr pour le sciage de chêne. La façon du sciage pour le bois de cuves qui a 2 pou. d'épaisseur sur 7 po. de largeur moyenne, est de 42 fr. par mille pi. courans. Le prix du sciage des bois de bateaux est de 60 fr. par mille pi. courans.
Le prix du transport des bois de sciage sur un chemin de traverse est par milliers de pi. courans de planches assorties :
Pour 1 lieue 3 fr.
Pour 2 lieues 6
Pour 2 lieues et demie 7
Pour 3 lieues 8
Pour 4 lieues 10
B. Produit dypréaux mis en planches.
Douze blancs de Hollande dont la grosseur donne un écarrissage de 12 à 15 pou. produisent 5,400 pi. courans de planches valant 9 cent, le pi. en bois vert et !3 cent, le pi. en bois sec. La façon du sciage des planches est de 2 cent, par pi. courant. Ainsi la valeur nette du pi. de planche est de 7 cent.
5,400 pieds de planches à 7 centimes valent 378 fr.
Les cimes et les débris de l'écarrissage valent, à raison de 3 fr. par arbre 36
Produit net . . . 414 fr.
Cette somme, divisée par le nombre d'arbres, donne 34 fr. 50 cent, pour le produit de chacun.
7° Bois de chauffage.
Dans les pays de grandes forêts, on met en bois de chauffage une partie des futaies de hêtre, qui sont fendues en grosses bûches pour cet usage, auquel on emploie aussi le chêne et le charme; mais lorsqu'on débite aussi d'autres arbres que ceux qui sont défectueux, on sort des règles d'une bonne exploitation et on manque d'industrie.
8° Branchages des futaies.
Dans \m massif de futaies, les arbres n'ont pas de larges têtes et leurs branches sont peu volumineuses. Dans les futaies sur taillis il faut distinguer : si ce sont de grands taillis, les arbres sont médiocrement branchus; mais il faut encore avoir égard à d'autres circonstances. Lorsque les arbres sont trèsépais, leurs têtes, quoique plus fortes que celles des arbres de même grosseur, dans un massif ne s'étendent pas sur de larges dimensions. Si au contraire les arbres sont peu
CHAP. 5e
ÉVALUATION DES PRODUITS DUNE COUPE
nombreux, le volume total des branches est considérable. Le rapport change dans les bois qui s'exploitent à l'âge de 12 à 18 ans: la tige des arbres est peu élevée, et son volume est beaucoup moindre relativement à celui des branchages que dans les autres bois.
Les branches de chêne servent à faire des courbes de bateaux; les grosses branches de hêtre et de tilleul, à faire des sabots.
Dans un bois taillis garni de chênes nombreux et de moyenne grandeur, on estime que les arbres dont les tiges cubent 10 stères produisent 20 stères de branchages.
Dans une haute-futaie de sapins, les branchages sont évalués à raison de 2 stères par tige d'arbre, mais dans le nombre des arbres on ne compte pas ceux qui ont moins de 4 pi. de tour.
9° Copeaux,
Dans une coupe bien fournie d'arbres, il y a beaucoup de copeaux, car un arbre écarri, en prenant pour côlé d'un carré le 5° de la circonférence, n'a plus que la moitié de son volume primitif. Le resle ( y compris Técorce qui n'est pas propre au tan) se débite en cordes de copeaux qui se vendent à raison de 4 fr. le stère pour le chauffage. On ne doit pas négliger de faire amasser et vendre les copeaux des entailles lorsque les arbres sont abattus à la cognée. La sciure de bois se vend aussi, s'il y en a une certaine quantité.
Emploi des ramilles pour la fabrication de la chaux.
Dans la chaîne de montagnes calcaires des départemens de l'Est, les chaufourniers font l'extraction de la pierre à peu de profondeur. Us choisissent le voisinage de la coupe ou l'enceinte même de cette coupe, lorsqu'il y a des places vagues et de bonne pierre. Us montent le fourneau, cuisent et livrent la chaux aux acheteurs. On leur remet sur place tous les fagots. Leur salaire varie de 75 cent, à 1 fr. par muid de chaux vive contenant 7 pi. cubes. On leur abandonne en outre les cendres qui valent environ 12 fr. par fourneau. Il faut 11,000 fagots pour la cuisson d'un four à chaux qui produit 300 tonneaux de 7 pi. cubes chacun.
§ III.— Détail de l'exploitation d'une coupe de taillis et futaie située à portée d'un vignoble.
1° Espèce du bois.
Le taillis se compose de chêne, charme, tremble et coudrier. Il est âgé de 18 ans. La futaie se compose de chêne et de quelques ormes et frênes.
2° Produits,
Echalas. 6 nilliers d'échalas de brins appelés paisseaux qui se mettent en bottes ou paquets de 50 brins. Voici les détails des frais, en comprenant ceux du transport au lieu du marché le plus voisin :
7 cent, pour couper la botte de 50 pais-
seaux, ci .» . «
13 cent, par botte pour aiguiser les paisseaux et ranger les paquets 13
15 cent, pour transport au marché voisin situé à 4 lieues de la forêt, par botte 15
7 cent.
Total
. . 35 cent.
Le prix étant de 65 cent, par paquet sur le marché, le produit net est de 30 cent., et comme il y a 120 bottes par hectare, le produit total est de 36 fr 36 fr. » c.
Cercles. Les cercles servent à relier des tonneaux de 220 litres et des demi-tonneaux. La coupe rend par hectare 100 couronnes qui contiennent chacune 25 cercles de coudrier, marseau , etc. Chacune de ces couronnes vaut 1 fr. 75 c. sur le marché; il faut déduire les frais :
Coupe des perches . * 7 c
Transport des perches à l'atelier 2
Façon de la couronne . 35
Transport à 4 lieues . S
Total , . . 52 c.
Ainsi le produit net est d'1 fr.
23 c. par couronne, et comme il y en a 100 par hectare, le produit net total est de 123 fr. par hectare, ci 123 »
Perches. On emploie de petites perches pour soutenir les toits en paille; on ajuste et on vend des bâtons qui servent aux ouvriers des villes; ces petites perches se vendent 26 fr. le mille. Déduisant 4 fr. pour la façon, le produit net est de 22fr. On recueille un millier de ces bâtons et perches par hectare, ce qui fait en tout ... 22 »'
Les perches de tremble et d'aune propres à faire des chevrons, se vendent à raison de 50 cent, chacune; on en vend pour cet usage 15 par hectare, ce qui fait 7 50
Les vanniers emploient quelques plants forestiers pour faire des anses de paniers, des montures de vans, etc. Ce produit, qui n'est jamais important, figure dans les produits divers.
Charbon. Le menu bois se met en charbon ; il yen a par hectare 1600 pi. cubes métriques qui rendent 85 tonneaux ou 595 pL cubes de charbon de médiocre qualité.
Le prix du tonneau de charbon est de 2 fr. 85 c. au marché le plus voisin.
Il faut déduire les frais suïvans qui sont calculés par tonneau de charbon de 7 pi. cubes.
Pour avoir abattu le bois né-
188 fr. «50 c
*ÎD AGRICULTURE FORESTIÈRE
188 fr.50c cessaire à la fabrication du tonneau de charbon, 30 cent, ci 30 c.
Pour dresser le fourneau 12
Pour cuire le charbon. 13
Frais de transport du lieu du débit à 2 lieues de la coupe 15
Frais de livraison et déchet * w 5
Total . . . 75 c.
Déduisant ces frais de la somme qui exprime le prix du tonneau, de charbon il reste pour sa valeur nette 2 fr. 10 c, ce qui fait pour 85 tonneaux . 178 50
Il a fallu pour produire ces 85 tonneaux de charbon 59 stères de bois ; par conséquent la valeur nette du stère revient à 3 fr. 02 c.
On n'emploie à cet usage que le bois impropre à tout autre usage, et le charbon est moins cuit que celui qui est fabriqué pour les usines.
Bois de chauffage. On en distingue de plusieurs espèces et de plusieurs qualités dans la coupe.
1° Bois de chérie , orme, etc.
Les bûches d'environ 1 pied de tour sont mises en cordes qui forment un cube de 4 pi. de face dont le volume est de 64 pi.
cubes. On a par hectare 6 cordes qui valent 12 fr. chacune, prises dans la forêt-, déduisant 1 fr.
pour la façon, reste 11 fr. pour la valeur nette de la corde, ce qui fait pour les 6 cordes . . 66 »
On met dans ces cordes les petites futaies qui ne sont pas propres au service.
2° Bois de tremble. On a par hectare 6 cordes de bois de tremble ( corde de 64 pi. cubes) qui valent 8 fr. chacune : déduisant 90 cent, pour la façon, reste 7 fr.
10 c; ce qui fait pour 6 cordes.. 42 60
3° Bois de branchages. Les branches des futaies se mettent en bois de chauffage; la corde de 64 pi. cubes dans la forêt se vend 11 fr., ce qui revient à 4 fr.
64 c. le stère. Déduisant 1 fr.
pour la façon, la valeur nette de la corde est de 10 fr., et comme il y a 7 cordes par heclare ( 166 décistères ), la valeur totale des branchages est de 70 fr. par hectare, ci 70
4° Fagots. Il y a 900 fagots, par hectare, de brins de taillis d'un
Ï>ouce à 2 pouces et demi de tour, iés aux 2 bouts. Ces fagots se vendent 6 fr. le cent dans la
545 fr. 60 c.
.EXPLOITATION DES BOIS. uv. v.
545 fr. 60 c.
coupe ; déduisant 1 fr. 25 c. pour la façon, la valeur nette est de 4 fr. 75 c. par cent; ce qui fait par hectare. 42 75
400 fagots de menus brins, de moins d'un pouce de tour, à 3 fr. le cent pris dans la coupe; déduisant 1 fr. 20 c. pour la façon, le produit net est de 1 fr.
80 c. par cent, ce qui fait pour tout 7 20
200 fagots de branches de futaie qui se vendent 5 fr. dans la coupe, déduisant 1 fr. 25 c. pour la façon, la valeur nette est de
3 fr. 75 c, ce qui fait pour le
tout 7 50
Futaie. La coupe contient 11 hectares ; nous consignerons d'abord le produit de la coupe entière :
1° Bois courbes, charpente de lre classe, bois d'ébénisterie, 9 stères ou 243 pi. cubes à 2 fr.
50 c. le pi. cube, en tout 607 fr.
50 c, ce qui fait par hectare . 55 20
2° Bois de charronnage de frêne et orme, 18 stères ou 486 pi. cubes à 2 fr. le pi. cube, en tout 972 fr., ce qui fait par hectare 88 06
3° 62 stères ou 1674 pi. cubes de bois employé à la petite charpente, débité en sciage et en sabots à 1 fr. le pi. cube, 1674 ff., ce qui fait par hectare ... 152 18
Produits divers. La braise des places à fourneau s'est vendue par hectare 6 »
Les copeaux ont produit par hectare 50 *>
On a vendu 10 courbes de bateaux par hectare à 75 cent. ; déduisant 7 cent, pour la façon de chaque courbe, reste . °. . 6 80
On a vendu des viornes aux vanniers pour 2 fr. par hectare, des liens ou roueltes propres à la confection des radeaux pour
4 fr. par hectare, des brins de bourdaine propres à la fabrication de la poudre, pour 3 fr. par hectare, total 9 »
Produit par hectare . * 970 fr. 59 c.
En réunissant le prix des diverses marchandises produites par la coupe, on en connaît la valeur totale. Il ne s'agit que de déduire le profit du marchand, dans lequel sont compris les intérêts d'avance de fonds.
Quant au salaire du commis qui dirige l'exploitation et qui est chargé des recouvre mens, il se trouve ordinairement paye par une addition de 5 cent, par franc au prix de toutes les ventes partielles.
Section vu. — Abattage des bois.
Nous allons actuellement traiter des procédés généraux d'exploitation qui s'appliquent à tous les détails précédens.
CHÀP. 5e.