‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 4)Chapitre 93 sur 369 · tome IV · texte numérisé non relu

tome IV

138 AGRIC. FORESTIÈRE : CONSERVATION ET DÉFENSE DES FORETS, liv. v. le nom de résine, poix, goudron, noir de fumée, etc. Les merisiers laissent aussi suinter une matière épaisse qui se concrète à Pair,

et qui esL employée dans divers arts sous le nom de gomme de pays. On recueille encore sur le tronc des jeunes mélèzes une substance grasse, connue sous le nom de manne de Briancon, et qui est employée en médecine. On peut encore ranger au nombre des menus produits des forêts les fruits du merisier, du fraisier, de l'airelle myrtille, du framboisier qu'on mange en nature, dont on prépare aussi des boissons ou qui servent à diverses préparations économiques ; la ronce dont on fait des liens; les églantiers ou rosiers sauvages, sut lesquels on greffe d'autres rosiers dans les jardins; les truffes, les champignons comestibles, les morilles qu'on réserve pour la table; X agaric chirurgical, le bolet amadouvier; le genêt commun, dont on fait des balais, des liens, de la litière, des bourrées; le genêt des teinturiers, employé encore en teinture; les fougères, qui peuvent servir à la nourriture des bestiaux, à couvrir les plantes de jardin pendant l'hiver, et fournissent par leur incinération une grande quantité de potasse; les bruyères, que les moutons, les chèvres et les vaches mangent volontiers, dont on fait de la litière, des balais, des corbeilles, des cabanes de vers-àsoie, et dont on retire du charbon et de la

potasse; les mousses, qu'on peut employer comme litière ou pour faire des composts, des matelas, ou emballer des marchandises; les herbages et foins, etc., qu'on peut récolter en temps opportun ou faire pâturer par les animaux domestiques; la viorne obier (viburnum opulus ), dont on fait des baguettes de fusil, des tuyaux de pipe, de petits ouvrages au tour; la viorne cotonneuse ( v. lan~ tana ), qu'on emploie à faire de petits cercles, des liens, des paniers, des corbeilles ; le daphne mezereum, dont on fabrique des chapeaux d'un blanc éclatant et du papier imitant celui de Chine ; la clématite des haies {clematis vitalba L. ), qui sert à faire des liens, des paniers, des corbeilles, des ruches ; le brou de noix, qu'on emploie en teinture ; les œufs de fourmis, dont on nourrit les jeunes faisans; les cantharides, employées en pharmacie; les œufs des oiseaux sauvages; enfin une foule de plantes, de semences et de fruits employés dans les arts industriels, l'art de guérir et l'économie domestique, etc.

Il faut encore mettre au rang des produits des forêts le miel, qu'on peut enlever aux abeilles sauvages, et les animaux sauvages, soit quadrupèdes, soit oiseaux, dont la poursuite ou la destruction fait l'objet de la chasse, et dont la dépouille et la vente peuvent procurer des bénéfices assez important F. M.

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