‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 107 sur 329 · tome I · texte numérisé non relu

tome I

170 AGRICULTURE : FAÇONS GÉNÉRALES A DONNER AU SOL

goles : leur matière extractive n'est pas entraînée sur la pente des billons et dans les rigoles. Mais surtout la semence y est mieux répartie; on l'y répand à la volée. La herse agit sur toute la surface et d'une manière plus uniforme; le hersage, en rond, qui est si efficace, devient à peu près impraticable sur un terrain labouré en billons;le hersage eu travers même est rendu beaucoup plus difficile par cette dernière manière de disposer le sol. Aussi le terrain labouré à plat peut-il beaucoup mieux être nettoyé de chiendent et des mauvaises herbes qui se multiplient par leurs racines. Le charroi, et surtout celui des récoltes,y est beaucoup plus facile. Enfin le faucheur et le faneur y accomplissent leur travail avec bien moins de peine. Les céréales y reposent à plat après qu'elles ont été séparées de leur chaume: elles n'y tombent pas dans les rigoles pour y être gâtées par les eaux, comme cela n'arrive que trop souvent dans les champs labourés en billons étroits. Le râteau y agit avec beaucoup plus de promptitude, et c'est seulement là qu'on peut se servir du grand râteau, qui rend de si bons services lors de la moisson. »

On sait qu'une des premières améliorations qu'ait apportées aux terres basses de son exploitation le célèbre directeur de la ferme de Roville, a été d'aplanir leur surface par des labours successifs, en détruisant les billons qu'on y avait élevés avant lui avec tant de peines et ae soins. O. Leclerc-Thouin.

Section ii. — Des charrues considérées comme instrumens de Labour et de préparation des terres.

Les charrues les plus simples se composent de diverses parties que nous devons étudier d'abord séparément, afin de connaître leur usage et, autant que possible, les conditions les plis nécessaires à leur bonne construction. Ce sont : le soc, Le coutre, le sep, leversoir, l'âge ou la haye, le régulateur et le manche.

Cette première partie de notre travail accomplie, après une courte mais indispensable excursion dans le domaine de la dynamique, afin de mettre le lecteur à même de juger de la résistance que présentent les diverses sortes de charrues à l'effort des animaux qui les traînent, et d'apprécier les moyens de diminuer la force de traction, nous traiterons successivement des araires proprement dites; — des araires à support sous l'âge ; — enfin des charrues à avant-train qui nous présenteront plusieurs subdivisions, eu égard à la fixité ou a la mobilité de leur versoir, au nombre de leurs socs, etc., etc.

A.RT. Ier. — Des diverses parties essentielles des charrues.

§Ier. — Le soc.

Le soc est la partie de la charrue qui détache la bande de terre, concurremment avec le contre, et la soulève en avant du versoir.

Sans remonter jusqu'à l'antiquité, si nous devions seulement tracer ici un tableau historioue de toutes les charrues encore exis-

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