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III. Meules à toits mobiles

Les moyens de couverture n'ont pas été moins diversifiés que les supports. Le plus simple nous paraît être celui auquel on a

Fig. 448.

donné le nom de grange allemande . C'est une espèce de pavillon, soit carré et formé alors par 4 poteaux ou mâts placés aux angles; soit circulaire ou de forme polygonale, et ayant alors un plus grand nombre de poteaux. Par le haut est un toit, ou pyramidal ou conique, de construction légère, couvert en paille, en toile goudronnée, etc., et glissant entre les poteaux au moyen de colliers qui embrassent chacun d'eux. Dans les poteaux sont percés, de distance en distance, des trous dans lesquels on place des chevilles pour maintenir le toit à la hauteur convenable. Voir \&fig. 448, dans laquelle on peut remarquer un plancher également mobile, aussi au moyen de chevilles.

Viennent ensuite les gerbiers fixes à toit mobile des Hollandais, mentionnés par M. de Perthuis (1), et dont

M. DE MOREL-VlNDÉ a

donné la description sous le nom de Meule à la hollandaise perfectionnée. Nous en reproduisons ici les plan, coupe et élévation (fig. 449 ). Aux angles d'un châssis carré,

Fig. 449.

(1) Mémoire sur Part de perfectionner les constructions rurales, couronné en 1805 par la Société d'agriculture du département de la Seine.

chap. 12*. DES MEULES

semblable à ceux que nous avons précédemment indiqués, s'élèvent 4 poteaux maintenus du haut par un châssis à peu près semblable, et au centre duquel est suspendu un toit à peu près de même genre que celui dont nous venons de parler, lequel monte et descend à volonté au moyen d'une corde qui passe dans une poulie et va se rattacher par le bas à un petit treuil fixé à l'un des poteaux. Des c*he villes servent également à fixer le toit à la hauteur voulue.

M. de Perthuis, en mentionnant et en recommandant ces sortes de gerbiers, avait proposé de les améliorer en leur donnant la forme circulaire. Mais il ne nous semble pas que cette forme, toujours plus coûteuse, ait ici les avantages qu'il a cru y trouver, ni qu'elle soit indispensable, soit pour les châssis et combles des gerbiers mêmes, ni pour les meules de foins. Elle est indiquée tout naturellement, il est vrai, pour les gerbes de blés et autres graminées, par la forme des gerbes mêmes, et elle permet de placer les grains à l'intérieur, de serrer parfaitement les gerbes l'une contre l'autre, etc.; mais rien n'empêche de les établir ainsi sur un châssis ou un comble carrés. Si nous ne nous trompons, en orientant ce comble de façon à ce que ses angles se trouvent tournés vers les expositions d'où les pluies fouettent le plus ordinairement, les gerbes s'en trouveraient plus complètement garanties.

Enfin, M. de Morel-Vindé, dans un Mémoire qu'il avait communiqué à l'Institut en 1811, avait proposé le gerbier à toit mobile {fi%. 450 ). Au centre d'un châssis exhaussé

Fig. 450.

est placé un poinçon en 2 parties ; celle inférieure en bois brut, celle supérieure ronde et terminée en forme de vis de pressoir, et consolidée par de bonnes contrefiches.Par le haut du poinçon est un petit toit fixe, destiné à préserver la vis de l'infiltration des eaux de pluie. Au-dessous est un toit léger et mobile au moyen d'un double écrou, qui est mis en mouvement par une tige verticale,

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