‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 198 sur 329 · LIV. Ier · texte numérisé non relu

LIV. Ier

lorsqu'on doit l'appliquera de grandes quantités de fruits, de les placer, comme les racines, dans des celliers secs et frais. Enterrés dans des fosses, bien préservés de l'humidité, on les a trouvés parfaitement sains et frais une année après qu'ils avaient été récoltés. On peut alors appliquer aux fruits des dispositions analogues à celles prescrites précédemment pour les racines, en faisant observer, toutefois, qu'il est beaucoup plus nécessaire que le terrain où on les enterre soit parfaitemeut sec, élevé, et à l'abri de toute humidité. Les couches de fruits ne doivent pas être trop épaisses, et il est indispensable qu'on puisse les retirer partiellement , sans que toute la masse soit exposée au contact de i'air,qui rend leur altération très-prompte.— M. Morisot a proposé pour cet usage un silo qu'on pourrait adopter. Il consiste en une fosse dont on garnit le fond et les parois de paille longue, assujettie au moyen de gaulettes et de petites chevilles. Au fond on place ensuite un fort châssis en charpente, sur lequel sont superposées, jusqu'à la partie supérieure, qui est fermée de planches et recouverte d'une couche épaisse de terre, des caisses plates à claire- voie, dans lesquelles les fruits sont déposés. De cette manière, ces fruits se trouvent isolés les uns des autres, a peu près comme sur les étagères d'un fruitier, et parlaiiement à l'abri des alternatives atmosphériques de sécheresse, d'humidité, de feoid ou de chaud.

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