II. Machines imitant V action des fléaux
Les inventions ne sont, pour la plupart, que des amélioration apportées aux systèmes sanctionnés par l'usage; ce n'est pas par transition subite qu'on passe de ce qui existe à un bien idéal, qu'on ne trouve guère dans le cours naturel des choses, qu'après bien des tâtonnemens. Nous avons indiqué ci-dessus l'analogie qui existe entre l'action du piétinement et celle des rouleaux; maintenant nous Î>asserons en revue les machines qui ont de 'analogie avec le battage au fléau.
Différens systèmes de fléaux mécaniques ont été inventes en France et en divers autres pays ; plusieurs combi naisons ont été essayées avec des succès variés. Une preuve qu'aucun des appareils de ce genre n'a satisfait complètement, c'est qu'aucun d'eux n'a jusqu'à présent obtenuuneréputation incontestable.
Dans cette conviction, nous ne ferons que mentionner les machines à fléaux.
Les machines de Foester, de Hansen, de Rey de Planazu et de M. de Marolles, sont des fléaux mécaniques, qui se distinguent favorablement parmi les inventions de ce genre. La combinaison de X appareil de M. de Marolles (Jig. 474) est la plus ingénieuse;
Fig. 474.
par son mécanisme peu compliqué, elle ne doit pas être sujette à de fréquens dérangemens Cette machine a satisfait tous les hommes éclairés qui l'ont examinée, et, quoique sa capacité soit assez limitée, puisqu'elle ne bat que 60 gerbes par heure, on peut lui présager du succès quand elle aura obtenu la sanction de l'expérience, et dans tous les cas où le propriétaire subordonne le désir de posséder une machine à la règle d'une grande économie dans les dépenses de premier établissement.