DE SA CULTURE
sans pour la plupart, ou inapplicables dans la culture en grand. Un seul me paraît pouvoir être de quelque utilité. Il est dû à M. Poppy, et consiste à semer les turneps en rangées épaisses et en rangées clairsemées, et cela dans le but de détourner les attaques des insectes des rangées clair-semées destinées à être récoltées. — Un journal belge a rapporté en 1824 des expériences faites en Belgique, desquelles il résulterait que l'altise est propagée dans le sol par des œufs accolés aux graines, qu'on peut détruire en trempant ces graines pendant quelques heures dans une forte saumure (voy. tome II, page 5).
Quant aux autres ennemis des navets, on n'a pas trouvé de moyeu efficace de les détruire.
La rouille et la nielle attaquent les navets a différentes périodes de leur croissance, et cette croissance en souffle beaucoup; il n'est d'autre moyen connu de les prévenir cfue celui d'une bonne culture dans des terrains bien assainis et bien meubles. Les racines sont sujettes à croître d'une manière extraordinaire, à se couvrir de tubérosités comme les pommes-de-lerre. Dans lestemps chauds, on peut s'apercevoir de cette maladie à l'état des feuilles, qui deviennent flasques. Si on entame la substance de ces racines, elle est semblable à celle d'un navet sain ; mais le goût en estâcre, et les moutons les laissent de côté. On neconnaîtpasla cause decette maladie, qu'on croit due à la piqûre d'un insecte. — Les racines du navet, et le tubercule lui-même, sont encore affectés d'une espèce de chancre qui les détruit en partie; on ignore la cause de cette maladie, qui paraît moins fréquente dans les champs amendés avec la chaux. Huzard fils.
Section iii. — De la carotte et de sa culture.
Aucune racine n'a plus d'utilité que celles de la carotte pour l'alimentation du bétail de touteespèce : les chevauxles préfèrent à toute autre. L'huile essentielle qu'elles contiennent les rend un peu excitantes et leur donne beaucoup d'analogie avec l'avoine.
D'après beaucoup d'expériences comparatives, A.Young a constaté leur supériorité sur le grain et sur les pommes-de-terre pour l'engraissement des cochons. Mais il faut pour cela qu'elles aient été cuites. M. Biot pense que la cuisson a pour résultat de rompre les tégumens qui emprisonnent la substance nutritive, et de la faire profiter en totalité à l'alimentation, résultat que ne peuvent effectuer que partiellement les organes des animaux.
Les vaches à lait se trouvent très-bien de la nourriture dont les carottes forment la base; cette plante a la propriété de donner au beurre, même en hiver, cette belle teinte jaune que les acheteurs regardent, à tort ou à raison, comme un indice d'une excellente qualité.
D'après Hermbstaedt, 100 parties de racines de carottes contiennent :
80,00 eau ;
6,00 mucilage saccarin;
1,75 mucilage gommeux ;
1,10 albumine ;