‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 288 sur 329 · DES PA · texte numérisé non relu

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le trèfle, la luzerne, etc., etc., donnent généralement, par compensation à tant de défauts, d'assez bons pâturages. Une fois que des plantes graminées d'un bon choix s'en sonl emparées, elles s'y maintiennent longtemps, y donnent des foins peu précoces à la \érilé, mais aboudans et de bonne qualité. Elles y résistent, mieux que dans les terrains plus légers, aux sécberessesestivales, et se recommandent, dans l'arrière-saison, par une nouvelle herbe plus longue, plus verte et plus succulente. Les terres de cette sorte s'améliorent d'ailleurs tellement à l'état de prairies, qu'elles changent, pour ainsi dire, à la longue de nature, et qu'elles deviennent très-propres à d'autres cultures.

Les terres argdo-sableuses conviennent également à rétablissement des herbages, lorsqu'elles reposent à une faible profondeur sur un sous-sol imperméable, et qu'elles sont situées de manière à recevoir l'égout des terres environnâmes. L'humidité fréquente, qui les rendrai» impropres aux récolles de céréales, les rend au contraire très-propres à la production des graminées vivaces.

Par la même raison, les sols de toutes natures situes clans les vallées parcourues par des cours d'eau dont les infiltrations ou les débordemens accidentels entretiennent une fraîcheur plus ou moins constante, sont encore on ne peut mieux disposés pour se couvrir de beaux et bons herbages, sans nuire à d'autres productions; car il est remarquable que, dans l^s trois circonstances dontje viens de parler, les terres et les localités qui se prêtent le mieux à la végétation des herbes fourragères sont justement celles qui conviendraient le moins aux cultures économiques.—Là, comme nous le verrons en traitant à part, dans une des sections de ce chapitre, des diverses espèces fourragères, le choix du cultivateur est peu limité, puisque presque toutes les plantes graminées, celles même qui résistent le mieux à la sécheresse, aiment une fraîcheur modérée, et, tandis que beaucoup ne peuvent s'en passer, il en est un certain nombre qui ne réussissent jamais mieux qu'à l'aide d'une humidité stagnante. — De l'une à l'autre de ces limites, on peut cultiver, à peu près dans l'ordre de leur moindre besoin d'eau, les ivraies vivaces et d'Italie, \a hou que laineuse, \epaturin des prés, le vutpin des prés, la fétuque élevée et celle des prés ; Y agrostis florin etYagrostis d'Amérique, [aféole des prés, le phalaris roseau, et beaucoup d'autres d'un produit, non moins avantageux, auxquelles il est facile d'adjoindre diverses légumineuses du genre des trèfles, des gesses, des lotiers, des luzernes, etc.

Sur les fonds sablonneux, où les petits trèfles croissent à côté de la lupuline, de la gesse chiche, du lotiercorniculé,e[c, aie, se placent, au premier rang, lefromental, Uflouve odorante, la fétuque ovine et la fétuque traçante, puis le dactyle pelotonne, le ray-grass, X avoine jaunâtre, le paturin des prés, la cretelte, le brome des prés, etc., etc.

Dans les sols plus arides, une partie de ces mêmes plantes viennent encore avec la canche flexueuse, \ajétttgue rougeâtre, la mélique ciliée, la brize tremblante, Yélyme des sables, la petite pimprenelle, etc., etc.

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