‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 5)Chapitre 44 sur 329 · IV. le · texte numérisé non relu

IV. le

même en peu de jours, devinrent de la hau teur d'un pouce et demi, et parurent cro itre plus vigoureusement que dans le sable de quartz; mais les tiges seflétrirent et sécher ent par un temps chaud.

Dans la glaise maigre, les semences germé rent bien; il se développa une radicule et une plumule d'une ligne et demie; mais elles moururent avant d'avoir percé la surface de la terre, qui se couvrait d'une croûte serrée; les germes paraissaient être trop faibles pour se faire jour au travers de cette croûte.

Dans la glaise grasse on observait la même chose, mais à un degré plus fort; la radicule et la plumule ne parvenaient pas à une ligne de longueur, et mouraient bientôt.

Dans la terre argileuse plastique, le développement était moindre encore que dans les précédentes.

On ne pouvait plus remarquer aucune germination dans l'argile exempte de sable; les semences, pendant quinze jours, y restèrent sans développement, soit que la terre fût mouillée ou sèche, à l'ombre, ou au soleil. Cette argile formait une masse très-ferme et très-consistante.

Les mêmes graines qui paraissaient mortes, mises dans une terre arable ordinaire, germèrent en quelques jours, et poussèrent de belles tiges.

Da ns le carbonate de chaux, les graines germaient en peu de jours; leurs tiges parvenaient à une hauteur considérable; beaucoup de petites racines se formaient, et paraissaient parfaitement saines.

Dans la magnésie carbonatée, es graines germaient bien aussi en peu de jours, parvenaient vite à une hauteur considérable, et les plantes étaient d'une belle couleur verte et pleines de suc.

Elles poussaient dans l'humus de la même manière que dans la magnésie.

Les semences confiées à la terre de jac hère et à la terre arable germaient et se dév elop paient bien; seulement les plantes parais saient croître moins vite que semées dans l'humus et dans la magnésie; ce qui rés ulU sans doute de la grande proportion d' eau que retiennent ces dernières substances , ei de leur porosité, qui permet aux plantes d'ê tre en contact avec l'atmosphère.

Ces résultats montrent que la porosité e l'humidité des terres sont deux des con d tions les plus indispensables pour la vég éta tion, et que l'argile pure a une influence nui sible moins par sa grande faculté de ret en l'eau que par sa grande ténacité et sa con si tance, enfin, parce qu'elle oppose méca n quement des obstacles au développement ti la jeune plante, et qu'elle la prive du coi tact de l'air, indispensable à la végétation.

On peut conclure, des données qui précèdent, que les sols servent essentiellement :

1° A offrir aux graines les conditions d'humidité, de température, de présence d'oxigène qui déterminent la germination;

2° h. présenter dés interstices dans lesquels les racficules et les plumules puissent s'insinuer, et que les racines, les tubercules et les tiges puissent ensuite élargir, afin de se développer graduellement en assurant à la plante une sorte de scellement ou de base

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