‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 110 sur 467 · DES VÉGÉTAUX NON ENCORE CULTIVÉS · texte numérisé non relu

DES VÉGÉTAUX NON ENCORE CULTIVÉS

u’on peut se procurer à bon marché chezles d. uistes et chez les fabricans de goudrow.

On sait que toules les huiles sont mortelles pour les insectes, parce qu'elles bouchent les trachées par lesquelles ces animaux respirent. Le netloiement des écorces et l’enlèvement des mousses pendant l'hiver, détruisent une grande partie de la génération future de nombreux insectes : c’est donc un des meilleurs moyens pour en empécher la propagalion; les arbres offrent alors aussi moins de lieux de retraite pourattirer et retenir ces animaux nuisibles.

Nous ne devons pas nous étendre ici davantagesurcesujet,etnous renverrons au dernier Chap. du T. I, pour de plus amples détails, comme pourtoutce qui est relatif aux Hannetons et à leurs larves, les vers blancs où mans. Quant aux chenilles qui composent la classe entomologique la plus redoutable dans les vergers, nous recommanderons de nouveau avec instance l’échenillage, soit avec la serpe, soit plutôt avec les diverses sortes d’échenilloirs qui permettent d’abattre les paquets de chenilles très-promptement et sans monter sur les arbres. C. BaïLLY DE MERLIEUX.

CHAPITRE XIV.— Des VÉGÉTAUX INDIGENES NON CULTIVÉS ET DE CEUX RÉCEMMENT | INTRODUITS, DONT ON POURRAIT UTILISER LES PRODUITS.

Les végétaux les plus précieux de notre agriculture sont nés de plantes sauvages dont, pour la plupart, nous avons encore les types sous les yeux,et qu’une longue culture a considérablement modifiés et améliorés ; d’autres sont issus de plantes exotiques également sauvages et pareiïllement améliorées.

Nul doute que parmi les végétaux indigènes et exotiques non encore soumis à la culture, il en existe plusieurs qui pourraient l'être avec avantage. Il en est aussi dont on pourrait avec profit recueillir les produits naturels, et qui sont assez communs dans certalnes localités pour qu’on ne doive pas négliger d’en tirer parti.—Les essais déjà tentés sont encourageans sous ces deux rapports ; et ce qui doit encore contribuer à diriger les tentatives des agriculteurs de ce côté, ce sont les prix de 2,000 et de 1,000 francs proposés par la Société d'encouragement pour l’industrie nationale, pour l'introduction en France et Ja culture de plantes utiles à l’agriculture ou aux arts.

Nous allons indiquer sommairement ceux de ces végétaux qui ont déjà été l’objet de recherches fructueuses, où qui semblent donner les espérances les mieux fondées

SECTION 1. — Plantes fourragères.

Le Sainfoir du Caucase (Hedysarum caucasicum, Marsch.) est une belle plante vivace, introduite à Paris en 1831, à tiges droites, hautes de 1 à 2 pieds. Independamment de son emploi comme plante d'ornement, elle parait présenter de grands avantages en Ja cullivant comme fourrage, à cause de sa précocité et du développement ainsi que des qualités de ses feuilles et de ses tiges ;

elle pourrait être employée comme fourrage sec, ou donnée en vert, car elle repousse facilement après avoir été coupée. Cette plante se plait sur les montagnes, dans les terrains pierreux et sablonneux; elle ne redoute rien des froids les plus rigoureux ; elle développe l’une des premières, au printemps. ses feuilles et ses hrs Celles-ci s’épanouissent depuis avril jusqu’à la fin de mai, et les graines mürissent à la fin de juin; en août et septembre, elle donne de nouvelles fleurs. On la multiplie facilement de graines qu’elle fournit abondamment.

Galegas, plantes vivaces de la famille des Légumineuses, hautes de 3 à 4 nieds, dont les deux espèces qu’on cultive en pleine terre croissent dans-tous les terrains, même les plus médiocres et sans profondeur, et ne craignent ni les froids ni la sécheresse. Le Galega officinal où Rue-de-Chèvre ( Galega officinalis, L.) a été recommandé à l’art.

Prairies ( V. Tome I, p.517 ).— Le Galega d'Orient ( G. orientalis, L.) n’a peut-être pas élé essayé en grand, et il n’est guère cultivé que pour la décoration des grands jardins ; mais s’il est moins vigoureux que la 1'° espèce, sa grande précocilé, puisque ses feuilles se développent pour ainsi dire sous la neige, le rendent très-précieux pour la nourriture des bestiaux, auxquels il fournit un fourrage vert à une époque où il est fort rare ; On peut aisement en obtenir deux coupes dans l’année après l’avoir fait brouter sur place au printemps. Cette plante donne des graines en assez grande quantité : 40 ou 45 livres suffisent pour ensemiencer un hectare.

Päturin du Chili (Poa chilensis, Desf.), plante graminée, introduite à Paris en 1829, annuelle, très-vigoureuse et rustique, à tiges

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