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bords des rivières et ruisseaux et dans les terrains humides ou inondés, autour des herbages fréquentés par les bestiaux, sur les lisières des terres qui, naturellement très-sablonneuses, se dessécheraient trop, si l'ombre de ces plantations ne diminuait l'ardeur du soleil : c’est ce qui se voit dans le pays de Vaes en Belgique et ailleurs. Ces bordures peuvent former ou des haies.(Voy. tome 1) ou des oseraies (Voy. l'art. Saule, tome IV), ou des taillis (Voy. Agric. forest., tome IV), ou enfin des tétards: ce sont des arbres qu'on étête à une plus ou moins grande hauteur de la surface du sol, et dont lesrejets sont coupés rez tronc tous les 3, 4 ou 5 ans, pour faire des échalas, etc.; les saules, les peupliers, les frênes, pour les lieux humides, les ormes, les chènes et bien d’autres qui ontété indiqués à leur article spécial, reçoivent cette utile destination.
2° Les bordures productives de fourrages; les arbres qui donnent les meilleurs produits de ce genre ont été indiqués dans le chap. des Végétaux à fourrages, (tome 1). On peut y ajouter le Mürier (V. ci-devant).
3° Les Plantations productives de fruits sont les plus importantes; elles comprennent en 1'° ligne les Pommiers, les Poiriers, les Noyers ; et en 2° ligne, ou pour certaines contrées seulement, les Cerisiers, les Pruniers, les Noisetiers, les Châtaigniers, les Amandiers, les Figuiers, les Oliviers, etc., dont la culture n'offre rien de spécial, ou dont il a élé traité dans les articles précédens.
Les soins de formation et d’entretien d'un verger agreste varient selon les arbres qui le composent. Il en est de généraux qu'on doit appliquer à toutes ces plantations; la sagacité du lecteur les discernera facilement dans les principaux articles qui précèdent, et où il était plus essentiel de ne pas les omettre. Il ne reste plus ici qu’à parler des insectes les plus nuisibles dans les vergers, et à indiquer les principaux moyens de les détruire.
Les énsectes nuisibles dans les vergers sont très-nombreux; mais c’est surtout à l’état de chenilles qu’ils exercent les plus grands ravages.L’une des plus désastreuses est celle du Bombyce commun (Bombyx chrysorrhea, L.), longue de plus d’un pouce,qui désole presque tous les arbres, surtout les poiriers et pommiers; elle se réunit en communauté dans des coques où elle passe l'hiver; il faut donc écheniller avant qu'elle les quitie, entre février et mars,el par un temps froid et pluvieux qui force les chenilles à se tenir rassemblées. La chenille de l’Ayémale (Phalæna brumata, 1.) cause aussi d’exitrêémes dégâts, certaines années,aux pommiers : on peut,ainsi que d’autres espèces, la faire tomber des branchesenlesfrappant decoupssecsetredoublés; la fumée de paille mouillée qu’ou brüle en y ajoutant des pincées de fleur de soufre, suffoque aussi cet insecte. La Noctuelle, les Chenilles Arpenteuses où Géomètres, les Bombyces processionnaires, elc., sont encore fort puisibles.—Beaucoup d'insectes Coléoptères, surtout des Charancons, Becmares, Rhynchénes, Attelabes, etc., exercent des ravages également redoutables sur les fruits de nos ver-
gers, qu'il est fort difficile de préserver de
leurs atteintes.
Mais le plus redoutable desinsectes,surtout pour les pépinières et les jeunes plantations depommiers, c'estle Puceron lanigère (Miorilus mali, Blot.), qui paraît originaire d'Amérique, d’où il est passé en Angleterre et ensuite en France. Cet insecte est recouvert d’une espèce de duvet blanc qui donne aux Jeunes rameaux et aux écorces tendres, auxquels il s'attache de préférence, l'apparence qu'ils sont couverts de givre. Il les suce, fait naître des bosses ou exostoses, qui altèrent l’organisation végétale, arrêtent la marche de la sève, et occasionent souvent la perte des arbres et la ruine complète des pépinières. Parmi les nombreux moyens indiqués pour le détruire, le moins coûteux et l’un des meilleurs est de laver les arbres attaqués avec de la lessive, dont on imbibe et frotte avec un linge ou une éponge les parties malades ; le lait de chaux vive fait aussi périr ce puceron, mais l’application, qui doit en être faite avec une brosse, est moins facile. Le moyen indiqué comme préférable par la commission de la Société d'horticulture de Paris, consiste à faire des lotions d’huile essentielle ou volatile du goudron de houille,