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lequel les membres supérieurs ont une autre destination, ces muscles sont à leur minimure de développement.
c) Muscles de l'avant-bras. — 1ls forment deux régions : l’antérieure comprend 4 muscles, dont deux étendent le canon, et deux autres le pied; la région postérieure se compose de 5; 3 fléchissent le canon et les deux autres le pied. Tous ces muscles, dont on apprécie le grand développement et la force, par la largeur de lavant-bras à son extrémité supérieure, se terminent inférieurement par des tendons, dont le glissement sur des poulies de renvoi favorise l’action des puissances auxquelles ils font continuité.
-d) Muscles du pied, pris dans une acception générale. — Les muscles du pied, au nombre de 4, sont tellement grêles, et leur étude offre si peu d'importance, que nous n'en eussions pas même fait mention si leur titre n’eût pas dû nous conduire tout naturellement à dire un mot sur la disposition si admirable des appareils ligamenteux et tendineux propres à cette région du membre, dont l'agencement réunit tout à la fois tant de souplesse et tant de solidité.
Parmi les ligamens, les uns placés sur le côté des articulations maintiennent les os dans leurs rapports mutuels, sans gêner en rien les mouvemens alternatifs d'opposition qu'ils doivent exécuter les uns sur les autres; les autres, appliqués sur Ja face postérieure de ces mêmes 05, el étendus de Pun à l’autre, suivant l'axe du membre, depuis le genou jusqu'au petit sésamoïde inclusivement, forment une succession de soupentes (que l’on me passe ce mot) qui supportent constamment Ja plus grande partie du poids du corps. À ces ligamens formant déjà un appareik de suspension d’une très-grande force, s'ajoutent les tendons fléchisseurs dont le volume, beaucoup plus considérable que celui des extenseurs, indique bien évidemment que ces organes ne sont pas seulement destinés à transmettre l’action musculaire à la partie qui doit être mise en mouvement, mais qu'ils ont encore, et surtout pour usage essentiel, d'augmenter la somme de résistance que doit présenter l'appareil de suspension sur lequel le corps fait son principal appui. Indépendamment de cet appareil qui existe également, mais avec quelques modifications, dans le bœuf et le mouton, on trouve dans l’espace interdigité de ces animaux, des ligamens qui préviennent un trop grand écartement des doigts.
Muscles des membres postérieurs. — Ces muscles, généralement plus volumineux et plus favorisés sous le rapport de l'insertion, que ceux des membres antérieurs avec lesquels ils ont du reste de nombreuses analogies, peuvent être divisés en muscles du bassin, muscles de la cuisse, muscles de la jambe et muscles du pied.
Qu’indiquent ces conditions de force plus développées dans ces muscles, si ce n’est cette spécialité d'action des membres postérieurs dont nous avons déjà fait mention, eu examinant comparativement la charpente osseuse dans les deux bipèdes ?
a) Muscles du bassin ou.de la croupe. — Cette région, qui correspond à l'épaule, com-
cap. 1°
prend 6 muscles principaux, 3 de chaque côté,
dont l'étendue et l'intensité de contraction.
sont subordonnées à la longueur, ainsi qu'à la direction de l'os des iles. Ces muscles, dont les attaches postérieures et inférieures ont lieu au côté externe de l'extrémité supérieure du fémur, sont tout à la fois extenseurs, abducteurs et rotateurs de la cuisse; trois autres productions charnues, placées l’une à la suite de l'autre, et provenant de la région crurale postérieure, complètent la masse musculeuse de la croupe.
b) Muscles de la cuisse et de la Jesse. — Ces deux parties du membre postérieur, que nous croyons devoir réunir, correspondent au bras; les principaux muscles qu'elles comprennent peuvent être divisés en trois”regions. L’antérieure ou rotulienne se compose des muscles qui, produisent l'extension de la jambe sur la cuisse en prenant leur point d'appui, soit sur l'os des iles, soit sur'le fémur, et allant s’insérer à la rotule. La région crurale postérieure, où poplitée, comprend trois grands muscles antagonistes des précédens.
Enfin, la région crurale interne, où souspelvienne, se compose de 8 muscles, dont les uns produisent l’adduction, et les autres la rotation de la cuisse.
c) Muscles de la jambe.—-\s correspondent exactement à ceux de l’avant-bras, tant pour le nombre que pour la disposition et les usages. Des 3 muscles qui occupent la face antérieure et le côté externe du tibia, deux sont extenseurs du pied; le troisième fléchit le canon. Des 6 autres situés sur la face postérieure du même os, 3 fléchissent les phalan-
ges, un fléchit la jambe, et deux, insérés de |
la manière la plus favorable, étendent le jarret ainsi que le pied. Ë Les diverses parties du pied postérieur, pris dans une acception générale, sont identiques sous tous les rapports à celles du pied
. antérieur, à l’article duquel nous renvoyons.
7° Muscles peaussiers ou sous -cutanés. — Ce sont de grandes expansions musculeuses
ui doublent la peau dans certaines parties dé son étendue. Ces muscles, dont le grand développement semble suivre l’imperfection dans les organes du toucher, se rencontrent à la tête, au cou, sur l’épaule, les côtés de la poitrine et du ventre, c’est-à-dire sur les régions du corps où les animaux ne peuvent agir que très-difficilement; ce sont précisément eux qui font opérer à la peau ces trémoussemens, à l’aide desquels les animaux cherchent à se débarrasser des corps dont le contact leur est incommode.
SECTION 11. — Appareil de la digestion.
Parmi les organes qui composent cet appareil, les uns forment un long canal étendu de la bouche, qui en constitue l'entrée, à l'anus, qui en est l'ouverture postérieure et la terininaison ; les autres, annexés à certaines parties de ce canal, versent dans son intérieur différens fluides.
Le canal digestif où alimentaire recoit les substances dont l’animal se nourrit, les élabore, et en extrait par inhalation la partie essentiellement réparatrice. Sa longueur,
AGRICULTURE
APPAREIL DE LA DIGESTION. t17
d'autant plus considérable qu'il existe une plus grande différence entre la composition chimique des alimens dont l'animal se nourrit, et celle de ses crganes, est à son maximum d’étendue dans les animaux herbivores, moindre dans les omnivores, et beaucoup moindre encore dans les animaux carnivores. Il semble constant aussi que sa dimension en largeur balance jusqu’à un certain point la dimension en longueur. C’est au moins ce que démontre l'examen comparatif du canal digestif dans le cheval et le bœuf, animaux d'espèces différentes, mais également herbivores; chez le dernier, le canal alimentaire est plus long, mais d’un calibre moins considérable que celui du cheval : ainsi donc, un tube digestif d’une grande capacité serait généralement moins long qu'un canal étroit.
Dans les individus d’une même espèce, le canal alimentaire n’a pas non plus un calibre uniforme dans tous les points de son étendue; ici 11 offre des rétrécissemens, là des renflemens.
Situé en dessous de la colonne vertébrale, à laquelle il est attaché dans différens points de son étendue, le canal digestif commence à la face, traverse le cou et le thorax, pénètre ensuite dans la cavité abdominale dont il occupe la majeure partie, et se:termine en dessous du coccyx. À son origine, il a des connexions avec les organes de la respiration, et avec les organes génitaux et urinaires à sa terminaison.
Ses parois sont essentiellement constituées par deux couches superposées, l’une charnue et l’autre muqueuse, auxquelles s'ajoute, comme accessoire dans la cavité abdominale, une tunique séreuse qui favorise l’ampliation et le glissement des différens organes qu’elle revêt et unit.
Généralement formée de deux plans de Jibres, les unes longitudinales et les autres circulaires, la couche musculeuse presse et fait cheminer les substances alimentaires dans l'intérieur du canal digestif.
Outre les caractères généraux des membranes à la classe desquelles elle appartient, la muqueuse digestive offre encore des différences anatomiques et fonctionnelles que nous exposerons én temps et lieu.
Une immense quantité de vaisseaux et de nerfs complètent la structure de cet appareil dont toutes les parties sont liées par les plus étroites sympathies.
On divise le tube digestif en deux parties :
la première se compose de tous les organes situés hors de la cavité abdominale, la seconde de ceux situés dans l’intérieur de cette cavité; la bouche, la membrane buccale, les lèvres, les joues, le palais, le voile du palais, la langue, les dents, les gencives, les glandes salivaires annexes de la bouche, le pharyrx et l’œsophage, tels sont les différens organes compris dans la première division; la seconde comprend l'estomac, l'intestin, le foie, la rate, le pancréas, enfin l’épiploon et le mésentére, moyens d'union et de communication des divers organes qui occupent la même cavité.