‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 138 sur 467 · AN · texte numérisé non relu

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rieure du globe oculaire, et la direction que prennent les rayons Jumineux en traversant les différens milieux de l'œil.

a ) La sclérotique, membrane blanche trèsrésistante, présente deux ouverlures l’une postérieure, par laquelle le nerf optique pépètre aans l'air, l’autre antérieure, beaucoup plus grande, sur a circonférence de laquelle

s’enchässe la cornée lucide, à la manière d’un verre de montre sur son drageoir.

b ) La cornée lucide, ainsi nommée à cause de sa transparence, est une membrane lamelleuse, à laquelle la moindreinfiltration donne de l’opacité. A raison de sa forme convexe et de sa densité supérieure à celle de l'air, la cornée lucide réfracte les rayons lumineux qui la traversent.

c) La choroide, membrane éminemment vasculaire dont le brillant métallique de la face interne forme le 1apis, est percée en arrière d’une ouverture destinée au passage du nerf optique. Antérieurement, la choroïde, après s'être attachée à une zone grisâtre circulaire nommée cercle, anneau où ligament ciliaire (D), donne naissance à une multitude de prolongemens plissésetrecourbéssur eux-mêmes; cesont les proces ciliaires choroïdiens (E), qui s’engrènent, en s’avançcant vers la circontérence du cristallin, avec d’autres procès ciliaires appartenant au corps vilré.

d) L'iris, ainsi nommé en raison des couleurs variées qu’il présente, est une cloison membraneuse, érectile, percée à son centre d'uue ouverture nommée puprille, au moyen de laquelle s'établit la communication entre les deux chambres de l’œil; par sa grande circonférence, l'iris est attaché au cercle cilire.

e) La rétine, membrane pulpeuse blanchâtre, formée par l'épanouissement du nerf optique et moulee sur le corps vitré, semble se terminer à la circonférence des procès ci liaires hyaloïdiens auxquels elle adhère assez fortement. La rétine est l’organe immédiat de la vision.

E) Des humeurs de l'œil. — Ces humeurs, qui sont le corps vitré, le cristallin et VAumeur aqueuse, forment avec la cornée lucide déjà indiquée les différens milieux au travers desquels s’opère la réfraction des rayons lumineux qui pénètrent dans l’œil.

a) Du corps vitré.— Te corps vitré (H), ainsi noinmé à cause de sa ressemblance avec du verre fondu, constitue une masse sphéroïde excavée antérieurement pour loger le cristallin. Ce corps est formé par un liquide contenu dans une membrane nommée Ayaloïde (F, qui, après lui avoir formé une enveloppe génerale, fournit des prolongemens lameileux qui le séparent en une multitude de petites masses. Parvenue près du cristallin, cette membrane parait se diviser en deux lames, dont l’une passe en avant, ét l’autre en arrière de ce corps; de la séparation de ces deux lames, résulte un canal triangulaire, qui a été décrit par Perir, sous le nom de canal godronné (J); de la partie antérieure de celte membrane, lon voit se détacher une lame circulaire rayonnée, C’est la couronne ciliaire (K) ou les proces ciliaires du corps vitré qui s’engrènent avec ceux de Ja choroïde.

b) Du cristallin. — Le cristallin (L) est un corps lenticulaire mollasse, et transparent ‘comme le cristal, situé au fond de la chambre postérieure de l'œil, dans l’excavation que lui présente le corps vitré; une capsule propre, nommée cristalline (M), contient la substance propre du cristallin et en offre la transparence.

c) De l’humeur aqueuse. — On donne ce

ciAb. 1%.

nom au liquide limpide qui remplit la chambre antérieure (N) et la chambre postérieure de l'œil (O), et dont on a successivement attribué Ja formation au corps vitré, aux proces cIliaires, à la choroïde, à l'iris et à une membrane particulière nommée membrane de l'humeur aqueuse (P), de laquelle on fait dépendre la pellicule extrêmement mince qui ferme l'ouverture pupillaire dans le fœtus pendant les deux premiers mois de la gestation.

$ II. — Appareils nerveux.

L’encéphale, la moelle épinière et les nerfs dont nous avons indiqué la composition élémentaire en traitant.du système nerveux, forment le grand appareil de l’innervation qui préside à tous les mouvements volontaires où involontaires, aux diverses impressions et aux opérations de l'instinct.

1° L’encéphale, centre et régulateur de toutes les actions nerveuses, surmonte la moelle épinière et remplit exactement le crâne qui, par la forme et la composition de ses parois, le met à l’abri des violences extérieures. I] constitue une masse lobulée, ovoïde, creusée à l’intérieur de plusieurs cavités, dans laquelle on distingue trois parties, le cerveau proprement dit, le cervelet et la moelle allonge. À

20 La moelle épinière, autre partie centrale de l’appareil nerveux, dont le développement précède celui du cerveau, occupe toute l’étendue du canal vertébral. Elle constitue un gros cordon cylindroïde, composé de plusieurs faisceaux disposés par paires, et continus avec l'encéphale.

CONFOBRMATION EXTÉRIEURE.

La masse nerveuse encéphalo-rachidienne est enveloppée de trois membranes. La plus extérieure fibreuse se nomme la dure-mére, la moyenne séreuse porte le nom d’arachnoïde ; linterne, nommée pi-mére, est un réseau cellulo-vasculaire très délié, appliqué immédiatement sur la pulpe nerveuse.

3° Les nerfs sont Îles organes conducteurs du sentiment et du mouvement ; ils transmettent aux centres de perception les impressions qu'ils reçoivent dans les organes où ils abouüssent, et portent dans ces mêmes organes l’influx nerveux qu'ils recoivent des centres avec lesquels ils sont en communication directe.

Les nerfs ont été distingués en cérébro-spinaux el ganglhionnaires.

Selon le siége de leur extrémité centrale, les nerfs cérébro-spinaux ont été divisés en nerfs encéphaliques et nerfs rachidiens. Les premiers, au nombre de douze paires, sont en communication directe avec l’encéphale ; ils sortent par les trous de la base du crâne ei se distribuent à toutes les parties de la tête. — Les nerfs rachidiens, au nombre de quarante et une paires, tiennent à la moelle épinière par leur extrémité centraie; destinés pour le reste du tronc et les membres, ils sortent par les trous invertébraux, et sont distingués en cervicaux, dorsaux, lombaires, sacrés et coccygiens.

Les nerfs ganglionnaires forment avec de petits corps nommés ganglions un appareil sympathique particulier, qui transmet l’action nerveuse aux organes des fonctions involontaires, et ne semble pas conduire jusqu'aux centres de perception les impressions normales recues par ces organes. (RIGOT.)

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