‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 191 sur 467 · PROPORTIONS · texte numérisé non relu

PROPORTIONS

appelée balzane proprement dite, où simplement ba/zane quand elle ne remonte pas au dessus du boulet; grande balzane, orsqu'elle occupe le canon; balzane haut-chaussée, lorsqu'elle s'étend au genou et au jarret; enfin, balzane très - haut -chaussée, si elle envahit l'avant-bras ou la jambe. On nomme ba/zane incomplète où balzane demi-circulaire, celle qui ne fait pas le tour entier de ja couronne, et principe de balzane, une tache blanche peu étendue sur cette région.

Les balzanes peuvent être mouchetées, truitces, tachetées et enfin 2erminées; c'est ainsi qu'on les nomme lorsqu'elles présentent des bouquets de poils noirs terminés en pinceau à leur extrémité, comme le sont les taches de l’hermine.

b) Zébrures. Taches noires allongées, dis posées transversalement autour de ja jambe, de l’avant-bras et sur l’épaule.

SECTION v.— Des proportions.

Après avoir étudié chacune des régions du corps en particulier, et trouvé pour chacune d'elles quelles sont les conditions de forme les plus favorables au but qu’elle doit remplir, le problème de l’extérieur n’est pas encore résolu. Il reste à rechercher comment toutes ces parties, supposées toutes isolément dans les conditions de forme les plus favorables, doivent se combiner et s'associer pour constituer un tout harntonique; en d’autres termes, il reste encore à résoudre la question de savoir quelles doivent être les formes relatives de ces parties, et à trouver les règles de leurs proportions. La solution de cetie

uestion nouvelle va nous donner la clef de l'énigme de la beauté du cheval, et, comme le dit Bourgelat, nous faire deviner ce qui plait si fort dans un animal que, d’un aveu commun, l’on considère comme beau; car la beauté d'apparence réside dans l’exactitude et la justesse des proportions, qui ne sont autre chose que les rapports harmoniques de toutes les parties entre elles.

BourGELAT est le premier et le seul des auteurs d’hippiatrique qui ait fait un système rasonné sur les proportions du cheval. Pour comparer entre elles les différentes parties du corps et évaluer leurs dimensions relatives, il a pris comme unité de mesure qui peut être indistinctement propre à tous les chevaux, la longueur de la tête mesuree entre deux lignes parallèles, l'une tangente à la nuque, l’autre à l'extrémité de la lèvre supérieure; puis, appuyé sur une Jongue série d'observations coufirmées par le raisonnement. il posa ce principe général dans lequel réside Ja beauté du cheval, que La téte doit étre comprise deux Jois et demie dans la longueur de son corps, mesurce de la pointe de l'épaule à la pointe de la fesse; et deux fois et demie dans sa hauteur, mesurée du sommet du garrot à terre.

Ainsi, tout cheval bien conformé doit être inscrit dans un carré parfait ; et pour prouver que ce principe est juste, il suffit de démontrer les inconvéniens de toute autre conformation.

Si nous admettons, par exemple, qu'il y ait excès de la longueur du corps sur la hauteur,

il devra nécessairement en résulter une perte de vitesse dans les allures, puisque la foulée des membres postérieurs ne recouvrira pas celle des antérieurs, et qu’à chaque pas il y aura retard dans la progression de tout l’espace compris entre ces deux foulées ; mais en outre, cette grande longueur de la colonne vertébrale, impliquant sa flexibilité, doit encore avoir pour conséquence tous les inconvéniens que nous avons signalés en parlant du dos ensellé.

L’excès de la hauteur sur la longueur, en d’autres termes, la trop grande brièveté du corps entraine des conséquences tout à fait inverses. Avec ce défaut de proportions les allures doivent être nécessairement plus rapides, puisque la foulée des membres postérieurs dépasse celle des antérieurs; mais le cheval ainsi conformé est exposé à forger et à s’atteindre le tendon ; à chaque instant, il est menacé de chute, parce que les membres antérieurs ne peuvent se dérober assez tôt sous le poids du corps, pour étayer le centre de gravité trop rapidement déplacé. Enfin, comme nous l’avons indiqué, en parlant du dos de mulet, il est peu souple dans les mouvemens, et a les réactions très-dures. Admettons maintenant que l’animal soit trop élevé du derrière et trop bas du devant. Par le fait même de cette disposition, les extrémités anrieures surchargées ne pourront que se dérober difficilement sous le poids du corps.

Les postérieures, au contraire, se trouveront dans les conditions les plus favorables pour la rapidité de leurs actions. De là, conséquemment, les dangers pour l’animal de forger, de s’atteindre, de butter et de tomber.

Lorsqu’au contraire l'animal est élevé du devant et bas du derriere, les allures sont raccourcies, car les membres postérieurs surchargés ont moins de force pour imprimer à la masse son impulsion progressive.

La tête, que nous avons prise pour unité de mesure, peut elle-même pécher par un défaut de proportion; elle peut être en effet ou trop courte ou trop longue par comparaison avec le corps de l’animal. Pour s'assurer de ce défaut, il suffit d'apprécier si sa longueur géométrale est comprise plus ou moins que deux fois et demie dans la hauteur et dans la longueur du corps. Si la tête est trop longue, elle surcharge les parties antérieures, et pèse à la main du cavalier. Si elle est trop courte, l'effet du balancier qu'elle représente avec l’encolure est en partie annulé. Dans les chevaux de selle, il résulte de ces défauts de proportions de la tête, des inconvéniens dont on parlera en traitant de l'embouchure du cheval.

Le principe fondamental que nous venons d’énoncer est le seul, dans le système des proportions, dont le raisonnement ait démontré la justesse, le seul conséquemn'ent qui soit admissible. Si l’on veut, en effet, comme BourGELAT l’a indiqué, diviser l’unité de mesure en primes et en points, et chercher à évaluer prime par prime et point par point les dimensions relatives que doit avoir chaque

artie, on est conduit ainsi à des conclusions

e plus souvent arbitraires, et quelquefois tout à fait erronées. Si l’on admet, par exemple, avec ce célèbre hippiatre, que le

ANIMAUX DOMESTIQUES : CONFORMATION EXTÉRIEURE

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