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genou bien conformé doit avoir dans sa largeur seulement la moitié du tiers de la longueur entière de la tête, on est amené par là à considérer comme défectueux un genou qui présentera de plus grandes dimensions, et cependant il est bien démontré par les lois physiques que le genou ne saurait être trop large; il en est de même pour le jarret, pour toute autre articulation, et'si l’on veut être fidèle aux principes du système, on sera conduit à cette étrange conclusion : que lorsque les rouages d’une machine se trouvent dans les conditions les meilleures pour produire le plus d'effet possible, ils sont cependant mal construits.
Le système des proportions a encore le défaut d'établir une similitude complète entre tous les chevaux; en sorte que, quels que soient leur volume, leur taille et l’ensemble de leur conformation, néanmoins ils doivent tous avoir leurs différentes parties proportionnelles ; car telle est la propriété géométrique des choses semblables. Or, si l’on admet cette assertion, on est encore conduit à cette conclusion fausse, que l’avant-bras du cheval de manége doit être à l’avant-bras du cheval de course, comme le canon du premier est à celui du second. Tandis que nous avons démontré que les rapports entre ces deux régions devaient être, dans l’un et Pautre cheval, tout à fait inverses.
Nous pourrions citer beaucoup d’autres exemples, pour prouver que le système des proportions est dans ses détails tout à fait inapplicable, et qu'on ne saurait, du moins pour ce qui concerne la vétérinaire et le choix des animaux, assigner d’une manière fixe et durable des dimensions relatives aux différentes régions du corps.
. SECTION vi.— Des aplombs.
On entend en extérieur, sous le nom d’aplomb, la répartition régulière du poids du corps sur les quatre extrémités; je dis régulière et non pas égale, parce que le centre de gravité dans les animaux, se trouvant plus rapproché des membres antérieurs, doit les surcharger davantage que les postérieurs ; nous avons vu du reste, en examinant leur conformation, que les premiers étaient plus favorablement disposés pour représenter des colonnes de soutien, tandis que les seconds pouvaient être plutôt comparés à de véritables ressorts destinés, par leur détente, à communiquer à la masse son impulsion en avant.
On s'assure de la régularité des aplombs dans les membres en comparant leur direction avec celle de certaines lignes verticales appelées Lignes d’aplomb, qui, dans l’état le plus parfait de conformation, indiquent quelle doit être sous le corps la position des colonnes de soutien, pour que le poids en soit réparti régulièrement sur elles; et quelle doit être aussi dans chaque membre la disposition des pièces osseuses pour que toutes portent exactement les unes sur les autres, et que le poids dont elles sont chargées se trouve régulièrement distribué sur la face plantaire du pied.
Le tableau suivant indique la direction des lignes d’aplomb, et les inconvéniens qu'’entraine l’interversion de cette direction.
Aspects sous lesquels le | Lignes d'aplomb cheval est régulier.
examiné, Figure 148- | Une verticale tombant de la pointe de l'épauabt le membre.
ui Une verticale Æ /abaissée du som- = met du garrot à Z \terre, représentée & \parlaligne E F/ = 4 de chaque mem-
\placée en arrière | bre. Î
Une verticale / CD abaissée du \ tiers postérieur
et supérieur de l'avant-bras sur le boulet, passant entre j'oset les tendons.