‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 229 sur 467 · AMPUTATION DE LA QUEUE · texte numérisé non relu

AMPUTATION DE LA QUEUE

queue, et sur lequel les crins appartenant à la portion conservée de ce tronçon ont eté coupés à la même longueur que lui. Pour ce faire, après que l’amputation a été faite par l'une des méthodes que je viens de décrire, on laisse retomber les crins qui avaient été retroussés, on les mouille, on les peigne avec soin, en les appliquant bien autour du tronçon; l'opérateur les saisit de la main gauche qu'il fait glisser de la base vers l’endroit où il veut les couper, c’est-à-dire à environ un pouce ou un pouce et demi au-dessous du bout du tronçon; là, il s'arrête, donne à la queue la direction qu’elle a quand l’animal la laisse tomber naturellement, et avec un bon couteau qu’il tient de la main droiteet dont il dirige le tranchant vers les fesses, il coupe les crins en travers, en faisant exécuter à l’instrument un mouvement de scie. Il termine, en raccourcissant ensuite avec des ciseaux ceux des crins qui auraient échappé à l’action du couteau ou n'auraient pas été coupés régulièrement.

3° Pour mettre la queue er cadogan, on opère exactement de la même manière que dans le cas précédent, avec cette seule différence, qu'on laisse de chaque côté de la queue deux petites mèches de crins qui dépassent les auires de 3 ou 4 pouces.

Amputation de la queue sur le mouton. — Autrefois, en France, on ne coupait pas la queue aux bêtes à laine. Mais, depuis l’introduction des mérinos, cette méthode, venue d'Espagne, a été adoptée par les propriétaires des troupeaux de cette race. Voici, d’après M. Tessier, les motifs de cette opération :

« 1° Dans beaucoup de pays et en certaines » saisons, les bêtes à laine qui vivent d'herbes » lendres éprouvent des diarrhées qui sali- » raient leur queue, et celle-ci salirait la laine » des cuisses ; 2° la terre molle s’y.attacherait » aussi ; 3° le pis des femelles, distendu par le » lait quand elles allaitent, deviendrait sen- » sible et douloureux s'il était frappé par » celle queue chargée de crotte; 4° les brebis » portières à qui on a fait cette opération dans » leur jeunesse recoivent mieux le mâle et » agnellent sans que le cordon ombilical s'em- » barrasse, »

C’est à un mois ou deux qu’on coupe la queue aux jeunes agneaux. L'opération est des plus simples. On les prend les uns après les autres entre ses jambes, et avec un bon couteau on fait la section à 3 ou 4 pouces de la naissance de la queue. On a eu soin, avant de la couper, de remonter le plus possible la peau qui la recouvre du côté de sa base. Le sang s'arrête seul, et la plaie se cicatrise au bout de peu de temps.

SECTION 1x. — Opération de la queue a l'anglaise.

Les différens mouvemens qu'exécute la queue sont déterminés par des muscles, dont les uns, s’attachant de ehaque côté, contribuent, par leur action successive, à la porter à droite et à gauche suivant le besoin; les autres s’attachant tout le long de sa parie supérieure, la portent en haut; d’autres enfin, au nombre de deux,un de chaque côté de la ligne médiane, rampent et s’attachent à la partie

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