‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 254 sur 467 · FORMULES DE PRÉPARATIONS DIAPHORÉTIQUES · texte numérisé non relu

FORMULES DE PRÉPARATIONS DIAPHORÉTIQUES

N° 7°. Poudre diaphoretique.

Prenez : Sulfure d’antimoine brut. . 4 onces, Fleur de soufre, . . . 2 id.

Farine de féve ou d'orge. . 8 id.

Mélangez, et donnez-en 2 ou 3 onces par jour au cheval dans son avoine.

N° ;3. Electuaire diaphoretique.

Prenez : Fleur de soufre. . , 1 once.

Crocus d'antimoine , 1 éd.

IS AE AMG UE ser, a 7

Mélangez et administrez en une fois, N° 74. Autre avec le kermes.

Prenez : Kermës, . . .

1 once, Poudre d'aunée, . 2 id.

Miele ne Te Ne) 2e

Mélangez :t adminis'rez en une seule fois, N° 35. Breuvage diaphoretique.

Crdinairement on emploie pour cela, soit une infasion de fleurs de sureau, soit une décoction de: baurrache,

Je pense qu'il est conveuable de mettre ici quelques formules de prépara'ions destinées à être appliquées sur la peau dans le cas de gale ou de dartres, bien que ces préparations w’aient pas de vertu diaphorétique,

N° 56. Lotion antipsorique.

7 lé 1

Prenez : Chaux vives 1 poignée, Fleur de soufre. 1 14.

Haute re" ü pintes.

Failes bouillir le tout dans une mauvaise marmite pendant vingt minutes, passez la liqueur à travers un linge,

N° 77. Autre d’après AI. Lebas.

Prenez : Feuilles de tabac. . 2 parties.

Sel de cuisine. .: , 3 id.

SAVOIR EPS" à ‘id.

Eau commune, , . 32 id. {

rraitez Jes feuilles de tabac par décoction ; dissolvez dans décoctum le sel et le savon ; passez et employez tiède.

CLASSIFICATION DES MEDICAMENS.

No 78. lommade antipsoriaue d'Helmerie.

Prenez: Graisse de porc:. 8 onces.

Soufre sublimë. . . , 2 id.

Carbonate de potasse. id.

Brovez dans un mortier les deux dernières substances, et

incorporez-les exactement dans l’axonge.

No 79. Pommade contre la gale des chiens.

Prenez: Sulfure de potasse. . . . 5 parties.

Savon-vert:, 1,1 REP NN de Onguent mercuriel double. 4 rd.

AXONrE MS ICT LT NA MOTIT PORN

: ; Mèlez ces diverses substances pour en former une pommoie bien homogène.

$ XIII. — Médicamens rubéfians et caustiques.

Les médicamens rubéfiars sont ceux qui, appliqués sur la peau, y déterminent la rougeur et les autres symptômes de l’inflammation. Lorsque cette action est plus énergique ou plus longtemps prolongée, la rubéfaction est suivie d’une sécrétion de sérosité qui s’amasse sous l’épiderme, le détache, et détermine la formation de petites ampoules que l'on nomme phlyctènes ; phénomènes tout à fait semblables à ceux d’une brûlure légère.

On donne aux médicamens doués de la propriété de produire ce dernier effet, le nom de vésicans OÙ épispastiques. L'eau bouillante, les renoncules, plusieurs euphorbes et ellébores, le grand raifort sauvage, la farine de moutarde et les cantharides, sont les principales substances rubéfiantes ou épispastiques.

On donne le nom de caustiques, où de cautères potentiels, aux substances qui, par leur action chimique, aésorganisent les parties du corps avec lesquelles on les met en contact. L'action des caustiquesest ordinairement locale; ils agissent tous en décomposant chimiquement les tissus sur lesquels ils sont appliqués, en les privant de vie, et en déterminant une sorte de gangrène locale et circonscrite, que l’on nomme escarre. Quand cette escarre est formée instantanément, l’inflammation qui la détache ne survient qu’au bout de quelque temps: quand elle n’a lieu que lentement, linflammation précède sa formation. Dans tous les cas, la suppuration vient séparer la partie désorganisée de celle où elle siége.

Quelquefois, cependant, les substances caustiques peuvent être absorbées et produire des accidens très-graves : l’arsenic est dans ce cas. Les médicamens caustiques sont employés pour cautériser les plaies produites par les animaux enragés où venimeux, pour détruire les tissus désorganisés, les végétations, les ulcères cancéreux ou farcineux, etc. — Les rubéfiants, au contraire, sont employés dans le but d'attirer et de fixer à l'extérieur une irritation développée sur un organe plus ou moins important à la vie, de faire cesser une douleur intérieure, une sécrétion morbide, etc.

Les principaux médicamens caustiques sont les acides sulfurique, nitrique, hydrochlorique, la potasse caustique, la pierre infernale, le beurre d'antimoine, l’arsenic blanc, le sulfate de cuivre (vitriol bleu), etc.

Il n’y a pas de formules à donner ici; car tous ces médicamens sont employés à l'état de pureté. ;

$ XIV. — Médicamens vermifuges.

Les vermifuges où anthelmintiques sont des médicamens qui ont la propriété de faire mourir les vers intestinaux et de les expulser de l’économie. Ces effets peuvent être produits par un grand nombre de médicamens,, tels que certains excitans, la plupart des purgatifs, certains toniques ou astringens énergiques. Mais il existe une classe particulière de substances qui, sans avoir une action bien marquée sur l'économie, possèdent la propriété de faire mourir ces animaux parasiles ; telles sont la coraline, la racine de fougère: male, l'écorce de grenadier, la mousse de Corse, l'huile empyreumatique animale et la suie de cheminée.

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