LIV. II
correspond au sommet de l’étampure. On la pratique avec un poinçon; elle est destinée a donner passage à la lame du clou.
On dit qu'un fer est étampé à gras L lors:
qu'il existe une grande distance entre sa rive externe et le bord extérieur des étampures ; il est dit étampé à maigre K lorsque cette disiance est au contraire petite. Ordinairement les fers sont étampés plus gras en dehors et plus maigres en dedans. Cette disposition est ménagée afin de donner au fer ce que l’on appelle de la garniture, c’est-à-dire afin de Jui faire déborder un peu en dehors la circonference du pied.
Les fers sont quelquefois munis dans une de leurs régions de prolongemens ou d’appendices particuliers, auxquels on donne des denominations différentes, suivant les differens usages qu'ils ont à remplir.
On désigne sous le nom de crampons (M fig. 204) des prolongemens situés le plus souvent aux extrémités des éponges des fers de
| derrière, et qui, résultant d'une inflexion à
angle droit que l’on fait subir à l'extrémité de la branche, font saillie à sa face inférieure. Ils ant pour usage, comme l'indique leur nom, de permettre au pied de prendre un solide point d'appui à la surface du sol, en un mot, de s’y cramponner.
On désigne sous le nom de pircons des prolongemens tirés par le martellement de la substance même du fer. Ils sont le plus souvent situés en pince ou en mamelles, et s’élèvent sur la rive externe à la face supérieure du fer : leur forme est celle d’un triangle dont la base est en bas et le sommet en haut; ils sont assez minces pour qu'il soit possible de les rabattre à froid avec un brochoir sur la face antérieure de la paroi. Ils onl ordinairement pour usage de donner au fer plus de fixité.
$ l‘*.— Du fer ordinaire.
Le fer le plus usuellement employé reçoit
le nom de fer ordinaire, à devant où & &er-
riére, suivant les pieds sous lesquels on le fixe. Le fer ordinaire à devant (5. 203), tel qu’on
Fig. 204.
Fig. 203.
le forge dans les principaux ateliers de Paris, est assez long pour protéger tout le bord inférieur de la paroi jusqu'aux talons que dépassent même un peu ses éponges, et assez Couvert pour revêtir toute la circonférence de la sole dans une étendue de 4 à 5 lignes. Ses étampures, également éloignées l’une de l’autre,sont séparées des éponges par une distance qui surpasse d’un tiers à peu près leurs dislances recipraques. Son épaisseur est partout la même; la couverture de ses branches est