LIV.i
conduit nécessairement à cette conclusion que l’homme n’a besoin ni de se vêlir ni de se chausser, puisqu'il est né sans vêtemens ni chaussures. Mais sans nous servir ici de la démonstration par l'absurde, il est facile de prouver que cet argument est sans nulle valeur ; et en effet, dans l’état de nature la résistance de l'enveloppe cornée du pied se trouve parfaitement en rapport avec la résistance du sol considéré dans son état naturel : or, il est évident que sile sol vient à acquérir artificiellement une plus grande dureté, il faut, pour que le rapport entre lui et le pied reste naturel, qu'artificiellement aussi le sabot acquière une plus grande résistance. Tel est le résultat que produit la ferrure, qui n'est en définitive que LA CONSÉQUENCE NÉcEssaiRe du pavage de nos routes et des rues de nos villes.
En dernière conclusion, il résulte de ce qui précède, que, de tous les procédés proposés pour la conservation des pieds, la ferrure dont nous avons enseigné les principes, est le seul admissible, malgré ses nombreux inconvéniens, que la stricte observation des règles peut, du reste, de beaucoup diminuer.
Avant de terminer cet article, je dois indiquer les sources où J'ai puisé. Sa rédaction seule m'appartient complétement. Les idées m'en ont été données par mon père ou par les notes recueillies aux lecons que professe à l’école d’Alfort M. RenauLr, l’un des collaborateurs de cet ouvrage. Les dessins sont dus à l’habile crayon de M. A. MaIGNET, vétérinaire. H. BouLEY.