‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 316 sur 467 · LIV. LIL; Poids du mouton en vie. 271 livres · texte numérisé non relu

LIV. LIL; Poids du mouton en vie. 271 livres

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A égalité de poids les bouchers paient généralement plus cher les animaux engraissés de pouture que ceux qui l'ont été dans les herbages; ils savent très-bien que la viande est plus savoureuse, qu'ellese conserve plus longtemps et que le suif en est plus ferme et plus blanc. — Les fabricans de chandelles font aussi une différence dans le suif des animaux, suivant la manière dont ils ont été engraissés ; ils reprochent au suif des animaux engraissés à l'herbe, d’être verdàtre, peu consistant, de fare beaucoup de déchet à la fonte, et, pour me servir de leur expression, de n'être pas assez mur.

$ XI. — De la saison la plus favorable à l'engraissement.

Pabst établit en principe que, dans le choix de l’époque où l’on veut engraisser les bestiaux, on a généralement quelque égard à la convenance de la saison sous le rapport de la facilité de l’engraissement; mais que l’on considère encore bien plus l’occasion favorable de vendre et d'acheter les bêtes, et la possession de fourrages appropriés à l’engraissement.

Il est reconnu que, pendant l’été, on engraisse avec peu de succès, à cause de la trop grande chaleur, et de l’agitation qu’occasionne au bétail la multitude d'insectes qui se tiennent alors dans les étables et dans les pâturages. Le froid n’est pas avantageux non plus; néanmoins, excepté dans un climat d’une extrême rudesse, il n’est préjudiciable que lorsque les étables sont mal garanties, et qu'on met les bêtes au pâturage pendant les mauvais temps. La saison tempérée est sous ce rapport, de même que sous d’autres, la plus convenable à l'engraissement. Cette règle s’applique également au climat en général. La situation n’est pas indifférente, du moins pour l’engraissement au pâturage, qui a lieu avec moins de succès dans des endroits élevés, exposés à de grands vents, que dans des pâturages abrités. — Mais la température et la convenance matérielle d’une saison sont des considérations secondaires : ce qui doit principalement diriger l’engraisseur dans le choix qu'il fait d’une époque pour engraisser, ce sont les considérations économiques, c’est-à-dire l’occasion de vendre et d'acheter les bêtes avec profit. Or, comme à cet égard les règles varient suivant les localités et les circonstances, il est impossible de présenter des données générales.

Lorsqu'on n’engraisse qu’en petit et qu’on n’achète pas le bétail à l’engrais, on prend aussi en cpnsidération l’époque la plus favorable pour réformer les bêtes de rente et de travail que l’on destine à l’engraissement. — Cette circonstance est souvent en opposition avec l’occasion favorable de vendre avec profil; ce n’est, par exemple, qu'au commence-

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ment de l’hiver que l’on peut réformer les bœufs de trait; ce n’est non plus que vers cette saison que l’on aime à se débarrasser des vaches de peu de valeur. Comme ce cas a lieu chez beaucoup de cultivateurs en même temps, il arrive que le bétail d’engrais baisse subitement de prix à une cerlaine époque de l’année , comme, par exemple, au commencement et vers le milieu de l'hiver; tandis que dans un autre moment son prix augmente, parce que peu de cultiva-

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