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partie du harnais est maintenue dans sa posilion par plusieurs courroies ON nommées barres de fesses où bras de dessus, qui recouvrent les fesses, s’entre-croïsent sur la croupe et se réunissent, soit à une sellette placée sur la croupe et analogue par sa forme au mantelet de Ja bricole, soit simplement à un bras de dessus plus fort qui passe sur la croupe.
Cette sellette ou ce bras de dessus sont fixés, dans leur position, en avant par une courroie qui l’unit au collier ou à la sellette du limon quand elle existe, et en arrière par la croupière, bourrelet de cuir garni de crins, qui passe, en décrivant une anse, sous la queue de l'animal, et s'attache, par ses deux extrémités réunies en une seule, soit à la selle d’avaloire, soit au surdos du harnais.
Régions anatomiques en rapport avec l’avaloire. Le reculement de l’avaloire se trouve en rapport, dans toute sa partie postérieure, avec les gros muscles fessiers, pour lesquels sa pression ne saurait être douloureuse. En avant, les anneaux de fer sont immédiatement placés sur les flancs, dont la peau se trouve protégée de leurs frottements par une large plaque de cuir nommée garde-flancs.
La sellette de l’avaloire, placée sur la région des reins, appuie sur des parties qui présentent les mêmes considérations anatomiques que les régions sur lesquelles pose le mantelet; elles ont en effet pour base, comme ces dernières, les éminences osseuses des vertèbres surmontées d’une production ligamenteuse; mais elles présentent cependant cette différence, que les éminences dans cette région font une saillie moins prononcée au-dessus des masses musculaires qui les longent de chaque côté, et que conséquemment elles sont moins immédiatement exposées à être blessées par le contact du harnais.
$ IV. — De l'appareil de gouverne.
On gouverne les chevaux de trait avec la bride, les guides et les rénes.
1° De la bride (ABC fig. 251). Deux parties distinctes entrent dans la composition de la bride : l'une, le mors, se place dans la bouche de l'animal, et sert à le conduire; l’autre, la monture, entoure la tête et soutient la première.
Le mors, agent essentiel de la sujétion du cheval, est bien plus compliqué et joue un rôle bien plus important dans le harnachement du cheval de selle que dans celui du cheval de trait. Le mors de ce dernier est le plus souvent constitué par un cylindre de fer (embouchure du mors) ou même seulement de bois, renflé à ses deux bouts, qui prennent le nom de canons du mors, el rétréci dans son milieu où quelquefois il présente une courbe appelée Zzberté de langue, parce qu’elle est destinée à permettre les mouvemens de cet organe. A chacun de ses deux bouts il est muni, soit simplement d’un anneau destiné à l’attache de la monture et des guides, soit d’une tige de fer qui lui est unie à angle droit. Cette tige ou branche du mors est droite, munie à son extrémité supérieure d’une ouverture (æ£{ du mors) destinée à donner attache aux montans de la bride, et à sa partie inférieure de deux anneaux, l’un placé
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au niveau de l'embouchure et destiné à fixer les rênes, l’autre à l'extrémité de la branche, pour l’attache des guides.
Régions anatomiques. Le mors prend son point d'appui principal et exerce son action sur les barres, régions qui ont pour base le bord supérieur tranchant du maxillaire et la membrane muqueuse qui la recouvre.
La monture. Les parties constituantes de la monture sont la tétiére, les montans, les æillères où aboutoërs, le frontal, la sous-gorge et la muserole ou cache-nez.
La tétiére est la partie élargie de la bride
ui passe en arrière des oreilles sur la nuque de l'animal. Ses deux extrémités sont découpées en deux lanières, l’une plus large qui fait suite aux montans et qui est percée de trous destinés à recevoir l’ardillon de leur boucle; l’autre plus étroite qui, en s’unissant par une boucle à son opposée, forme la sousgorge, ainsi nommée de ce qu’elle passe sous la ganache et ceint la gorge de l'animal.
La têtière s'appuie sur une région qui a pour base l'articulation de la première vertèbre avec la tête, l’origine du ligament cervical, et les tendons terminaux des muscles de l’encolure ; rien n’est plus rebelle à la cicatrisation que les blessures de cette région.
Les montans sont les deux parties de la bride placées de chaque côté sur les joues, entre la têtière en haut à laquelle ils s'unissent par une boucle qu’elle porte, et en bas l’œil du mors, dans lequel ils passent. Au niveau de l'œil de l'animal, chaque montant porte une plaque de cuir carrée ou ovalaire (æzllére) destinée à empêcher le cheval de diriger ses regards en arrière ou sur les côtés.
Le frontal se place sur le front en avant des oreilles. Muni, à chacune de ses extrémités, d'une anse dans laquelle passent les deux grandes lanières de la têtière, il a pour usage d'empêcher cette partie de se porter en arrière de la nuque sur le bord supérieur de lencolure.
La muserole où cache-nez est la lanière de cuir qui passe sur le chanfrein, et embrasse dans les anses de ses extrémités la partie in-
| férieure des deux montans qu’elle maintient sur les joues. Cette muserole est elle-même
fixée en place par des courroies qui se €roisent en x sur le front et vont s'attacher au frontal. Sa forme peut varier.
2° Des guides. Les guides sont les cordes de chanvre, ou les longues et étroites lanière de cuir, qui s’attachent par un de leurs bouts à l'extrémité de la branche du mors, et par l’autre sont tenues dans la main du conducteur où à proximité de sa main. Elles sont un des moyens dont il se sert pour transmettre aux chevaux sa volonté.
3° Les rénes (A fig. 251) sont deux lanières de cuir, qui, destinées à soutenir la tête du cheval, s’attachent par leur extrémité inférieure aux anneaux de l’embouchure du mors, et par leur extrémité supérieure sont réunies à la tête du collier.
Tels sont en général les noms, la forme et les usages des différentes parties du harnachement d’un cheval de gros trait. D’après le rang qu'occupent les animaux dans les attelages, le harnachement subit quelques modi-
DES HARNAÏS.
fications, consequences nécessaires de la différence des services auxquels ils doivent satisfaire.
$ V.— Du harnachement du cheval limonier.
Le harnachement du cheval limonier diffère principalement du harnachement du cheval de trait par l'addition d’un appareil particulier destiné à lui faire porter les limops de la voiture. Cet appareil est constitué par a selle de limon et la dossiére.
1° De la selle de Lmon( fig.255 et HLfg.251).
La selle de limon est un harnais contourné sur lui-même, de manière à pouvoir s’adapter sur le dos de l'animal, qu'il doit servir à protéger des frottemens de la dossière.
Sa charpente en bois, nommée arcon ou füt (B fig. 255), est formée de deux pièces concaves, réunies l’une à l’autre par leur partie supérieure du côté de leur concavité, et maintenues fixées ensemble par un corps agglutinatif et des clavettes de fer.
Cet arçon porte sur sa face extérieure convexe en avant et en arrière, deux croissans en bois FF nommés courbes qui, par leursaillie, interceptent entre deux une gorge profonde (stége de la selle de limon) dans laquelle se place la dossière. Toute cette surface extérieure de la selle est revêtue d’un cuir épais, qui, ense prolongeant de chaque côte en bas de l’arçcon, forme les quartiers EE. A sa face interne concave l’arçon est muni de chaque côté d’un coussin où parneau AA, rembourré de crin ou de laine, par lesquels doit s'établir le contact de la selle avec le corps de l’animal. -
La selle de limon est maintenue dans sa position au moyen de la sangle, large courroie de cuir qui passe sous le ventre de l'animal et qui s'attache par ses deux extrémités, découpées chacune en deux lanières, aux contresanglons ou petites courroies situées de chaque côté sous les quartiers de la selle.
Cette union se fait au moyen de boucles que portent les extrémités de la sangle.
Actuellement à Paris, au lieu des selles de lièmon, trop pesantes et trop volumineuses, on fabrique des sellettes, dites sellettes à la française ( HI fég. 251). Cette sellette diffère de la selle de limon par sa forme plus élégante, par le poids beaucoup moindre de son arçon, par ses dimensions plus exiguës et aussi par la forme particulière de sa face extérieure qui, au lieu de courbes volumineuses, porte seulement deux saillies de figure ovalaire, tronquées perpendiculairement du côté par lequel elles correspondent, et interceptent entre leur troncature une rainure de la largeur de la dossière qu'elle est destinée à loger.
2° De la dossiere ( I fig. 251:). La dossière est une bande de cuir, très-large et très-forte, dont les deux bouts repliés sur eux-mêmes forment deux anses destinées à soutenir les branches du limon. Elle se place sur le siége de la sellette et transmet au cheval tout le poids de la voiture.
Les deux extrémités de la dossière, qui en se repliant forment ses anses, sont découpées, dans une étendue de trois à quatre pouces environ, en deux lanières, séparées par une encoche large d’un pouce à peu près, et repliées chacune et cousues sur elles-mêmes, de manière à former deux autres petites anses dans lesquelles on passe un cylindre de bois ou de fer (billot). Il résulte de cette disposition une ouverture carrée interceptée , entre les deux lanières de la dossière et son billot, destinée à donner passage à une courroie nommée couloir de la dossière on portedossiére, dont les deux extrémités se doublent sur elles-mêmes et se réunissent l’une à l'autre au moyen d’une boucle qui permet l'allongement et le raccourcissement de la dossière lorsqu'ils sont nécessités pour abaïsser ou élever les brancards de la charrette.
Anatomie de la région avec laquelle la sellette se trouve en rapport. La sellette prend un point d'appui en arrière du garrot sur toute la région dorsale dont la base osseuse, formee par la tige des vertèbres dorsales et les ares des côtes, soutient de chaque côté le gros muscle (ilio-spinal) qui longe l'épine vertébrale et comble l'espace anguleux, résultat de la jonction des côtes avec les vertèbres. Il résulte de cette disposition anatomique que le corps des vertèbres et l’origine des côtes se trouvent complétement soustrails à la pression de Ja sellette, par le coussin musculaire qui les recouvre, et que le sommet seul des éminences épineuses est exposé par sa position superficielle à en souffrir le contact : considération d’une haute importance et sur laquelle doivent se baser les règles qui président à la confection de ce harnais.
Le collier du cheval limonier diffère un peu du collier ordinaire, en ce qu’il ne porte pas de traits, et qu’en leur place ses bracelets soutiennent des crochets destinés à donner un point d'attache aux chaînes du liraon de la voiture.
$ VI.—Harnachement du cheval de cheville.
Le harnachement du cheval de cheville dif- !
fère du harnachement ordinaire principalewent dans son avaloire : la différence de son collier consiste seulement en ce que l’attelle gauche de ce harnais porte autant d’anneaux qu'il y a de chevaux de volée, chacun de ces anneaux élant destiné à soutenir la guide d'un des chevaux de devant.
Son avaloire est différente de celle du limonier, par sa plus grande simplicité, le reculement en est beaucoup moins fort, la selle plus petite, et même remplacée souvent par un bras de dessus, et les barres de fesses beaucoup moins nombreuses. Au lieu d’anneaux, cetie avaloire porte aux extrémités de son reculement une grosse boucle, par laquelle s'attachent deux fortes courroies nommées
ANIMAUX DOMESTIQUES : DU HARNACHEMENT