‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 359 sur 467 · DU BARDEAU · texte numérisé non relu

DU BARDEAU

mais ce métis est assez rare, aussi ne saurionsnous donner que peu de documens sur lui. On le regarde généralement comme plus robuste et plus sobre encore que le mulet.

Peut-être, d’après cette réputation, devraiton s'étonner de voir cet animal si peu propagé, tandis que le mulet est si commun; mais cela doit s’attribuer, selon nous, 1° au moins d’ardeur pour la copulation chez le cheval que chez l'âne, et partant, au plus de difficulté à le faire accoupler avec une femelle d'une espèce différente de la sienne; 2° au peu d'avantage qu'on aurait à faire saillir par le cheval les belles änesses dont le produit en animaux de leur espèce est d’un prix bien plus élevé que celui des plus beaux mulets et bardeaux ; 3° à la difficulté et au danger de l'union d’un cheval de taille même moyenne avec une ânesse de petite Laille, joint au peu de profit qu’on retirerait de cet accouplement qui, dans les cas assez rares où il aurait le résultat désiré,.ne donnerait que des produits insignifians, vu leur faiblesse et leur petite taille, puisque c’est de la mère que participe surtout le produit.

PRESSAT, Cultivateur à Saint-Barban (Haute-Vienne),

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