‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 391 sur 467 · LIV. XII · texte numérisé non relu

LIV. XII

| du bien-être évident que leur procure la pro-

preté. Le bain est pour eux si nécessaire, la fraicheur leur est tellement indispensable, qu'ils la recherchent en se vautrant dans les bourbiers de nos cours, quand on néglige de leur procurer un moyen plus propre d’apaiser l’ardeur qui les dévore. Les manouvriers, qui ordinairement n’élèvent qu'un porc à la fois, savent tous que cet animal ne méconnaît

jamais la personne qui le soigne. Dans les

pays où on les mène aux champs par troupes nombreuses, ils savent fort bien retrouver leur demeure, et les différentes troupes connaissent à quel conducteur elles doivent obéir. Un voyageur rapporte qu’en Calabre on les conduit en jouant de la cornemuse ; ils s’accoutument tellement à obéir au son de cet instrument, que quand plusieurs troupeaux se trouvent réunis dans le même pacage, il suffit que chaque conducteur souffle dans sa cornemuse pour que les animaux qui lui appartiennent se réunissent à l'instant autour de lui, sans que jamais il y ait erreur de leur part. Bosc dit avoir fait souvent une observation qui démontre dans le porc un instinct beaucoup plus développé que l’on ne le suppose ordinairement : Dans la Caroline du Sud, les porcs sont élevés dans la plus grande liberté; ils restent toute l’année sans gardien dans les bois, vivant et se défendant seuls contre les attaques des animaux sauvages; durant la semaine, ils ne reccivent de leur maitre aucune nourriture ; seulement le samedi soir on leur distribue à chacun une poignée de maïs : aussi ce jour-là, à cinq heures du soir, les voit-on accourir de toutes les directions pour venir prendre leur pitance, se faire compter, et livrer celui d’entre eux qui est nécessaire à la consommation dela maison.

Sa voracité, qu’on lui reproche quelquefois, est au contraire un moyen admirable que nous a fourni la nature, de transformer en substance utile toutes les matières dont refusent de se nourrir nos autres animaux domestiques.

Sa fécondité est si étonnante qu’elle excita l'attention d’un homme illustre, du maréchal Vauban. Ce grand homme, retiré des affaires, rédigea plusieurs mémoires sur des objets d'utilité publique : un d’entre eux fut consacré à des calculs sur la fécondité du porc, que Vauban signale comme le moyen le plus propre à assurer en peu de temps la subsistance d’une colonie nouvelle quelle qu’elle soit. Nos lecteurs liront sans doute avec plaisir un extrait de ce curieux mémoire, dont le manuscrit existe encore.

On suppose, dit Vauban, qu’une truie, la seconde année de son âge, porte une ventrée de six cochons mâles et femelles, dont nous ne compterons que les femelles, attendu que, pour parvenir à la connaissance que nous cherchons, nous n’avons pas besoin de mâles ; et partant. 3 femelles.

La troisième année, que nous cCOmpPterons pour la deuxième génération, la mère truie porte deux ventrées, Ci.

Les trois filles de la première génération, chacune une, font ensemble. .

2 ventrées, 3 id.

Total des ventrées.. .

Qui, à chacune trois femelles, font pour le total de la deuxième généra-

5 ventrécs.

cHaAP. 12.

CORÉEN LE JOUE . 15 femelles.

La quatrième année, qui est la troisième génération, la mère truie, devenue grand’mère, porte deux fois, fai- SATA EE) «TONER D COEUR

Les trois filles de la première génération portent deux fois chacune, et

2 ventrées.

FOR. Nes EAU s 2 den C6ÿ7d

Les quinze filles de la deuxième génération portent chacune une fois, ce ; 15 id.

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