LIV. III
on en presse ies côtes, ainsi que la région abdomipale; puis on abandonne ensuite les côtes à leur ressort naturel et les viscères abdominaux à leur poids, et l’on produit ainsi un vide que Pair extérieur se hâte de remplir. — On peut encore recourir à l'insufflation au moyen d’un soufflet ou d’un tube que l’on met en communication avec les poumons par la bouche, ou mieux encore, dans les grands animaux, par une ouverture artificielle pratiquée à la trachée (voir Traehéotomie,). On ajoute à ces moyens les frictions sèches avec la main, une brosse ou un bouchon de paille, des lotions d’eau vinaigrée chaude, d’eau-de-vie et de vinaigre ou d'essence de térébenthine sur toutes les parties du corps; on administre des lavemens légèrement excitans, on cherche à faire prendre de l’eau vinaigrée, et enfin au besoin on pratique la saiguée de la jugulaire. Les premiers accidens passés, la respiration rétablie, il faut soumettre pendant quelques jours le malade à la diète et au régime antiphlogistique indiqué plus haut.
Conduite à tenir par le propriétaire.
Lorsqu'un propriétaire perd des bestiaux dont la mort lui parait suspecte par sa spontanéité, ou d’autres circonstances, son premier soin doit être de laisser l’animal dans la place même où il a succombé et de s'opposer à tout dérangement des choses qui lenvironnent et qui peuvent fournir des éclaircissemens à l'expert chargé de constater les causes de Paccident ; puis il s'adressera immédiatement à l’autorité de la localité qu’il habite, et la priera par une requête de nommer un expert sur le procès-verbal duquel on base les poursuites à faire s’il y a lieu.
A. BIXI0.