‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 457 sur 467 · DE L’ASPHYXIE · texte numérisé non relu

DE L’ASPHYXIE

l’'ivraie, l’ellébore, le seigle ergoté. — 1 y a agitation extrême, cris aigus, délire, convulsions, dilatation de la prunelle, effort pour vomir, vomissemens, selles ; quelquefois il n’y a pas d’envies de vomir, d’agitation : on observe une sorte d ivresse, tremblemens, abattement et insensibilité.

. Traitement. — Le poison évacué par les moyens indiqués, on a recours à la saignée, aux boissons acidulées, comme pour l’opium, puis aux boissons mucilagineuses et aux lavemens émolliens, etc.

L. L'empoisonnement par les cantharides a pour caractères : haleine fétide, gorge brûlante, difficultés d’avaler extrêmes, efforts de vomissemens, selles abondantes et mélées de sang, érection permanente, urine entièrement supprimée, ou rare et mêlée de sang, pouls dur et fréquent, tétanos, convulsions, mort. —Il faut administrer l'eau sucrée, le lait et les boissons émollientes, des lavemens émolliens, des frictions d'huile camphrée à la partie interne des cuisses: si les cantharides ont été appliquées sur une plaie, il faut avoir recours en outre aux bains, aux sangsues et aux linges imbibés de décoctions émollientes, placés sur les parties affectées et à la région de la vessie.

M. Empoisonnement par les morsures d'animaux ou insectes nénéneux, vipéres, SETPERS, SCOrPIOns, tarentules, guépes, abeilles, frélons, taons. — La morsure de la vipère et des serpens produit une vive douleur, il survient une tumeur, d’abord ferme, puis livide et comme gangreneuse, qui gagne peu à peu les parties voisines, défaillance, vomissemens, mouvemens convulsifs, pouls fréquent, petit, irrégulier, respiration laborieuse, sueurs froides, perte de la vue, délire : il s’écoule de la plaie un sang noirâtre, une suppuration fétide, et si l’abcès est considérable l’animal meurt.

Traitement.— On place une ligature légèrement serrée, immédiatement au-dessus de la plaie, afin de gêner la circulation du sang ; on laisse saigner la plaie et on favorise l’écoulement du sang en la pressant eten y faisant des scarifications ; on baigne la plaie dans de l’eau tiède, et on l’enveloppe d’un linge mouillé. Si l’enflure est trop considérable, il faut sacrifier l’animal s’il a peu de valeur ; si l’on tient à le conserver, il faut, au lieu de ces pratiques, cautériser la plaie avec la pierre infernale, la pierre à cautère, le beurre d’antimoine ou le fer rouge; puis élargir la plaie et appliquer sur les parties engorgées voisines de la plaie un mélange fait avec une partie d’ammoniaque et deux d'huile; on y laisse un linge imbibé de ce liquide.

Une plante de l'Amérique, le guaco paraît un antidote certain contre la morsure de tous les serpens vénéneux. .-

La morsure du scorpion et des autres insectes n'est dangereuse que pendant les fortes chaleurs de l'été, ou lorsque les insectes ont sucé des plantes vénéneuses, ou des matières animales en putréfaction, ou enfin lorsqu'ils se sont abattus en grand nombre sur un animal. Il faut dans ce cas inciser en croix la tumeur qui s’est formée et la laver avec un peu d’ammoniaque étendue dans de l’huile ou de l’eau.

$ Il.— Maladies qui simulent l’empoisonnement.

Certaines maladies, par la rapidité de leur invyasion et de leur marche, par leurs symptômes, par les altérations qu’elles produisent dans les Lissus, simulent l’empoisonnement aigu; de ce nombre sont : pour le chien, le chat et le pore, la gastroentérite suraiguë, avec vomissemens opiniâtres de matières noires, vertes Où sanguinolentes ; pour tous les animaux, certaines indigestions, la perforation spontanée de l'estomac et des intestins, la péritonite, l’apoplexie, les hémorragies internes, le typhus, cértaines maladies nerveuses, etc.

On a aussi regardé comme des empoisonnemens la rage, la pustule maligne, le charbon, etc.

SECTION LE. — Asphyxie.

Ou appelle asphyxie la cessation de la respiru-

tion prolongée assez longtemps pour atnener la suppression de toutes les fonctions, et la mort.

L’asphyxie peut être causée par la privation d’air, par la présence dans la träachée d’un corps étranger qui s'oppose à l'entrée de l'air dans les poumons, par la strangulation, par Ja submersion, par larespiration d’un air trop raréfié, ou de gaznon respirables ou délétères (gaz azote, gaz acide carbonique,chlore, ammoniaque, gaz des fosses d’aisance, gaz de l'éclairage, etc.),par le froid, l’action de la foudre, la compression des parois de la poitrine ou du ventre, toutes causes qui mettent obstacle aux mouvemens mécaniques de la respiration; par lair chargé des émanations de corps animaux ou végétaux en putréfaction, vapeur du charbon, des fours à chaux, des marais, des houilières, etc.

Lorsqu'un animal est exposé à l'influence de l’une ou l’autre de ces causes, la respiration devient tumultueuse, les mouvemens de la poitrine sont violens et précipités, les côtes en s’écartant les unes des autres avec effort dans les mouvemens de dilatation font saillie sous la peau ; puis la face se grippe, les veines se gonflent, les naseaux se dilatent avec convulsion, les membranes apparentes prennent une coloration foncée qui se rapproche du violet au moment où l’animal près d’expirer ouvre les mâchoires et opère des bâillemens, derniers signes des efforts qu’il fait pour introduire i’air dans sa poitrine ; enfin ie pouls s’affaiblit et la respiration cesse entièrement après la mort; les yeux sont brillans et saïllans, la peau est rosée ou violacée partout où la päleur de sa nuance permet de saisir cette couleur.

Traitement. — IX faut exposer l’animal au grand air et essayer de rétablir la respiration en faisant contracter artificiellement la poitrine. — Pour cela

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