‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 2)Chapitre 467 sur 467 · FIN DU TOME SECOND · texte numérisé non relu

FIN DU TOME SECOND

ANIMAUX DOMESTIQUES : DES OISEAUX DE BASSE-COUR

LIV. iiiretirés, et à les eouver où elle les a pondus: elle est meilleure couveuse que la canne ordinaire mais elle n'aime point à être renfermée pendant l'incubation : il faut la laisser à la place qu’elle a choisie, ne point la visiter trop souvent, et se contenter d'éloigner d’elle les animaux qui pourraient la troubler et menacer sa couvée.

Les jeunes, au moment de l'éclosion, recherchent Veau beaucoup plus que dans l’âge adulte, mais il est prudent de les en éloigner, surtout lorsque la température n’est pas très-chaude, parce qu’ils succcombent facilement au moindre froid.

Le canard de Barbarie s'allie assez volontiers à notre canne commune, et produit avec elle des métis fort gros et fort bons, mais en général inféconds. On l’engraisse par le même procédé que les autres Canards ct sa chair est excellente, pourvu qu’aussitôt sa mort on lui tranche la tête qui communiquerait au reste du corps une odeur musquée.

SECTION v.— Du pigeon.

On distingue deux variétés : 1° le pigeon de pignon ou pigeon colombin ; 2° le pigeon de volière. Le pigeon colombin (fig. 329) est moins fécond.

Il ne fait que trois pontes par an, mais il demande beaucoup moins de soins, parce qu’il sait aller au loin chercher sa nourriture ; aussi l’élève-t-on en plus grande quantité que le pigeon de volière. Lorsque l’on veut peupler un colombier, on va acheter loin de chez soi une certaine quantité de jeunes pigeons d’un an, on les met dans le colombier dent on ferme toutes les fenêtres ; deux fois par jour on leur apporte à manger dans le colombier même, et l’on y tient toujours de l’eau fraîche. Quand les pigeons se sont accouplés et qu’ils commencent à couver, on peut commenter à ouvrir les

fenêtres et à les appeler au dehors en sifflant pour

leur donner leur nourriture; peu à peu l’on diminue la distribution, que l’on supprime complétement quelques jours après l’éclosion des premiers petits; dès ce moment l’on peut être sûr que les pigeons n’abandonneront plusleur demeure, pourvu qu'on ne la leur rende pas insupportable en les troublant par des visites trop fréquentes, ou en négligeant de l’approprier. Cette espèce de pigeons pourvoira à son entretien en allant ramasser sa nourriture dans les champs; mais si l’on veut en retirer quelques produits, il est indispensable de leur donnér à manger pendant l'hiver, parce qu’à

.cette époque la terre ne leur offre plus une nourri-

ture suffisante. On emploie pour cet usage du sarrasin ou des vesces dont ces oiseaux sont trèsfriands; ce qui les attache complétement à leur demeure et contribue à rendre le pigeonnier beaucoup plus productif. C’est le seul soin que réclament les pigeons ; toutefois, si l’on veut tirer pendant longtemps profit du colémbier, il faut faire en sorte d'employer toujours pour la consommation une partie des anciens pigeons, et d'en laisser assez de jeunes pour que la multiplication puisse avoir lieu convenablement.

Le pigeon de volière a donné naissance à une foule de sous-variétés. Sa fécondité est très-grande quand il est bien nourri ; iln’est pas rare de lui voir donner une couvée chaque mois, et s’il n’est pas prouvé que son éducation soit avantageuse, au moins est-il certain qu’elle ne met pas en perte et qu’elle procure l'agrément de pouvoir varier de temps à autre les repas du fermier ; du reste, aucune volaille ne demande moins de soins, il est sujet à peu de maladies et se reproduit fort bien, sans que l’on ait besoin de surveiller son incubation,

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