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, monter à 200 fr., c’est donc 525 fr. que doit
| rapporter chaque hectare pour que sou propriélaire ne soit pas en perte. Or, rous avons compté en récolte moyenne T poinçons et demi; au prix moyen de 70 fr. (le poinçcon de Touraine est de 2 hectolitres 1/2), c’est donc 525 fr., d’où l’on peut conclure que lPargent est placé convenablement.
Toutefois, nous n'avons pas fait entrer en considération les cas de mévente; par exemple, passé le mois d'avril, ces mêmes vins,quisont fort recherchés par les Flamands avant cette époque, tombent de moilié. C’est donc un grand risque à courir.
Voyons si les conditions pour le vin ronge sont aussi avantageuses; les frais resteront les mêmes, parce que le surcroît de dépense pour les échalas n’est pas général. Le nombre de pièces de vin dont se compose la récolte sera aussi le même, mais le prix bien différent. Les bons crüs communs ne peuvent guère être portés au-delà de 50 fr. le poinçon, prix de la récolte de 1834, d’une très-bonne qualité cependant; ce qui fait pour l’hectare un produit brut de 275 fr., et par conséquent seulement de75 fr. de produit net. A Ja vérité, le capital est moins fort et l'hectare doit être porté seulement à 2,400 fr. ou 120 fr. de revenu à recouvrer. Le vin du paysan a élé payé 40 fr., mais il en a récolté 15 pièces à l’hectare, ce qui fait, à 40 fr., la somme de 600 fr. de produit brut, ou 247 fr. 50 c. de produit net, en comptant l'augmentation de 52 fr. 50 c. pour 7 füts et demi-fûts.
Ilest donc évident, et c'est une vérité fàcheuse à démontrer, qu’il y a plus d'avantage à produire une grande quantité de vin médiocre qu'une moias grande de bon, parce que la différence des prix n'est pas assez forte. .
Nous n'avons parlé que des vignes sans paisseaux et échalas; or, il y en a qui ne peuvent s’en passer, telles que les vignes qui sont composées de plants fins originaires de Bourgogne; ce sont eux qui ont fait la réputation de nos vins de Joué bien connus des marchands de Paris. L’avance primitive sera pour 15 milliers de paisseaux à 34 fr. le millier, de 510 fr., dont l’intérêtest de 25 fr. 50 c., et en outre chaque année, pour le renouvellement du 10°, 51 fr. C’est donc, avec 45 fr. de plus au vigneron pour piquage du paisseau, accolage, arrachage et entassement, un total de 121 fr. 50 c. en sus par hectare, ou un total de 421 fr. de frais par hectare de vigne échalassée. Le prix élant, à peu de chose près, le même pour la récolte, il nous parait démontré que le propriétaire est presque toujours en perte.