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à 4 ans pour la Durance. S'il est des galets que ne puisse atteindre l’eau, on l’attire dans des trous voisins, où elle dépose son résidu qu'on porte en temps utile sur les points qu’on veut rendre productifs. Ce mode est en usage sur les bords du Rhône.
Quant aux rives de la mer, l'avantage d’élever successivement le sol par des dépôts journaliers cède devant l'inconvénient qu'’entraine l'introduction des eaux salées qui, dans le nord de la France, diminuent fortement pendant quinze années les produits des terrains submergés. Dans l'Ouest, et surtout à Noirmoutiers, on se hâte d'interdire aux eaux, à tout jamais, leur rentrée sur les parties à conquérir par les ouvrages d’art dont nous allons parler tout-à-l’heure. Une mer favorable déposerait des sédimens qui élèveraient le sol; mais il suffirait de vents impétueux pour le couvrir de galets, et d’une tempête pour le dévaster.
$ IT. — Des polders ; — des digues sur les bords des fleuves et de la mer.
On appelle polders les terrains défendus par des digues contre les invasions de la mer ou des fleuves. Nous allons citer ici le Rhin.
Ce fleuve fait des affouillemens sur lun de ses bords, tandis que sur l’autre il abandonne une parlie des terres. En général, de Bäle à Clèves la rive gauche est moins élevée que la droite, et c'est pour la protéger que Frédéric II, en 1767, établit la législation relative au grand-duché de Clèves, y organisa les associations, et détermina les HODCIRÉe à suivre pour les ouvrages d'art.
’essayais de remettre en vigueur tout ce
ue renfermait d’utile ce réglement, lorsque l'empereur nomma M. Maillard directeurgénéral des polders. Dans l’ancien département de la Roër, chacune de nos divisions fut composée de deux chefs députés, dont les fonctions étaient graluites, d’un deichgraff, de trois jurés, d’un greffier, et l’on y attacha un messager garde-digues. Le décret du 22 janvier 1813 fixa la tenue des assemblées, lemode des contributions et le concours pour la défense.
Il y a dans cette belle province des digues d'hiver et des digues d’été, toules formées de terre,et dont on exclut autant que possible le sable, qui facilite les affouillemens : celles-là, protégées par des oseraies, lorsque les alluvions le permettent, s'opposent aux crues occasionées par la fonte des neiges, et qui, amenant une immense masse d’eau dans la partie septentrionale du fleuve où cette fonte n’a pas été encore effectuée, soulèvent parfois jusqu’à une hauteur de 40 à 60 pieds les glaces qui se précipitent sur les digues, et les déchirent. Les digues d’été sont des remparts en seconde ligne, moins élevés , et qui quelquefoisse trouvent insuffisans, commeen 1810, où je fus obligé d'appeler toute la population voisine pour empêcher que le Rhin ne se jetât dans le Wahal, et ne submergeât la Hollande.
Les statuts des polders de la Roër furent à peu près les mêmes que ceux de l’Escaut, de la Lys, des Bouches-du-Rhin et des Deux:
Nèthes.
cap. 5°. ÉNDIGUAGES ET
Les plus grands travaux des polders s’exécutent à l'embouchure des fleuves et sur les bords de la mer, au-dessous du niveau des hautes marées de quadrature. Là il s’agit non seulement de défendre, mais de conquérir, souvent sur une vaste échelle, les alluvions qui se nomment sckorres. En Hollande, celles dont ne peut produire de titres appartiennent au prince, sans l'octroi préalable duquel on ne peut endiguer. Le réglement d'administration publique du 28 décembre 1811 contient tout ce que les anciennes ordonnances, surtout celle de janvier 1791, et l'expérience des temps antérieurs, pouvaient offrir de meilleur pour la Zélande. Les polders, divisés en cinq arrondissemens, concoururent à la défense commune, en venant ausècours de ceux qu'on avait déclarés calamiteux, et qui ne recevaient celte dénomination qu'après avoir consacré le revenu de deux anuées de suite à l'entretien des ouvrages d’art, et plus de la moitié de la troisième année. Des
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formalités étaient établies pour les subsides des polders calamiteux, ainsi que pour le versement et l'emploi des fonds. Tous les ans, avant le 1° mai, les résolutions qui intéressaient l’association se discutaient dans une assemblée générale des plus forts propriétaires du polder, dont la direction se composait d’un dykgraff, d’un ou deux jurés, d’un receveur faisant les fonctions de greffier : on avait délerminé les attributions de chacun d’eux. Les garde-digues et éclusiers étaient nommés et révocables par le dykgraff. Comme la Zélande n’est vraiment qu'un archipel de polders, en partie calamiteux, le gouvernement est obligé de Jui fournir des secours annuels.
On aimerait à citer comme des modèles les digues de Breskens; mais, non seulement M. LaManpé, ingénieur en chef, les a imilées avec succès à la porte de Devin, dans la Vendée (Jig. 89), mais il y a encore concu et exécuté l’idée neuve de résister aux courans, de divi-
Fig. 89.
ser par des épis les vagues, et d’en amortir, d’en détruire la force dans un intervallelaissé à cet effetentre le bec de mer et les ouvrages d’art. Les détails qu'on va lire, sur la manière dont on opéra, sont extraits des notes du premier livre de La Vendée militaire, par un officier supérieur.
M. LamaxnË couvrit la partie menacée d’un bec ou talus ayant l’inclinaison de 1/7°, telle que l’ont beaucoup de parties de la rive, afin que les eaux y causent moins de ravages ( #g. 90 et 91 ). La portion la plus exposée y est en tunage blocaillé, de 9 mètres environ de développement; de gros blocs de
Fig. 90 et 91.
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