‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 118 sur 357 · OPERATIONS AGRICOLES · texte numérisé non relu

OPERATIONS AGRICOLES

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sont presquetoujours en désaccord.etque chacuu, dans l’espoir de faire prévaloir ses prétentions, engage souvent des procès qui Causeut la ruine des meilleures entreprises.C’est pour cette raison que les entrepreneurs de ces grands et utiles travaux reculent quelquefois devant ceux qui doivent être les plus fructueux, lorsqu'ils ne peuvent pas, par des transactions préliminaires, statuer d'avance et invariablement sur les droits et les prétentions de tous les intéressés, de manière à éviter les embarras. les ennuis et les pertes que des contestations sans nombre viennent souvent leur apporter en récompense de leurs soins et de leurs risques.

Quoi qu'il en soit, faisons remarquer, particulièrement pour les propriétaires qui exécutent les opérations d'amélioration qui nous occupent, sur leur propre terrain, que, pour bien apprécier la plus-value d’un terrain amélioré, il ne faut pas seulement considérer sa valeur vénale nouvelle après l’opération, valeur qui souvent, par suite des préjugés ou de l'ignorance des habitans, par suite de l'étendue des terrains améliorés et du défaut d'acheteurs, serait fort peu considérable; mais qu’il faut prendre en prineipale considération la capacité acquise au sol pour des cultures productives. — D'où lon voit que dans les grandes entreprises de ce genre, la mise en culture est une conséquence presque toujours nécessaire de l'opération qui a pour but de rendre les terrains cultivables, et que sans elle le succès définitif pourrait souvent être gravement compromis. Ù

lei se présente donc une nouvelle série de calculs purement agricoles, dont les résultats devront aussi puissamment influer sur la détermination à prendre peur entreprendre une opération de ce genre. Quels produits le sol pourra-t-il donner, et quels travaux seront nécessaires pour les obtenir? par quelles mains l'exploitation pourra-t-elle en être faite? quels débouchés trouveront ces produits souvent nouveaux dans la contrée où l’on va les faire naître? quelle sera leur valeur en raison de ces circonstances et des moyens de transport? Toutes ces questions et beaucoup d’autres, lorsqu'on leur aura d'avance préparé des solutions, feront juger si l’amélioration projetée, profitabie dans tel lieu et telles circonstances, ne peut pas être nulle ou onéreuse dans la position où l’on se trouve placé, et par conséquent elles la ferout embrasser avec ardeur ou rejeter pour des temps où ies circonstances seront devenues plus favorables.

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