CHAP. I°”. TEMPÉRATURE : DES
mouvoir, en se dilatant lorsqu'il s'humecte, en se contractani lorsqu'il se dessèche, une aiguille disposée de manière à marquer, Sur un quart de cercie divise en cent parties, entre les deux extrêmes, le degré d'humidité ou de sécheresse de l'air environnant.
Tout le monde connait ces autres hygromètres de cordes à boyaux adaptées au capuchon d’un moine (fg. 11) ou au sabre d’un Turc. etc., peints sur bois, et dont les effets, quoique grossiers, peuvent encore donner d’utiles indications. Leur prix est fort modique.
Fig. 10. Fig. 11.
Secrion 1. — De la température et de son influence en agriculture.
Le calorique est, aux yeux des physiciens, un fluideimpondérable.abondamment répandu dans l’atmosphère, et dont une des principales sources est le soleil. Il agit sur les corps de deux manières bien distinctes et en quelque sorte indépendantes l’une de lautre : d’une part, en s’interposant entre leurs molécules, 1l tend à les désunir et à les disséminer ; il liquéfie les solides, il vaporise les liquides, et augmente ainsi sensiblement leur volume; — de l’autre, il produit la chaleur.
$ I. — Effets généraux sur la végétation.
La chaleur. Lorsqu’au retour du printemps, la terre et l’atmosphère commencent à s’échauffer, la végétation , jusque là arrêtée et comme engourdie, reprend une nouvelle vigueur. C’est sous l'influence d'une chaleur douce et humide que se font dans la graine les modifications chimiques indispensables à la germination, que les matières fermen- Lescibles qui se trouvent dans le sol donnent peu-à-peu aux racines leurs sucs fécondaus,et que les gaz nourriciers commencent à se répandre dans l’air au profit des jeunes feuilles. — La chaleur active les mouvemens de la sève; — elle aide aux transformations que ce liquide éprouve dans le végétal; — elle ajoute à l'énergie reproductive des organes sexuels, et contribue plus que tout le reste à la maturité des fruits et des graines. D'un autre côté, lorsqu'elle se prolonge et
’elle est accompagnée d’une excessive sécheresse ( For. La sect. précéd.), elle devient nuisible à la santé des animaux, et destructive de la vie des plantes.
Le froid produit des effets tout contraires.