‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 129 sur 357 · TOME Î · texte numérisé non relu

TOME Î

AGRICULTURE : FAÇONS GENERALES A DONNER AU SOL. Fig. 250.

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épée dans lequel tournele porte-soc, placé audessus d’une semelle C en fer fondu qui tient lieu de sep; — L'oreille plane mobile qui se fixe dans une cavité du scc-coutre et ceutre les mancherons E de la maniere ordinaire; — F, age; — G, avant-train avec son tinon d’attelage, ses deuxroues de diamètre égal et sa sellette.

$ III.— Charrues à versoirs mobiles.

M. »E BEAUPRÉ, propriétaire à Fontaines, près Lyon,aadapté à l’une de sescharrues deux versoirs mobiles en fer, l’un appelé de droite et l’autre de gauche, qui se fixent alternativement parunetringleen fer,tournantsur un pivotentre le sep et la flèche; cette tringle est armée de deux bras recourbés; ils servent à fixer par leur extrémité l'ouverture du versoir, qui ensuite reçoit un crochet qui achève de lui donnertoutesolidité.M.Garior,l’un des membres les plus éclairés dela Société d’agriculture de Lyon, qui s’en est servi assez récemment sur un sol argilo-caillouteux, a fait connaitre les résultats suivans : l’entrure avait 12 po., le timon avait7 pieds de long du joug à la chaine du régulateur; l’attelage se composait de deux vaches de moyenne taille et d’une force ordinaire ; elles ont marché avec facilité en traçant des sillons de 7 à 8 po. de profondeur, et tournant complètement une tranche de terre de 5 à 6 po. de large, qui a toujours laissé

une raie bien nette et bien égale.« Cependant, dit-il, cette charrue, qui me fit le plus grand plaisir par‘ la bonté de son labour, en raison du faible attelage, me fit éprouver quelque peine par la seule manœuvre de ses deux versoirs mobiles, attendu que, pendant que je traçais le sillon de droite, il fallait que le versoir de gauche fût placé et arrêté par un crochet à l’age de la charrue, et quand je revepais sur le sillon de droite pour tracer celui de gauche, il fallait mettre sur la charrue le versoir de âroite, et ainsi de suite, ce qui ne laisse pas, après trois ou quatre heures de travail, de fatiguer le laboureur et de lui faire perdre du temps.» Le soc, quiest tranchant, se retourne aussi à chaque sillon. Malgré ces légers inconvéniens, qui sont bien loin d’entrainer une perte de temps équivalente à celle us nécessite, pour certains labours, l'emploi des charrues à oreilles fixes, la charrue Beaupré paraît être une fort heureuse innovation.

L'un de nous (M. MoLarp), qui avait été souvent à même d’apprécier les avantages de la petite charrue Hugonet dans les terrains montueux et rocailleux du Jura, malgré l’imperfection bien sentie de son versoir, a cherché à lui en substituer un autre, ou plutôt deux autres, d'une forme meilleure, et tellement disposés qu’on put éviter le déplacement à la main de l'oreille, déplacement indispensable dans les exemples précédens.

La charrue Hugonet modifiée (fig. 251) dif-

Fig. 251.

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fère donc de la précédente, en ce qu’elle porte deux versoirs concavo-convexes, fixés par un boulon leur servant d’axe près du soc, de manière qu'aussitôt que l’un des versoirs est abaissé pour fonctionner, l’autre se trouve

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élevé au moyen d’une chaine passant sur une roue dentée , dont l’axe porte un coude de manivelle; — chaque bout de la chaine est fixé au bord inférieur et postérieur du versoir.

cap. 6°.

Ce moyen serait également applicable, avec quelques modifications, à la charrue Grangé, pour la rendre propre à labourer en allant et en revenant dans la même raie.

M. Dessaux de Courset a adapté à une charrue modifiée par lui, un double versoir qui paraît fort ingénieux. Voici, à défaut de renseignemens qui nous soient personnels, ceux que nous procure l’A#rnotateur de Boulogne-sur-Mer : « Figurez-vous deux plaques de fer ou oreillons légèrement recourbés, placés sur le soc de manière à former par leur rencontre un angle dont le sommet est vers la pointe du soc, et qui est traversé par un boulon de fer partant de la haye au sep, et sur lequel tournent ces deux plaques, réunies par cette extrémité et écartées par l'autre au moyen d’une verge de fer recourbée en crochet. L'effet de la mobilité de ce double

DES CHARRUES,

versoir sur le boulon de fer formant son axe vertical, consiste à pouvoir, au moyen d’un taquet de bois, faire saillir tantôt l’oreillon ou versoir de droite, tantôt l’oreillon ou versoir de gauche, ou de pouvoir,au moyen de deux taquets moins larges, placés de chaque côté du support du soc, maintenir les deux oreillons ou versoirs dans une demi-saillie. Il résulte de ces dispositions du double versoir que, lorsque les deux ailes sont maintenues égales et peu saillantes de chaque côté, la sie fait fonction de binot. Si au contraire un des oraillons est disposé pour saillir exclusivement, il fait l'effet du versoir de la charrue ordinaire. »

Enfin, M. Rosé a trouvé tout récemment le moyen d’entrainer de droite à gauche et de gauche à droite, selon la direction du labour, une pièce mobile A (Æg. 252), qui sert à la fois

de soc, de coutre et de versoir. La nouvelle araireRosé à tourne-soc-oreille avec petit avanttrain sous l’age, peut donc être considérée comme le complément des diverses amélioralions dont nous venons de parler. —A, tourpe-soc oreille en fer battu, aciéré sur la pointe et les deux tranchans, qui servent alternativement de soc et de coutre.

Ajoutons encore, par anticipation, ce que nous aurons bientôt à dire en traitant des bzsocs, que M. p£ DomBasLe a inventé une charrue jumelle, propre à labourer alternativement à droite et à gauche, et que M. DE VALcourT, notre collaborateur, en a inventé une autre, dite dos-a-dos, dont nous donnerons une description détaillée, et que nous regardons comme la meilleure jusqu’à présent connue, pour remplacer la charrue tourneoreille, principalement sur les coteaux, pour les labours profonds et dans les terrains qui offrent de la résistance. — Elle a été adoptée à Grignon et à Roville.

$ IV. — Des charrues à deux versoirs.

Les charrues à deux versoirs ou plutôt à deux épaules ou oreillons (car nous ne devons pas nous occuper ici de celles qui, sous le nom de cultivateurs, bineurs, etc., sont employées exclusivementaux labours d'entretien des cultures)sont utilisées dans l’Ouest et dans diverses autres parties de la France et de l’Europe, à peu près exclusivement, pour donner la derniere facon aux terres disposées en billous, et pour recouvrir les semis sous raies.

A THISRAULT:

Leur soc, en fer de lance, est fixé sur le sep au moyen d’une douille qui l’embrasse à frottement; il a ordinairement, de l’extrémité postérieure d’une aile à l’autre, un peu plus de largeur que le talon du sep, de manière à rendre plus facile la marche de ce dernier; — les deux planchettes qui forment les épaules sont légèrement envoilées du haut pour mieux renverser la terre. — Quand on ajoute un coutre, ce qui a rarement lieu, pour le retenir, on lui adapte une bande plate de fer ou coutriau, terminée inférieurement par un crochet qui entre dans un trou pratiqué vers lewilieu du soc, et qui ést percée de trous à son autre extrémité, de manière à pouvoir être fixée au-dessus de l’age, qu’elle traverse. par une cheville ou un simple clou.—Le reste de ces sortes de charrues n'offre aucune particularité remarquable.

Ce qui les caractérise dans la pratique, c’est que, selon qu’on les &irige horizontalement, ou qu’on les incline à droite ou à gauche, on rejelte la terre, dans le premier cas, également des deux côtés, et dans le second, en entier du côté de l’inclinaison, de sorte qu’on peut obtenir alternativement avec un de ces instrumens, le travail du buttoir et dela charrue tourne-oreille,

Partout où l’onemploie en France les charrues à épaules, ce n’est, avons-nous dit, que pour les derniers labours et pour les semis sous raies. Là se borne en effet leur véritable mérite ; car, quoique, lorsqu'elles sont convenablement construites, elles divisent assez bien le sol et arrachent complètement les

mauvaises herbes, elles ne renversent qu’imparfaitement la bande, et. si elles raménent cependant à la surface une partie de la terre du fond, il n'est pas rare qu’elles laissent entre chaque raie une côte non labourée.

ART. VI.-- Des aratres et charrues à plusieurs s0CS.

Les araires ou charrues à plusieurs socs sont connues en France depuis un grand nombre d'années. JACQUES BESSON, mathématicien du 16° siècle, avait fait décrire, en 1578, par BEroALDE, dans son Théâtre des machines, un artifice non vulgaire d’un merveilleux abrégement pour labourer la terre avec trois socs. — Depuis cette époque, malsré les perfectionnemens de tous genres qu’on a apportés à ces sortes de charrues, leur usage ne semble pas être devenu beaucoup plus fréquent, d'où lon pourrait induire qu'elles n’acquerront probablement jamais dus la grande culture qu'une importance accidentelle. En effet, leur prix élevé, — la difficulté plus grande de leur construction, — Jeur usage en général restreint aux labours d'une faible ou d’une moyenne profondeur, — leur marche doublement entravée sur les terrains pierreux ou enracinés, — dans les localités difficiles, le défaut d'habitude des varcons de charrue, sont autant,au moins que l'augmentation indispensable de force de tirage, de molifs qui assurent aux charrues ordinaires une préférence méritée dans le plus grand nombre de cas. Cependant, dans quelques autres , il est incontestable que la rapidité du travail des charrues à plusieurs socs peut coïncider avec sa qualité; il serait donc aussi nuisible de condamner que d’approuver d’une manière absolue leur emploi, et les faits prouvent qu'il n’est pas permis, dans un ouvrage de pratique, de ne pas faire connaitre au moins quelques-uns de ces instru-

FACONS GÉNÉRALES À DONNER AU SOL

Fig. 253.

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1 VEN (a

mens compliqués. — Nous ne parlerons que de ceux dont la pratique a sanctionné le mérile.

Les charrues à socs multiples nont pas d’ailleurs toujours pour but d'ouvrir deux sillons côte à côte. Parfois, comme on a pu le voir à l’article Défoncement, elles sont disposées de manière à creuser au lieu d'élargir la raie ;— d’autres fois, leur principale destipation est de remplacer la charrue tourneoreille. — L’irrégularité du travail de celle-ci (voy. ci-devant) et l'inconvénient d'employer les charrues à versoir fixe sur les terrains en »ente, parce qu'il est fort difficile de rejeter la ande en haut avec quelque perfection, ont donné lieu à diverses inventions dont il a été parlé précédemment, mais parmi lesquelles il en estque nousn’avons dû indiquer ailleurs que par anticipation. M. pE DoMBaASLE a fait construire une charrue portant deux corps, c'est-à-dire deux seps, deux socs et ue versoirs; l’un de ces corps verse à droite et l’autre à gauche. Lorsque l’un de ces deux corps de charrue est placé de manicre à travailler, l’autre se trouve en-dessus de l'age, et l’on n’a besoin que de retourner la charrue à chaque éxtrémité de sillon. — Cet instrument forme absolument deux charrues jumelles n'ayant qu’un seul age et une paire de mancherons. Ces derniers sont mobiles de manière à pouvoir se plater alternativement dans la direction convenable pour celui des deux corps de charrue qui est en action. (4nn. de Roville, 1825.)

La charrue, où plutôt l’araire jumelle, ainsi construite, travaillait fort bien; mais elle avait cependant, outre quelques autres inconvéniens, celui d’être très-difficile à retourner au bout de chaque sillon, surtout dans les terres tenaces et humides.

L'araire dos-a-dos de M. DE VALCOURT (fig. 253) est une de ces innovations heureuses qui a eu tout d’abord la sanction de la

URSS

pratique. Nous laissons parler M. BELLA, dont le nom se rattache si honorablement à la création d’un des plus utiles établissemens d'instruction agricole de la France. « La charrue double que M. L. DE VALCOURT à fait exécuter à Grignon a parfaitement rempli l’objet que l'auteur avait en vue: elle remplace très-bien la charrue tourne-oreille et opère plus efficacement; elle a aussi l’avantage et la force de défoncer le terrain le plus dur à une profondeur de 10 pouces.

Deux forts chevaux la traînent bien dans les labours ordinaires, quatre bœufs suffisent vour les défoncemens les plus difficiles. Cet

instrument a été très-utile pour labourer dans les pentes où il n’est pas possible de faire des billons, pour niveler la terre et la pousser dans les fonds ; il a l'avantage de pouvoir suivre les sinuosités, et opère avec promptitude et facilité. Il faut moins de temps pour décrocher la volée, faire lourner les chevaux et replacer la volée, que pour tourner la charrue et les chevaux ensemble, etc. »

La seule vue du dessin (fg. 253), ajoute M. de Valcourt, montre qu'on ne retourne jamais la charrue , elle marche comme la navette d’un tisscrand. Arrivé au bout du sillon ,'6n srrête les chevaux, on tire la cla-

caar. 6°,

vette , alors la volée I abanaonne le régulateur H; on fait retourner les chevaux et on fixe la volée I au second régulateur H°.

Si on ôte les quatre mancherons E, on verra

ue cette charrue est exactement l'avant

e deux charrues Dombasle ( mais dont l’une jette la terre à droite et l’autre à gauche), qui sont mises dos-à-dos sur une ligne XY.—Leversoir, en fonte, n’est pas aussi long que dans la charrue Dombasle : il ressemble davantage au versoir américain ou à celui de l’araire du Brabant (voy. page 183, fig. 235, et page 184, fig. 236). On lui avait primitivement donné 15 po. de hauteur (0 * 406); mais M.

Bella a labouré si profondément, quelquefois à plus d’un pied, que la terre passait pardessus les versoirs et retombait entre les deux socs. Il a fait alors clouer sur les deux versoirs une plaque triangulaire en tôle qui a obvié à cet inconvénient. — On aurait pu également ajouter une rehausse.—La haye A à 2 po. (0" 054) de moins que celle de la charrue de Roville; on lui a donné 8 pi. 6 po. (2" 760 ) de longueur, et 4 sur 3 po. (0 ” 108 sur 0 * 081) d’équarrissage. — Le sep B a 4 po. 3/4 de largeur sur 3 1/2 de haut (0 ” 128 sur 0 ® 095). — Les socs CCont 10 po.

(0 * 271) de leur origine à leur pointe. D’une pointe d’un soc à l’autre on trouve 4pi. 10 po. (1% 570). — Du côté de terre on a mis une planche J qui remplit tout l'intervalle entre la haye À, le sep B et les deux gendarmes FF.— Les étancons DD, de 4 sur 3 po.

(0 ® 108 sur 0 ® 081), sont fixés à 10 po. (0 * 271) d'intervalle. — Les 4 mancherons EE ont 2 pi. (0® 650) d'ouverture; à 2 pi. 8 po. (0" 866) de terre, ils dépassent la haye de 15 po. (0 ® 406). — Les régulateurs HH sont à la Dombasle.

Charrue Praxneux & double soc horizontal.

Ce ne sont, à proprement parler, que deux charrues de Brie réunies sur un seul age coudé et porté sur un avant-train. — A la place du double manche on a substitué deux mentonnets ou bras latéraux, lun sur la queue et l’autre dans la tête de l’étancon. Ces deux mentonnets portent chacun un etrier ou collet de fer à vis et écrous ; c’est dans ces étriers que passe l’age du soc; enfin, ces deux étriers ont chacun une vis de pression pour serrer l’age et le fixer solidement sur les deux mentonnets. On voit combien est simple un pareil assemblage.

Fig. 254

DES CHARRUES

La charrue Plaideux, adoptée dès 1809 par divers cultivateurs de l'Oise, et perfectionnée depuis par son inventeur, s’est répandue assez rapidement dans les départemens voisins. — En 1821, d'après l'attestation d’un grand nombre de cultivateurs qui en faisaient un usage particulier, et sur le rapport de M. MÉRICART DE THury, la Société centrale d’agriculture accorda une médaille à M. Plaideux. Nous laissons parler notre confrère.

« Les expériences réitérées que nous avons fait faire devant nous, entièrement d'accord avec la correspondance de M. le sous-préfet de Senlis et des cultivateurs de son arrondissement qui se servent de la charrue à deux socs, nous ont prouvé : 1° qu'avec la méme puissance on doit généralement compter, dans les longues raies, le double d'ouvrage qu'avec la charrue de Brie pour les petits labours, tels que les binages, les découennages, les enfouissages de parc et de grains, dans les terres légères, et Le z£éers dans les terres fortes et compactes pour lesquelles il convient d’ajouter un troisième cheval au tétard. si on veut des labours profonds, tels que les défoncages et les gros retaillages ; — 2° que les deux raies qu’elleouvre, lorsqw’elle est bien conduite, sont parallèles, bien suivies et parfaitement égales en largeur comme en profondeur; — 3° qu’on peut donner aux raies telle dimension qu'on veut, attendu que la charrue se braque et se débraque à volonté; — 4° qu’elle se maintient très-bien en raie;—5° que la manœuvre est simple et facile une fois qu’on est parvenu au degré d’entrure que l’on veut donner; — enfin, que tout charron de village peut la monter, démonter et réparer facilement. »

D'un autre côté, il faut reconnaitre que dans les labours profonds elle est sujette à s’engorger ; — elle présente quelque embarras pour l’enfouissement des fumiers longs, et elle demande beaucoup d’application de la part du conducteur, attendu qu’elle pourrait ouvrir une raie plus haute que l’autre, si on n'avait l'attention de bien fixer à sa place la haye du second soc, de manière à lui faire prendre autant de terre qu’à celui de devant; — elle éprouve plus de difficultés qu'une autre dans les terrains qui contiennent des blocs de pierre.

La charrue à double soc et à pied (fig. 254), ainsi nommée à cause du pied M qui sert à

A THIEBAULT, &

régler l'entrure du soc, a été introduite en | M. le baron DEWAL DE BarouvirLe. -— Elie

. Flandre, 1l y a une douzaine d’années, par

se distingue particulièrement de la charrue

198 AGRICULTURE : FACONS GÉNÉRALES A DONNER AU SOL

belge ou brabanconne ordinaire par un second coutre L et un second soc I.—A, mancheron ; — BB, queue de la charrue emmortaisée dans le sep et dans la haye; —C, haye ou flèche; — D, montant emmortaisé par le haut dans la baye et par le bas dans le sep; — E, sep à semelle de fer; — F, grand coutre; — G, grand versoir; — H, soc en fer, forgé comme le versoir, dans lequel entre le sep, où il est retenu par une cheville implantée de bas en haut devant une traverse qui réunit ces deux parties au-dessous dudit sep; — I,second soc ayant en petit la même courbure que le grand et dont la partie postérieure est courbée en forme de versoir et est portée par une branche de fer qui traverse la haye; — L, petit coutre ; — M, pied en fer, courbé à sa partie inférieure pour glisser sur la terre, et élargi dans le sens du travers de la haye d'environ 9 centimeétres, pour porter sur plus de terrain et ne pas enfoncer; — N, crémaillère; — O, anneau de fer sur lequel tirent les chevaux et qui sert à régler la profondeur; — P, boulon fait, à sa partie supérieure, en forme de marteau pour pouvoir s’en servir au besoin: en le changeant de trou (voy. fig. 255 ), on fait prendre à la charrue des raies plus ou moins larges ; — Q, lien de fer qui ne peut se voir que dans la fig. 255 : il est rivé solidement par deux

Fig.

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