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isolément et leurs ailes; —PR, coutre-scarificateur;—Q, scarificateur.
Deux des extirpateurs anglais les plus estimés, sont ceux de Wrexie et de Haywanp.
Le 1° (fig. 263 ), dont le bâtis est entière-
Fig. 263.
ment en fer, est à trois roues et à unseul manche. Il porte en tout neuf socs solidement boulonnés, de manière qu'il soit néanmoins facile de les enlever lorsqu'ils ont besoin de réparation, et de les remeltre en place. Il parait qu'à ces socs on substitue parfois des roues coupantes pour préparer les labours des terrains engazonnés, où des coutres auxquels l'inventeur a donné l’une des formes indiquées dans les détails de la figure, afin d'’ajouter la /orce de tension à celle de {a simple résistance. En effet, on doit considérer un pied d’extirpateur ou de scarificateur comme un levier dont le point d'appui est en A, la puissance en Bet la résistance en C. Dès-lors on comprend combien sa position plus où moins inclinée à l'horizon, peut et doit modifier son action dans le sol.
L’extirpateur de HAYWARD( fig.264) se com-
Fig. 264.
cm
pose d’un châssis en bois A, sur lequel sont fixés, à l'aide d’écrous, onze socs à pied, six sur le derrière et cinq sur le devant;— de deux mancherons BB;—d'un age C adapté à un avant-train D, sur lequel on peut, à volonté, l’elever ou l’abaisser pour régler l’entrure des socs; — de deux petites roues à jautestrès-larges CC, dont les pivots tournent dans les deux brauches d’un bras en fer qui peut glisser verticalement dans la traverse postérieure du châssis, également dans le but de permettre de modifier la profondeur du labour: —enfin, de deux chaînes FF servant à tirer le cadre carrément, bien qu’elles lui permettent néanmoins de s’incliner un peu plus d’un côté que de l'autre, selon de l'exige l'inégalité du terrain. Les roues de lavanttrain sont portées sur des bouts d’essieux en fer fixés par des boulons aux extremités de l’essieu en bois.
À l’aide de cette machine disposée de manière qu’on puisse enlever, pour la conduire dans les terrains argiieux, deux des socs de
cap. 6°,
chaque extrémité, ce qui réduit le nombre des autres à 7, on donne, en des terres précédemment remuées à la charrue, de légers labours qui peuvent toutefois augmenter progressivement de profondeur assez pour atteindre le fond de la raie.
De ces divers extirpateurs, le plus parfait, celui qui peut se prêter le mieux à tous les travaux qu’on est en droit d’attendre de ces sortes d'instrumens, est évidemment celui de M. pE VALcouRT; mais sa complication le rend dispendieux. Celui de Roville, tel que je l'ai décrit, avec la tige antérieure du pied du soc qu'il serait facile de transformer en un véritable coutre, me parait, à cause de sa simplicité même, devoir être généralement préféré dans la pratique.
ART. I. — Des labours à lu ntissoire.
Quoique les ratissoires soient plutôt des instrumens de jardinage que de grande culture, cependant on a pu parfois les introduire avec avantage dans celte dernière. En Allemagne, il n’est pas sans exemple qu’on se serve de ratissoires à cheval, de préférence à la charrue, pour déchaumer les champs de bléet pour donner les labours de jachère.On les emploie aussi pour aplanir ou régaler le terrain dans lequel se trouvaient précédemment des plantes butées. — Dans le comté de Kent, au dire d’Youn6, on s’en sert habituellement pour donner, après la récolte des fèves, une culture destinée à empêcher les mauvaises herbes d’envahir le sol jusqu’au moment où il peut être labouré et ensemencé en froment ; — pour préparer les semailles de spergule, de raves, de sarrazin, maïs, etc.,etc.—Ce travail, sur les terrains légers ou encore ameublis profondément, donne des résultats satisfaisans, et se fait avec promptitude sans exiger une trèsgrande force de tirage.
Il est évident que plus la lame des ratissoires a de longueur, plus la quantité de terre labourée à la fois est considérable, mais aussi plus le tirage augmente et plus les inconvéniens qui résultent où peuvent résulter de la disposition el de la nature du terrain, sont sensibles. — Ces lames ordinairement sont ajustées plus où moins obliquement sur une monture, selon qu'elles
doivent pénétrer plus ou moins en terre. — Deux manches servent, conjointement avec un age portant sur un avant-train ou sur une simple roue, à maintenir la direction et à régler la profondeur du labour,
Dans la ratissoire a cheval (fig. 265), la
Fig. 265.
roue À est emmanchée comme la poulie d’un puits. Elle porte une tige mobile dans l’age,