DES LABOURS A L'AIDE DES EXTIRPATEURS
aussi qu'ils soient plus rapprochés, puisque la première condition est que la Lerre soit remuée sur tous les points, et, dès-lors, l’instrument est plus disposé à s'engorger.—-Il ne faut donc pas outrer le principe.
Quelquelois on donne aux socs de devant, c'est-à-dire à ceux qui doivent pénétrer les premiers dans le sol et commencer à l'ouvrir, une forme plus aiguë et une longueur de tige un peu plus grande qu'aux autres, afin de faciliter leur action et d'empêcher que, durant le labour, le soulèvement plus ou moins fréquent de l'age ne les empêche de pénétrer à la même profondeur que ceux de derrière.
On a cherché dans quelques circonstances à joindre aux socs des exlirpateurs de petits versoirs pour approcher le plus possible des effets produits par la charrue; mais on a ainsi rendu le travail beaucoup plus difficile, sans atteindre convenablement le but désiré, — On a en conséquence renoncé partout à cette disposition.
L'addition de coutres dirigés obliquement, du point de Jonction de la tige de support jusqu’à l'extrémité antérieure de chaque soc, de manière à fendre la couche arable avec plus de facilité, est au contraire une innovation fort heureuse, puisquelle diminue incontestablement la résistance. Aussi, quoiqu’elle ait l'inconvénient de compliquer la construction et par conséquent d'augmenter la valeur pécuniaire de la machine, a-t-elle été adoptée en diverslieux.
Ainsi que les charrues et les araires, les exürpateurs #7archent avec ou sans avant-train. — Tantôt ils portent sur trois roues fixées à chacun de leurs angles; — tantôt sur une seule roue adaptée sous l'age. Cette dernière méthode est aujourd’hui la plus fréquente.
L'ertirpateur à socs mobiles de Roville (fig. 261 , 1, 2 et 3) est fort simple. Son chàs-
Fig. 261.
sis est armé de cinq socs ou pieds, 3 sur la traverse de derrière et deux sur celle de devant.—Les tiges c c n° 1 quiles supportent, se ramifient, comme on le voit, de manière à s’assembler sur le soc par deux rivures. — Ces mêmes tiges sont fixées sur les traverses au moyen de brides en fer n°3 serrées par des vis et des écrous, de sorte qu’on peut faire varier à volonté la distance des pieds entre eux. Sur la traverse postérieure, sont boulonnés deux wancherons qui, en se prolongeant jusqu'a
202 AGRICULTURE : FAÇONS GÉNÉRALES À DONNER AU SOL
celle de devant, ajoutent encore à Ja force de l'instrument. L’age E est également maintenu sur les deux traverses. Il est percé en F n° 2 pour recevoir le support à roulette G n°1,et terminésur le devant par un régulateur vertical H n° 1 et horizontal n° 2.
Dans ces derniers temps, M. pe Dom- BASLE ayant reconnu qu'en pratique les extirpateurs à pieds mobiles présentaient l’inconvénient d’être assez difficiles à ajuster de manière à fonctionner avecune régularité parfaite, bien qu'ils eussent d’ailleurs de véritables avantages, il crut devoir en censtruire de nouveaux à pieds fixes, assemblés dans les traverses au moyen d’écrous, comme cela sepratique généralement en Angleterre. — Cette construction présente moins d’inconvéniens depuis que l’on construit les socs entièrement en acier, parce qu'ils s’usent beaucoup moins promptement, de sorte que, par le fait, on n’éprouve presque jamais le besoin de les rapprocher.
L’extirpateur à cinq pieds mobiles et à socs en fer, à établir sur un avant-train ordinaire de charrue, coûtait 105 fr. — Le même, avec roue sous l'age pour remplacer l’avant-tramn, 120 fr. — A pieds fixes el à socs entierement en acier, il ne coûte dans le premier cas que 87 fr.; — dans le second que 105 fr. — Chaque pied de rechange est du prix de 11 fr.
L’extirpateur de M. ne VALCOURT ( #3. 262),
Fig. 262.
qui a été adopté à Grignon, où on le fabriue. est à cinq socs. Il pourraiten avoir deux e plus dans les terres légères. — Dans l’origine il était sans support sous l’age, mais, depuis quelques années, on lui a ajusté une roulette qui facilite sa marche sans augmenter le tirage; car elle ne sert, à proprement parler, de point d'appui lorsqu'elle est bien réglée, que pour tourner la machine quand il en est besoin, et pour la rétablir dans sa position première si elle venait à en dévier, cas assez rare, puisque, une fois entrée en raie, elle peut marcher à peu près seule.
À, age ou haye; —B, régulateur; —C, roulette;—JJ coutresscarificateurs droits placés devantles pieds etremplacés, dansles terrains pierreux, par des coutres courbes, P,R;—HH, pieds des socs; —O00, ciaveltes quelquefois remplacées par des brides; — K, pointe des cuutres-scarificateurs emboîtant l'extrémité du soc; —L, ailes du soc;—N, mancherons;— M, point d'attache de la volée; —G, socs vus