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A THIEBANLT, Ge
son poids de 220 livres; il est composé de deux trémies dans lesquelles on dépose la semence; dans l’une sont 4 ouvertures, dans l’autre 3, qui se ferment à volonté, quoiqu’en action, et en pressant un bouton. Ces ouvertures ont chacune 7 trous d’une dimension différente ; on ouvre celui quiest nécessaire à la grosseur du grain que l’on veut semer, ce qui permet d'admettre toutes espèces de graines, menues ou grosses, légères ou pesantes Ces trous aboutissent à un cylindre qui, par sa rotaiion, porte la semenceen autant de tuyaux descendaut au niveau du sol; cestuyaux sontespacés entre eux de 8 pouces.
7 coutres quiles précèdent ouvrent les raies dans lesquelles tombent lesgrains, et, par le plus ou moins d’entrure qu'on leur donne, la semence peut être plus où moins profondément enterrée. Les tuyaux sontsuivis d’une etite chaine trainante terminée par une bride en fer, qui sert à recouvrir les raies ouvertes par les coutres. Les raies sont espacées de 8 pouces. En fermant trois ouvertures intermédiaires, où ne sème plus que 4 raies à 16 pouces d'intervalle. Il en est de même si l’on veut semer à 24,32 ou 40 pouces, en fermant les ouvertures par où s’échappent les semences, qui penvent être répandues avec cet instrument sur 4 hectares par Jour.
Sur ledevantse trouveune autre trémie quiest de la largeur entière du semoir : elle sert à
CHAP. 7°, recevoir de l’engrais en poudre qui se répand a volonté sur la portion du terrain qui doit
être ensemencé. Les tuyaux de cette trémie ont le même écartement que ceux qui distribuent la semence. Entre les deux trémies supérieures, et un peu en avant, est une roue de 30 pouces de drnnires dont le mouvement de rotation sert, par le moyen d’engrenages, à faire tourner le cylindre qui est au fond des deux trémies. La rotation de l'axe de cette roue étant le mobile du cylindre qui reçoit et distribue les grains, il s'ensuit que la semence est loujours également répandue, que le cheval aille vite ou lentement. A chaque extrémité de la traverse qui supperte cet instrument, sont deux roues d’un
ied de diamètre qui eu facilitent la marche.
£n arrière sont deux mancherons tenus par le cultivateur dirigeant la machine, trainée par un cheval, que doit guider un enfant.
L'auteur attribue à l'emploi de son instrument une économie des 2/3 de la semence des céréales, en sorte que pour un ensemencement de 10 hectares, cette économie couvrira dès la première année le prix d’acquisition du semoir, qui est de 400 ou 425 fr.
De plus petits semoirs à 4 ou à 5 tubes sont d’an prix moins élevé.
Ce serait sortir des bornes que nous nous sommes prescrites, que de donner la figure et la description d’une foule d'autres semoirs, tels que ceux de THasr, de FELLEM- BERG, ou tous ceux figurés par M. Loupox.
Tous les instrumens dont nous venons de donner un aperçu succinct, se ressemblent sous plusieurs rapports : ils sèment en li-
nes ; ils réunissent un appareil pour ouvrir e sein de la terre, et un autre pour recouvrir la semence. Cette dernière propriété est sans doute avantageuse en ce qu’elle permet d’économiser letemps qu’on emploierait à rayonner et à herser. Mais n’est-il pas à craindre que pour donner à ces diverses parties toute la solidité convenable, on ne fasse une machine énormeet très-pesante ? et si on sacrifie la solidité à la légèreté, ne court-on pas les risques de voir briser contre un faible obstacle un instrument dispendieux? ne doit-on pas trembler de confier un semoir fragile à des valets habitués à faire abnégation de leur intelligence pour ne développer que leur force matérielle ? Il faudrait, pour que de tels instrumens fonctionnassentavec une certaine régularité, que le sol fût parfaitement ameubli. Mais a-t-on toujours le moment de lui donner cette préparation? La complète pulvérisation de la terre est-elle toujours indispensable ? non sans doute. L'expérience nous apprend que les céréales d'hiver demandent à être semées dans un sol dont la surface soit couverte de mottes de moyenne dimension, soit pour arrêter la neige pendant la saison rigoureuse, soil pour donner, en se délitant au printemps, une terre meuble aux jeunes tiges qui les avoisinent. Toutes les plantes hivernales sont dans le même cas. On leur nuit donc lorsque, pour faciliter la marche des semoirs délicats, le sol reçoit à cette époque une pulvérisation complète.
L'avantage de la disposition des plantes par
rangées parallèles est mis hors de doute au- Jourd’hui pour une certaine classe de végé-
DES SEMOIRS.
taux. Mais des agriculteurs habiles, MM. pr DomBasLe et DE VALCOURT, se croient autorisés à penser qu'il n’en est pas de même pour les céréales. M. pe Vocr s’est assuré, par des expériences nombreuses, que la distance Ja plus convenable à laisser entre chaque tige est de 2 pouces dans tous les sens. Et ce dont a été convaincu par des faits directs l’habile agronome que nous venons de citer, navait pas échappé aux plus simples laboureurs.
Rien de plus facile que de semer en lignes, même sans semoirs. Lorsqu'un guéret a été labouré avec régularité, il présente une suite d’ondulations parallèles formées par les arétes des sillons. Si l’on répand de la sernence sur un sol ainsi ondulé, elle roule en totalité daus la partie creusée qui est entre chaque tranche. Le hersage, au lieu de nuire à ce mode de dispersion, ne fait que le régulariser et les plantes se trouvent en lignes. Cependant, soit par instinct, soit par le résultat d'observations multipliées, les cultivateurs augurent moins favorablement des céréales ainsi distribuées que de celles qui le sont d'une manière moins régulière mais plus égale.
Voilà donc plusieurs inconvéniens assez graves que l’on trouve danslessemoirs pour la culture des céréales. Le dernier que nous avons signalé n’est pas cependant ÉRRren a te trumens de ce genre, car celui qu’on nomme semotr Polonais ne sème pas en ligne. Il se compose (/#g. 298) d’un brancard, et d'une
Fig. 298.
trémie au fond de laquelle se trouve un cylindre criblé de trous dans lesquels se Jogent les semences. Il fait corps et tourne avec l'essieu des roues, qui lui communique un mouvement de rotation.
Il ne faut pas croire du reste que les divers semoirs dont nous avons parlé ne puissent
ue semer en lignes. Au moyen d’une modification qui en simplifie le mécanisme, on distribue la semence d’une manière trés-uni- Jorme. Cette modification consiste à remplacer le tube qui dépose les graines dansla terre, par une planche sur laquelle elles tombent et se répandent sur le sol aussi également que le ferait un bon semeur.
Pour obvier à la fragilité qui résulte dans
ces instrumens de la réunion du semoir, du rayonneur et de la herse, on a imaginé les semoirs à brouettes qui sont conduits par un homme, et qui même peuvent être confiés à un enfant. De lous les semoirs de ce genre quiont paru jusqu’à présent, ceux qui sont fabriqués dans lesateliers de M. ne DOMBASLE à Roville, sont ceux qui réunissent le plus grand nombre d'avantages à la solidité et à la simplicité. Il yen a de 2 sortes, l’un (fg. 299)
Fig. 299.
est destiné aux graines fines. La figure montre clairement sur quels principes ilest construit. Ce semoir coûte 48 fr., pris à Roville. Il pèse 49 kil. : ainsi les personnes qui ne voudraient pas se donner la peine de le faire construire, pourront estimer ce qu'il leur coûtera ap-
roximativement, en ajoutant 7 fr. pour ’emballage. L'autre semoir ( #g. 300) est
Fig. 300.
pour les graines qui sont plus grosses, comme pois, féves, maïs. Il se compose d’une trémie dans laquelle tourne un cylindre. Ce cylindre est percé, à la circonférence, de trous dont la capacité est proportionnée à la grosseur des semences. 11 faut par conséquent qu'on puisse le démonter à volonté afin de le changer lorsqu'on sème une graine d’une autre dimension. 2 brosses servent à empêcher la semence de s’écouler entre le cylindre et la paroi intérieure de la trémie. Ce dernier semoir coûte 56 fr. et pèse 53 kilog.
On pense bien que ces semoirs ne peuvent servir à la sémination des céréaies, parce que, ne répandant la graine que sur une seule ligne, il faudrait trop de temps pour exécuter cette opération sur une certaine étendue.
Mais ils sont employés avec succès pour les plantes qui doivent ètre semées par rangées et qui exigent des binages plus fréquens. Un jeune homme peut les faire manœuvrer sur une surface de 2 hectares en un Jour, lorsque les lignes sont à la distance de 27 pouces, et 1 hectare 1/2 lorsqu'elles le sont à 18.
A cette section des semoirs appartient le semotr du docteur HuNTer ( fg.301), consistant : 1° en un sac a qui contient la semence; 2° en un réservoir en fer-blane ou en tôle à ; 3° en un cylindre alimentaire c; 4° enfin, en un tube d, qui donne passage au grain. Au cylindre