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comme dans l’Avoine à chapelets, mais isolés. C’est surtout la Terre-noix (Bunium balbocastanum), V'Orobe tubéreux (Orobus tuberosus), et, pour tous les sols , dans certaines rotations, les souches de Topirnambour (Helianthus tuberosus). Lorsqu'on a une pièce infestee de ces différentes plantes, on setrouvera bien d’y faire passer un troupeau de porcs à plusieurs reprises.
ART. 1.—De l'esseiglage,
L'opération qu'on nomme esseiglage à beaucoup de rapports avec le sujet qui nous occupe. Dans les pays où l'on fait beaucoup de méteil , il est rare que dans le blé qu'on veut avoir pur, il ne se trouve quelques épis de seigle. Quelque temps après la floraison, lorsqu'on peut bien distinguer les deux espèces de céréales, on retranche tous les épis de seigle, soit à la main,soit en abattant les têtes avec un bâton.
ART. I. — Du sarclage proprement dit et de l’échardonnage.
Le sarclage appliqué aux plantes binées peut être considéré sous deux points de vue : comme préparation du binage, et comme son complément.
Dans le premier £as, on l’emploie pour les récoltes qui se trouvent subitement envahies
ar une foule de mauvaises herbes, avant que es bonnes plantessoient en état de supporter les secousses des cultures. Lessareleurs prendront alors toutes les précautions pour ne point fouler les pentes avecles pieds, et pour ne point en déchausser ou mettre à nu les racines tendres et delicates. Comme la récolte est faible et que la moindre négligence lui est préjudiciable dans sa première enfance, il est important d'exiger que les sarcleuses ne jettent point les herbages sarclés sur la véritable récolte qui en serait étouffée; ces sortes de sarclages ont lieu surtout pour les pavots, les carottes et la gaude. û Quand le sarclage vient comme auxiliaire ou complément du binage, on ne doit plus craindre d’arracher les végétaux avec force, parce qu’on remue ainsi la terre, et que cet ameublissement est utile à la récolte. Un objet sur lequel il faut veiller avec sévérité, c'est d’arracher les végétaux parasites avant qu'ils soient enfleurs, à plus forte raison en graines. Ilest beaucoup de plantes qui sont encore vertes, même lorsque leurs semences sont mûres ; telles sont les 4nsésines ( Chenopodium) et les Mercuriales (Mercurialis), dont les fleurs sont très-peu apparentes. Ces deux
lantes sont le fléau des terrains riches en aumus. On peut placer dans la même calégorie le Mouron des oiseaux (Alsine media).
Cette dernière plante pousse de si bonne heure, est quelquefois tellement abondante, qu'elle ôte tout espoir de succès si on ne Parrache promptement, et si on n’en emporte les tiges loin du champ.
L'échardonnage des céréales est une opération indispensable. Le Chardon y est ordinairement assez abondant; il ne faut pas se contenter d’en couper la tige; cette plante a des racines très-vivaces et qui pénètrent sou-
cHAP. 8°.
vent à plusieurs pieds Ge profondeur. Si on le coupe au collet, on voit repousser non pas un chardon, mais 7 à 8 tiges latérales. Lorsqu'une pluie douce a pénétré à une grande profondeur, et que la terre est un peu ressuyée, on s’arme les deux mains d'un gant en peau de veau ou de chèvre, afin de ne pas se blesser, et on arrache les chardons en les tirant à soi le plus verticalement possible. Si la terre n’est pas meuble à une assez grande profondeur, le travail du gant est fort défectueux. Dans tous les cas il ne peut ètre mis qu'entre les mains de personnes fortes, dont le salaire coûte cher; c’est ce qui a fait recourir à l'emploi des sarcloirs et échardonnoirs. à
Le sarcloir qui est le plus communément employé (#g. 344), se compose d’un manche
Fig. 344 et 345.
d’une longueur variable, et armé d’un fer à douille, avec un tranchant en forme de biais. Le meilleur fer est celui des vieilles faux ou faucilles; dans ce cas il n'a pas de douille, mais se termine (/£g. 345) par une pointe qu'on enfonce dans le manche et qu’on y maintient avec un anneau en fer.
On connaît dans certaines provinces, sous le nom d’échardonnette (fig. 346), un in-
Fig. 346, 347 et 348.
strument dont l’extrémité, bien acérée et tranchante, a 10 lignes de large. Le milieu a une longueur de 22 lignes, el se termine par une échancrure destinée à enlever les chardons coupés et embarrassés dans les céréales. De tous les instrumens de ce genre, l’échardonnette parait préférable, ou bien léchardonnoir à crochet ( fig. 347 ).
Enfin, lorsque les tiges et les racines des chardons sont ligneuses, on se sert, dans quelques départemens, des tenailles ou moïttes ( fig. 348), qu'on emploie également pour arracher d’autres herbes qui croissent dans les céréales, telles que l'Yèble (Sambucus ebula ), les Arrête-bœuf ou Bugrane ( Ononës ), etc. L’échardonnoir hollandaïs (voy. fig. 135, p- 154 ci-devant) remplit le même objet.
Parmi les herbes inutiles qui croissent dans les céréales, il en est une qu'on ne cherche généralement pasà détruire, parce qu’eile parait assez innocente, et que d’ailleurs elle résiste aux moyens ordinaires de destruction. C’est la Prèle ( Equisetum), appelée vulgairement
ueue de cheval. Cette plante a des tiges E deux sortes : celles qui portent les fruits paraissent aux premiers jours du printemps,