‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 156 sur 357 · DES CONDITIONS QUI PFRMETTENT L'IRRIGATION · texte numérisé non relu

DES CONDITIONS QUI PFRMETTENT L'IRRIGATION

établir la prise d’eau assez haut pour conduire l'eau dans les parties supérieures du terrain à arroser, on cherche à élever Le niveau de l’eau, en donnant plus de hauteur au barrage, Néanmoins, celui-ci devient alors très-coù- Leux, pour peu que le cours d’eau soit fort.

Lorsque les bords ne sont pas très-élevés, on est aussi souvent dans le cas d’éprouver de l'opposition de la part des propriétaires riverains supérieurs, dont les terrains pourraient souffrir de l’exhaussement et du refoulement de l’eau. Dans cette circonsiance, on serait obligé de construire des digues le long du cours d’eau.

Si ces moyens étaient impraticables ou insuffisans pour exhausser assez le niveau de l'eau, il n’y aurait d’autres expédiens que de faire usage d’une machine hydraulique. Jusqu'ici je n’en connais point d'assez simple et fournissant en même temps assez d’eau pour qu’elle mérite d’être employée généralement dans des circonstances semblables. Celles que l'on possède actuellement et qui seront décrites el figurées ci-après ne peuvent être employées que dans les localités exceptionnelles, où l'irrigation a des résultats extraordinaires, et où les produits ont assez de valeur pour que leur augmentation paie les dépenses. Dans tous les cas, il ne peut être question ici que d’une machine mue par leau elle-même.

Une fois le but connu, la direction du canal de conduite est encore fort importante, Lorsque le terrain n’est pas parfaitement plane, ce qui n’a presque jamais lieu, on esl obligé de l’égaliser ou de faire suivre au canal une ligne plus ou moins tortueuse, de façon à ce qu’il parcoure toujours un plan presque horizontal, c'est-à-dire ayant environ 4 à 6 millimètres de chute, par mètre de longueur, selon qu’il y a plus ou moins d’eau.

L’abondance de l’eau et l'égalité de son volume pendant toute l’année sont des considérations importantes. Quoique les seuls arrosemens d'automne et de printemps soient déjà très-efficaces par la qualité particulièrement fertilisante des eaux à cette époque, il est néanmoins irès-important de pouvoir arroser pendant l'été, surtout pour les positions élevées et pour les sols perméables.

Lorsqu'on ne peut désposer que d'un faible filet d'eau, il est souvent absorbé par les rigoles avant de parvenir jusqu’à l'herbe, et dans tous les cas, il a très-peu d'effet. On r'emédie à cet inconvénient par le moyen d’un réservoir dans lequel se rassemble l’eau de source et les eaux pluviales des terrains supérieurs. Lorsqu'il est plein, on le lâche, et la quantité d’eau est alors suffisante pour arroser convenablement une partie du pré. La grandeur de ces réservoirs, dont on trouvera ci-après la figure, se règle sur la force du cours d’eau et sur l'étendue de la prairie; sur leur profondeur; sur la pente du terrain. 11s ne conviennent pas dans les lieux qui onttrèspeu d’inclinaison. Le fond et les parois doivent en être imperméables,

Comme on ne peut toujours être présent pour ouvrir le réservoir dans le moment convenable, on a imaginé plusieurs dispositions par le moyen desquelles il se vide spontanement dès qu’il est rempli. La plus ingénieuse

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