que le courant Fig
lui-même fait mouvoir lorsqu'on a bien combiué le poids de la roue avec:sa force. Les pignons de Ia roue sont portés à l'extrémité de 2 solives placées en équilibre et contenues par une cheville de boïs fixée dans une muraille; uu poteau planté dans la rivière entre les 2 solives, sert à tenir la roue dans une position plus où moins élevée, selon que les eaux de la rivière augmentent ou diminuent, où que l’on veut faire agir la machine ou la tenir en repos : lorsqu'on veul élever la roue on charge l'extrémité des solives avec de grosses pierres, qu'on relire quand on veut la faire descendre dans le courant de l’eau.
Quelque utiles et ingénieuses que soient les machines propres aux irrigations, leur construction, ieur entretien sont plus coùteux que l’arrosement qu’on opère par le moyen des canaux, lorsque les localités permettent une prise d’eau par leur entremise.
Nous ne parlerons pas ici en détail des arrosermens par le moyen des arrosoirs, des pompes portatives, des tonneaux. Ces procédés sont en général trop dispendieux pour ètre employés ailleurs que dans le jardinage. Il nous suffira de rappeler que nous avons déjà conseillé l'arrosement avec des engrais liquides, qu'on transporte et répand sur les champs à l’aide de tonneaux qui ont élé décrits et figurés dans le chapitre des £ngrais (F. ci-devant p. 96, fég. 56 et suiv.).
MoRIN DE SAINTE-COLOMBE.
SECTION vi. — De quelques pratiques spéciales d'irrigation.
Dans l’art difficile des irrigations, les principes généraux ne suffisent pas toujours pour guider, el, d’une autre part, ils laissent souvent les personnes étrangères à de semblables travaux, dans la croyance qu’elles rencontreraient sur leur terrain des difficultés insurmontables. Il nous a semblé utile, sous ces deux rapports, de citer quelques-unes des pratiques d'irrigation les meilleures et qui avaient le plus d'obstacles à vaincre, en cuoisissant nos exemples en France. C. B.