INFLUENCE DES ABRIS
presque pas, ne seront guère plus chaudes que celles exposées au nord; mais, comme dans la plus grande partie de la France les venis du levant sont très-froids , et ceux de ouest passablement chauds, ces deux dernières sortes d'expositions serontentre elles, sauf quelques modifications, à peu près d’une égale température.
$ vI.— De l’inclinaison et des abris.
Les zrclinaisons plus ou moins rapides de la surface des sols cultivés, ainsi que ies abris naturels ou artificiels qui entrecoupent cette surface, tels que les massifs de bois, le rideau des plantations en ligne, et même l’obstacle, léger en apparence, que de simples haies opposent au cours des vents bas et à la circulation des agens météoriques, produisent aussi des modifications dont le résultat assure le succès de diverses récoltes.
Nous avons vu précédemment que l'effet des inclinaisons ainsi que celui des aspects, se fait fortement remarquer dans les coteaux consacrés à la culture de la vigne; et, quant aux bois, leur destruction par grandes masses peut forcer à changer toute l’agriculture d’une contrée. SOULANGE Bopin.
Les plus puissans des abris naturels, ce sont les montagnes : Rozier cite, dans le climat de la France, un exemple bien frappant de cette influence sur la culture.Si l’on tire une ligne de Nice en Piémont jusqu’à Saint-Sébastien en Espagne, en traversant les provinces les plus méridionales de la France, on y trouve quatre climats bien caractérisés.
( Voir {a carte. fig. 16.) — Le premier est
Fig. 16.
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le pays des orangers, des oliviers et dfs vignes; il a au sud la Méditerranée et les climats brülans de l’Afrique, et immédiatement derrière lui les Alpes coupées presque à pic, qui l’abritent du nord. — Le second, depuis Toulon. le pays des oliviers et des vignes, sans orangers ; il a encore au sud la mer; mais les montagnes qui lui servent d’abri sont éloignées de la côte.— Letroisième, depuis Carcassonne, est le pays des vignes sans orangers ni oliviers : il a en effet au sud les Pyrénées. — Le quatrième, à partir de Bayonne, le pays sans vignes, a au sud les Pyrénées, et elles sont si voisines qu’elles l’abritent entièrement de tous les vents du midi; les pommiers y sont cultivés comme en Normandie, en Brelagne; et cette contrée est cependant plus méridionale que Grasse et Nice. — En étudiant de cette manière, dans tout le reste du royaume, l'influence des abris naturels, on v trouvera très-souvent la cause physique déterminante de la culture de chaque pays, cependant su-
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