partie inférieure d’une semelle en fer
Les camions ( fig. 425 ) sont de petits tom-
Fig. 425.
bereaux traîinés par deux hommes. Ils sont
référables aux brouettes pour les déblais et es transports à des distances de plus de 117 mètres (60 toises). Au-delà de 195 mètres (100 toises), il est plus avantageux de se servir des tombereaux conduits par des chevaux.
$ II. — Des hottes.
Les hottes sont de deux sortes : les unes sont un assemblage de bois léger, débité en lanches minces; les autres sont en osier.
La unes et les autres ont des avantages res-
pectifs, suivant les circonstances.
Celles de la première espèce, que l’on nomme tandelins dans
Fig. 426. quelques vignobles LL LIR (/g. 426), sontordinai- [TL rement faites en sapin.
Elles sont très-commodes, dans une exploitation rurale, pour le transport des racines de la cour dans les celliers, et je suis assuré qu’elles offriraient également beaucoup de facilité pour transporter les grains battus de
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la grange ou de la batterie mécanique au grenier.Ces hottes devront en général avoir nne contenance intrinsèque de 55 litres, mais on ne les remplit communément que jusqu’à la concurrence de 50 litres, afin que l’espace laissé vide permette aux matières transportées un léger mouvement qui les ferait déborder si on remplissait l'instrument jusqu'en haut. On comprend aisément que lorsque ces instrumens sont tous de même contenance, on n’éprouve aucune difficulté pour s'assurer de la quantité de produits qu'on a récoltés.
Les hottes en osier (fig. 427) ont, sur les précédentes, l’avantage de la légèreté, mais Fig. 427.
elles ne peuvent contenir des liquides, à moins qu'auparavant on n'ait eu soin de les goudronner , ce qui n'est pas sans inconvénient dans bien des circonstances.
Les r2annes sont pres-
que toujours en osier, Il yen a à une seule anse ( /g. 428). On les préfère lorsqu'elles doivent être portées par une personne et à une certaine distance,parce ges elles font l’ofice de paniers. Celles qui ont deux anses ( f£g.
429 ) offrent beaucoup plus de commodité toutes les fois qu’elles doivent être transportées par plusieurs personnes.
Il en est d’une manne comme d’un drap; ce ne sont pas celles quisont les plus épaisses et tressées avec de gros brins qui sont les plus solides. Celles qui sont composées d’un osier délié, long, élastique, sont plus solides et plus légères ; et, comme en même temps leur élasticité leur permet de s'adapter quelque peu aux différentes configurations des matériaux qu’elles doivent contenir, leur supériorité, dans tous les cas, est incontestable.
L’osier peut être enveloppé de son écorce ou en être dénudé. Lorsque le premier cas arrive, les couches corticales ne tardent pas à se décomposer, à rendre les voies plus claires, et à laisser dans tout le tissu des germes de décomposition , lesquels ne tardent pas à l’allérer. Il vaut donc mieux faire le sacrifice de quelques centimes, et se procurer de l’osier blanc qui se sèche facilement, se décompose avec lenteur et rend l'instrument bien moins pesant. ;
Les cullivateurs devront avoir grand soin que les mannes, les hottes et tous les instrumens de ce genre soient tous les jours proprement nettoyés de la terre qui y adhère, mis dans un lieu sec, el jamais abandonnes négligemment sur un sol humide.
Les civières ne sont autre chose qu’un brancard qui, au lieu de se placer sur les épaules, est porté par les mains des ouvriers. Il y en a à érancards simpdes (fig. 430), et à brancards composés où relevés ( fig. 431). En