III. Emmagasinement des fourrages
Nous avons vu que dans l'usage ordinaire, on conserve le foin, soit en meules, soit audessus des étables où est logé le bétail qui doit le consommer. Dans tous les cas, THAER recommande « qu'il soit étendu d’une manière uniformeet qu'ilsoit serré, afin qu'il n’y reste aucun espace vide, parce que, dans detels vides, il naît de la moisissure,et qu’il s’y rassemble de l'humid té lorsque le foin commence à suer. Quand cela arrive, il s’'échauffe quelquefois au point de donner une forte vapeur. Dans ce cas, on ne saurait faire plus mal que de soulever le foin et de lui donner de l'air; il faut, au contraire, empêcher,autant que cela est possible, le concours de l’air, et, pour cet effet, fermer les volets du fenil. Il se peut qu’alors le foin fermente fortement et PARA mais il ne se gâtera pas, et l’on courra moins de risques qu’il ne prenne feu.
C’est seulement lorsque le foin a beaucoup d’air que le gaz inflammable qui se développe en pareille circonstance, peut prendre feu ; il ne faut donc pas toucher au foin qui est dans ce tas, à moins qu’on ne veuille le descendre promptement du fenil pour le refroidir et sécher.
« Si le fenil est recouvert d’un bon toit de paille, il faut mettre du foin aussi près de ce toit que cela est possible, et Je serrer de manière que, du moins au premier moment, il ne reste pas d’espace entre deux ; lorsque le foin n’est nullement en contact avec l’air, 11 se comporte à merveille penaant qu'il sue, et il conserve sa qualité dans toutes ses parties. Sous un toit de tuiles, au contraire, la
AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES