‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 223 sur 357 · NA IN · texte numérisé non relu

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qu'il y a 5 travées au lieu de 3 seulement que nous indiquons.

À 11 pieds ou environ 3 mètres et demi de distance, d’axe en axe (dimension considérée avec raison par M. de Vindé, d’après sa propre expérience, comme étant à peu près le maximum de la portée des bois posés en travers, pour qu'ils ne risquent pas de fléchir), sont : d'abord de bonnes fondations en maconnerte, au-dessus des dés en pierre de 15 po.(40 cent.) en carré, saillans de 1 pied (33 centim.) hors de terre, et, enfin, des potelets de 2 pieds (65 centim.) de hauteur sur 1 pied (33 cent.) sur carré, recouverts, savoir : dans leur partie inférieure, ainsi que les dés en pierre, en ardoise; et, dans leur partie supérieure, en morceaux de verre à vitre d’un pied carré, retenus avec mastic entre de petites baguettes clouées du haut et du bas seulement, et sans montans aux angles. Ces potelets sont en chêne; toutlesurplus de la charpente dont nous allons parler est en peuplier d'Italie.

Sur ces potelets est posé et chevillé un gril composé de sommiers en long et en travers, entaillés à tiers-bois.

Sur ce gril s'élèvent des poteaux montans, de 22 pieds (plus de 7 mètres) de haut, coiffés par des A blÈne sur les 2 longues faces, et réunis transversalement par les entraits des fenêtres du comble, dont les coupes indiquent suffisamment la composition. Dans les espacemensextérieurs sont en outre des croir de Saint-André, réunissant également les poteaux, el qui servent en outre à contenir les extrémités des gerbes. Les sommiers composant le gril, les poteaux montans et les entraits ont 9 pouces (25 centim.) en carré; les sablières, pannes et faitage, 6 à 7 pouces (16 à 19 centim.), et les autres bois de 5 à 6 po.

(13 à 16 centim.), à l'exception des chevrons qui n’ont que 3 pouces (8 centim.).

Tous ces bois ont été assemblés aussi simplement que possible, pour la plupart à moitié ou tiers-bois, le surplus à tenons et mortaises; entièrement chevillés en bois, sans aucune armature en fer, et préalabiement écarris à la scie, ce qui a procuré des dosses épaisses el parfaitement droites, en nombre suffisant pour formerun plancher sur le gril.

Les plus belles de ces dosses ont été réservées pour les travées du milieu, servant d’aire à battre, écarries avec un soin particulier, assemblées jointives sans rainures ni languettes, chevillées et avec joints calfeutrés en mousse et goudron, ce qui a procuré une aire parfaitement sèche et extrêmement commode, le fléau s’élevant sans aucun effort par la seule élasticité du plancher.

Afin d'accéder à ce plancher sans donner de moyens de communication aux rats et aux souris, au bord de l'aire est adapté un marchepied en fer, qu’on élève facilement au moyen de deux chaines, de deux contre-poids en pierre, el qui, d’ailleurs, ne prend son emmarchement qu’à 15 pouces (40 centim.) audessus du sol.

Pour garantir les bois de l'effet du soleilou de la pluie, toutes les faces exlérieures opposées au sud et à l’ouest ont été revêtues en ardoise. C’est aussi en ardoise qu'a élé établie la couverture dans laquelle on à eu Île soin de disposer deux petites lucarnes tou-

AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES

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