‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 225 sur 357 · GRENIER A BLE · texte numérisé non relu

GRENIER A BLE

struites en charpente; mais on obtiendra plus de stabilité, et en même temps on se 5arantira mieux, soit de la chaleur, soit de l'humidité extérieures, au moyeu de murs en maçonnerie. Ils devront être percés, à chaque étage et au droit de chaque travée, d’une fenétre ouvrant jusque sur le plancher bas.

afin que l'air circule dans la partie inférieure et frappe le pied de la couche de blé, et garnie de volets, pour préserver du soleil ou de la pluie, ainsi que d’un grillage pour empécher l'entrée des oiseaux.

L'orientement est une chose de première importance; et l’on devra, autant que possible, placer une des faces au midi et l'autre au PE à afin que la différence de température élabiisse naturellement un courant d’air enrtre les ouvertures opposées; cependant on devra éviter l'exposition au midi, dans certaines localités où règnent des vents trop humides.

La hauteur du comble pourra facilement être employée à former un ou plusieurs étages,en ayantsoin d'en lambrisser le rampant, mais préférablement en planches, plutôt qu'au moyen d’un plafonuage en plâtre.

Enfin , indépendamment des trappes et des trémies qu'on devra praliquer entre les différens étages, afin de faciliter le jet d’un plancher à uu autre, ainsi qu’on le pratique souvent pour opérer le nettoyage du blé, etc., il sera ‘bon de disposer, suivant l'étendue du bâtiment, un ou plusieurs systèmes de trappes et de ireuils pour le montage des sacs, ce mode de montage étant beaucoup plus commode, et, somme toute, beaucoup plus économique que le montage à dos ou à bras d'homme.

Par ce qui précède, on peut voir que lorsque les étages supérieurs de l’habitation ou des bâtimens d'exploitation ne présentent pas des chambres à blé d’un nombre et d’une étendue suffisans, le bâtiment spécial qu'il faudrait construire pour celte destination particulière serait la cause d’une dépense assez considérable.

On comprendra sans peine qu’une construction de l'importance de celle que nous venons de décrire est extrêmement coùteuse, et elle le sera nécessairement d’autant plus proportionnellement, qu’ellesera moins considérable. Ce serait donc comme 7nén£mum qu'il faudrait considérer le résultat des grandes constructions de ce genre faites à Saint-Denis, à Etampes, etc., qui porterait l'intérêt du capitalemployé à un taux égal au produit de 4 fr. à 5 fr. par le nombre de mètres cubes de grains qui peuvent y ètre contenus, ou 40 à 50 centimes par hectolitre.

Il parait également qu'il faudrait évaluer les frais annuels de construction et d’administralion à 1 fr. 10 cent. ou 1 fr. 20 cent. par hectolitre, ce qui donne en tout, moyenuement, 1 fr. 60 cent.

Si l’on considère, de plus, les déchets assez considérables qu'on éprouve quelquefois, soit de la part des animaux destructeurs, soit par suite de la fermentalion ou d’autres genres d’altération, on ne doit pas s’étonner qu’on

(1) Les 7 étages dont se composent les greniers de Corbeil dimiauent, en montant, de plus de 3 mè-

tres à 2 mètres 1/3 (9 à 7 pieds environ, AGRICULTURE,

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