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RE
un bâtiment de forme carrée, ouvert, à sa partie supérieure, par une espèce de lucarne avec balcon saillant et poulie pour le monage des sacs, et à sa partie inférieure par une porte destinée à retirer Îles grains.
Dans la partie intermédiaire, les murs sont percés, à des intervalles convenables, pardes ouvertures en losange de 11 à 13 centim. (4 à 5 po. de côté), qui se correspondent exaclement pour les ? murs opposés. De chacune de ces ouverlures à celle qui y correspond, -ègne interieurement un conduit ou rigole renversée, formée par 2 planches. Enfin, audessus du rez-de-chaussée est un plancher ‘orme par plusieurs tremies débouchant dans une plus grande, laquelle se ferme ou s’ouvre à volonté au moyen d’une trappe à cou-
lisse.
AGRICULTURE : CONSERVATION DES RÉCOLTES,
Maintenant, si, cette trappe étant fermée, on emplit le grenier de blé par sa partie supérieure, il restera sous chacune des rigoles renversées un vide par lequel l'air exlérieur circulera et rafraichira constamment la masse du blé. Remarquons, à ce sujet, queles ouverlures qui y correspondent dans les murs sont: 1° en pente, de l’intérieur à l'extérieur, de facon à pe pas donner accès à la pluie, à la neige, etc.; 2° et fermées de treillis en toile métallique, pour empêcher l’introduction des oiseaux et même des insectes.
De plus, si, pour retirer une quantité plus ou moins considérable de grains, on ouvre la trappe de ja trémie inférieure, toute la masse du blé sera mise en mouvement, et d’autres parties que celles qui précédemment étaient en contact avec l’air, au moyen des rigoles, arrivercnt à leur tour à ce contact, ce qui permet de nettoyer en très-peu de temps la masse entière du blé, et de le remuer dans toutes ses parties sans beaucoup dedifficultés.
On ne peut méconnaitre ce que cet appareil a d’ingénieux et en même temps de simple, au moins en apparence. Ii ne paraît pas non plus que l'exécution et la manutention doivent avoir rien de difficile ni de fort coûteux. C’est à l'expérience à prononcer sur les avanlages ou les inconvéniens qui peuvent en resulter; et c'est pour mettre les agriculteurs, curieux de ces sortes d'expériences, à même de s’en rendre compte, que nous avons consigné ici les indications qui précédent
Tout ce que nous avons dit précédemment relativement aux greniers à blé s'applique également aux Greniers à avoire, si ce n’est que cette dernière espèce de grain étant proportionnellement moins pesante, il est possible de donner un peu plus de hauteur aux couches. GoOURLIER.
& II. — Des fosses de réserves ou silos.
Lorsqu'on réfléchit aux conséquences désastreuses des disettes et aux inconvéniens des brusques variations dans les prix des grains qui servent à la nourriture de l'homme, on reconpait qu'il n'est pas, pour l’économie sociale et la prospérité d’une nation, d’objet plus intéressant qu’un moyen de conservation des céréales, propre à rendre, en quelque sorte, uniforme et indépendant des accidens des saisons, le cours de cette denrée de première nécessilé. On ne saurait donc s’étonner des recherches nombreuses qui ont été faites sur les silos, pour guider avec sûrelé les propriétaires et les conmerçans qui veulent conserver leurs récoltes pendant un cerlain nombre d'années, ou se livrer à des spéculations sur le commerce des grains.
L'usage d'enfouir les grains dans des fosses de différentes formes pour les conserver, remonte à une antiquité très-reculée, eka élé mise en pratique dans beaucoup de contrées diverses.On peut citer comme modèles en ce genre les silos égyptiens et romains, qui sont bien connus; Ceux en usage dans l’Afrique, l'Asie, en Chine ; enfin, les silos hongrois, les caisses hollandaises, les magasins suisse: , etc. M. DE LASTEYRIE, qui, dans ses voyages, avait reconnu l'utilité de ces sortes
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de greniers d’abondance et leur économie pour la conservation des grains pendant de longues années, s’est beaucoup occupé de ce sujet en 1819. M. Decazes a favorisé, pendant son ministère, des essais qui eurent lieu, en divers endroits, à la même époque; M. TEerNaux, deson côté, a fait d’autres tenlatives très-nombreuses et fort en grand, dans son parc de Saint-Ouen, depuis 1820, et tout Paris a pu assister à ses expériences et aux procès-verbaux qui en ont été annuellement dressés par la Société royale et centrale d'agriculture. ; |
Depuis cette époque, l’enthousiasme qui s'était emparé des esprits a semblé se refroidir; les ravages causés par l’alucite, et constatés à l'ouverture de lun des derniers silos de Saint-Ouen,ont pu y contribuer.Cela doit donner à penser que, pour obtenir des silos, comme les Anciens, un mode de conservalion des grains sûr et pour un temps indéfini, il convient de commencer préalablement par l’épuration du grain et la destruction de sa propriété germinative. C’est dans ce sens, et en nous aidant des travaux de M. pe LASTEYRIE, de TERNAUXx et d'une Notice très-complète publiée par M. PERROT dans l’Architecte de 1832, que nous allons indiquer les procédés d’épuration qu'on
eut employer, et tracer un aperçu des silos lé plus recommandables.