‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 230 sur 357 · LD · texte numérisé non relu

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Sur les terrains trop humides pour être creusés, On construisait des tours (kouer) rondes, avec des briques séchées au seleil.

ou du pisé. Le mur, sans ouverture latérale avait une grande épaisseur. Extérieurement, cestours étaientrevètues d’un glacis de lerre, et soutenues par des contre-forts qui supportaient le toit et les préservaient des eaux pluviales. L’épaisseur des terres des glacis était suffisante pour garantir le grain de l'humidité froide de l'hiver et des grandes chaleurs de l'été. Ces constructions, souvent agglomérées et enfermées dans une même masse de terre, présentaient l’aspect d’une colliue couverte de gazon et d’arbustes.

Quel que soit le procédé employé, les Chinois ont le plus grand soin que les grains enfermés dans leurs silos ou dans leursgreniers de réserve soient parfaitement secs

Sous le terre-plein d’un bastion de /a ville d'Ardres, il existe neuf magasins souterrains, destinés à renfermer le grain de la garnison en cas de siége ; on les connait sous le nom de poires d’Ardres. Ce sont des fosses en forme de poires, établies en maçonnerie, et qui reposent sur une galerie souterraine; en bas, elles communiquent avec cette galerie par un tuyau fermé avec un clapet à charnières et un cadenas, ce qui permet d’en reürer du grain sans déboucher l'ouverture supérieure ou d’entrée.

M. DE LASTEYRIE a décrit avec soin jes s2/0s de l'Espagne, remarquables par leur solidité et leur bonne disposition. L'une de ces fosses avait 10 mètres de profondeur et 4 de diamètre. En Catalogne, on les construit dans des terrains à ce destinés, comme les places publiques ou les rues des villes. Dans leroyaume de Valence, on les agglomère dans des lieux un peu élevés, on les entoure de murs à hauteur d'appui, et on les pave en larges dalles; les silos sont en pierres de taille et recouverts d’une plate-forme inclinée, qui sert à exposer le grain au soleil avant de l'enfermer. Tous ces silos ont le fond garni, d’abord de fagots, puis de natles où de paille, ainsi que les parois et la partie supérieure. On a soin de fouler le grain avec les pieds de temps en temps, et on augmente la couche de paille en raison de l’état plus ou moins humide du sol. Des fosses analogues se rencontrent en Italie, en Siciie, à Malte et dans le midi de la France.

Dans beaucoup de eux du territoire françcais, on a rencontré des constructions destinées à la conservation du blé, et “ee dataient de diverses époques. Nous ne les citerons pas, parce qu’elles n’offrent qu’un intérêt de curiosité, et nous nous occuperons des expériences les plus récentes. La fgure 459 représente les silos proposés par M. DE LASTEY- RIE; il donne à Ja bâtisse 0 * 40 d'épaisseur, non compris le revêtement intérieur et extérieur, et il l'entoure de toutes parts d’une couche de sable de 40 à 50 centim., qui facilite l'écoulement des eaux pluviales. L'ouverture estune pierre circulaire dont le bord s’ajuste dans une rainure tracée circulairement à la partie inférieure d'un couvercle de pierre avec deux gouttières à ses extrémités. Au-dessous est une planche qui sert de premiercouvercele, et le vide est rempli de paille,

Fig. 459.

comme a dû l'être la partie inférieure du goulot. Le sol peut être recouvert en dalles. La figure 469 représente le plan d’un nombre indétermine de fosses qui seraient réunies les unes à côté des autres, ce qui serait économique et offrirait une grande solidité.

Les silos que M. TERNAUX (fs. 461) avait

Fig. 461.

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